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la der des ders

Voila c est fini, c est le dernier match à domicile, terme d une saison noire où le PSG a tout connu dans le mauvais sens du terme, on ne va pas revenir la dessus mais c est la pire que l on ait vécu. Un chant parisien évoque résumant tout : dans le malheur et dans la gloire, mais il ne faut pas exagérer. Finir 15ème dans la 3ème partie du classement n est pas du standing du club de la capitale.

 

C'est jour de match, et comme d habitude, tout va très vite, à peine le temps de se lever, à peine le temps de faire une bise aux charentais, à peine le temps de déjeuner, on file déjà vers la Capitale. Il est tôt, très tôt mais en ce jour ensoleillé, oui, il existe puisque sur Paris le Dieu Soleil daigne envoyer des rayons. Dommage que cela ne se fasse que très sommairement depuis notre retour de NISSA.

 

L'après midi est donc agréable, petite promenade sur l avenue la plus célèbre du monde que tous les touristes nous envient, ensuite , cinéma à l’ancienne, passage au disquaire du coin, et hop, après quelques coups de fils on file à notre seconde maison.

 

Le métro est déjà bondé et les gens incrédules veuillent savoir le pourquoi du comment mais on a pas envie de se faire un nouveau copain même le temps d un voyage vers la Porte de Saint Cloud. Il suffit juste d ouvrir les yeux et il est facile de constater qu il y a un match de football.

 

Terminus, tout le monde descend, il est encore tôt, d'ailleurs c'est étonnant, le coup d envoi du match PSG/TROYES est effectivement à 20h45, on  n a plus trop l habitude avec tous les différents horaires que l on a connus cette saison.

 

On passe alors à la boulangerie via l épicier du coin et on se dirige vers le petit parc, haut lieu de rendez vous pour une attente paisible sur un banc publique.

 

Il est temps de passer  à l action, on se dirige vers le stade déambulant sur le bitume. Toujours autant de CRS, ceux qui ne servent à rien, du moins en très grand nombre.

 

On passe le nouveau guichet électronique, sans encombre, ensuite c est le moment de la fouille, sans soucis.

 

 

Ainsi, on se sépare, chacun regagnant sa tribune. On pénètre en zone supérieure, et constat, le Parc sonne creux, normal, il est encore tôt, l échauffement des joueurs n a pas encore débuter, cela fait tout drôle de rentrer à un moment pareil, c est bizarre comme dirait quelqu'un de constater que le Parc sonne creux. Même la tribune extérieure est vide, ils sont à peine 6 pauvres paysans. Mais cela ne va pas durer, dans tous les sens du terme.

 

En effet, quelques instants plus tard, le parcage visiteurs dégouline de paysans qui ont réussi à s échapper de leurs campagnes, sûrement en détournant un ou plusieurs autocars de la compagnie de la T.C.A.T, direct Paris.

 

On prend son mal en patience et on attend, refaisant la saison avec Mr Voisin.

 

Le stade se remplit peu à peu, tant mieux c est déjà cela. On va pouvoir assister à un échauffement des joueurs et surtout à l annonce de la composition d équipes.
Il manque des membres de la famille Voisins mais cela n est pas grave sachant que le spectacle proposé cette année n a pas toujours été au rendez vous. Ils ont sûrement une bonne raison, parfois, il y a des faits plus importants qu’assister à un match de football.

 

La tactique de PLG, faire vivre un 4-4-2 avec le retour de SuperMario, en défense.

 

Les parisiens ont bien débuté le  match se créant rapidement des occasions mais le portier adverse veille. Mais les troyens répliquent aussitôt et sans un Landreau des grands jours comme depuis un bail, le score aurait pu être ouvert. Mais tout cela est un leurre, le spectacle est pauvre en qualité, festival de mauvais choix et de passes à l adversaire ou pire en touche directement. Bon, c est facile, c est quand même des adversaires réciproques du bas du classement.

 

Troyes va se montrer plus réaliste en ouvrant le score grâce à un slalom digne de Roberto Tomba, Nivet place un tir qui met Landreau à genoux.  La suite sera paysanne puisque les occasions vont se multiplier, heureusement Landreau demeure vigilant.

 

Une sorte de léthargie asphyxie le jeu parisien, rien ne fonctionne, témoin la tête de Pauleta sur la transversale à l'ultime minute.

 

Mi temps, 1-0 pour les visiteurs. Les joueurs regagnent les vestiaires sous la bronca du stade. Pas étonnants vu la piètre démonstration, on s ennuie royalement.

 

On change de place, se dirigeant en inférieur. Mais quid, des contrôles à chaque entrée sont effectués. On prend son mal en patience et on attend, il va bien avoir une faille à un moment dans le système. Zut, on est en train de rater la finale du challenge Orange.

 

Enfin, un trou s ouvre et on s y engouffre allègrement pénétrant dans la zone chaude.On retrouve enfin la fine équipe et on s installe pour la seconde mi temps, le timing est parfait.

 

On prend les même et on recommence, nouveau face à face pour Troyes mais Landreau s interpose, on l a échappé belle.

 

Cela a le don d'énerver les joueurs de la capitale, ils vont hausser le ton, mettant plus de rythmes. Le souffle nouveau incarné par deux entrés successives va permettre au PSG de se montrer plus dangereuses. Et l inéluctable va se produire, penalty pour Paris, et le maître exécuteur ne tremble point, égalisation, 1-1. Tout reste à faire ! Et ils vont le faire puisque les joueurs locaux se ruent à l attaque et Pauleta va encore sauvé la maison Rouge et Bleu inscrivant un doubléqui le propulse meilleur buteur de la ligue 1 avec14 réalisations. C est famélique comme nombre mais voila, il est numéro 1 des buteurs, c est toujours bon à prendre.

 

Voilà c est fini, la rencontre a été d un niveau faible (merdique) mais le PSG a battu 2-1 la faible équipe de Troyes qui file en L2, cette victoire met un terme à la pire saison du PSG, on s en souviendra :

 

I M REMEMBER ALL MY LIFE!

 

 

 

Ambiance des tribunes:

 

Le stade est  bien rempli pour l entame du dernier match à domicile (sans enjeu majeur), il faut reconnaître que l opération, une place, 10 euros a été reconduite. Pour exulter la foule et remplir un Parc de gens concernés par le devenir du club.

 


Le parcage away a été envahi d un coup comme si une colonie de vacances avait débarqué. Les paysans sont venus en masse, c est déjà ça.

 

Dès l entrée des joueurs, les deux mats et les banderoles vindicatives sont déployés, on y reviendra. Des engins pyrotechniques sont de sortie. Et les chants débutent bien. A noter, l échange entre les deux virages vraiment très puissants, l un des plus puissants auxquels on a assisté. Par contre le second n'était pas terrible, en fait, il ne faut pas abuser des bonnes choses…

 

Or, cela n'a pas duré, l'ouverture du score par les visiteurs et surtout l adversaire, contre ce genre d équipes, il est difficile d instaurer un climat festif, à moins de marquer rapidement.

 

Les gens vont très vite montrer un manque de motivation évidente, ce qui est compréhensible, vu la piètre qualité de la saison. Donc, ce soir ce sera une pauvre ambiance de merde, tous les chants lancés n ont pas tenu la route, même le chant qui fait mal à la tête (4 minutes), pas de quoi sauter au plafond.

 

Le virage Auteuil alterne le bon et le moins bon et que dire de la tentative de motivation lancé par le capo, voué à l'échec.

 

Malgré l ouverture de score par les troyens, certains ne lâchent rien, pourtant il est difficile de se motiver dans un contexte pareil.

 

A noter lors de la sortie de Frau, une bronca terrible l a raccompagné sur le banc.

 

Ce remplacement judicieux va entraîner la tribune et le parc dans un embrasement puisque l égalisation va suivre. Et un doublé plus tard, le Parc se libère, certains descendant même vers le bas de la tribune à l ancienne. La rencontre se termine, enfin, le calvaire est fini.

 

Quelques jets de maillots plus tard, on quitte le stade non, car certains se plaisent à traîner dans les travées, connaître les résultats et surtout entendre le pauvre speaker invectivé la foule en délire.

 

Les joueurs sortent sous les applaudissements dignes des grandes victoires, mais on est en plein rêve ! Des réactions qui échappent à tous commentaires. Et on a évité le pire avec un

 

"merci Paris
"Est-ce que vous êtes heureux !" hurle le gus déchaîné, au prix des abonnements et au vue de la saison, c est du foutage de gueule.

 

Comme dit une banderole à Boulogne, " la morale de cette histoire c est que sans nous vous n êtes rien "

 

On quitte enfin le stade afin de regagner nos véhicules respectifs, le groupe se sépare et on apprend le devenir de chacun pour la saison prochaine, certains vont arrêter l aventure et d autres vont la continuer c est la vie, elle, elle est belle et chacun suit sa destinée !

 

Cela devient pathétique puisque les klaxons retentissent dans les rues, et déchirent le calme des rues. Des gens osent fêter la victoire. Réactions tristes à oublier !

 

Les joueurs :

 

Landreau : il s est encore mué en sauveur de la capitale, étant le dernier rempart,

 

Mendy : le nanar est encore passé à travers, à cause d errements de placements et surtout des approximations techniques, une action le résume parfaitement, glissade rigolote au départ, il se relève et fait un tacle d anthologie, bloquant le ballon entre ses cuisses (contre si c’était la tête de sa copine),

 

Armand, le meilleur défenseur du club, constant et efficace,

 

Rozehnal, prestation médiocre, il est temps de partir, à noter que depuis un moment, il jette à chaque fois son maillot (synonyme de départ),

 

Yepes, difficulté à se remettre dans le bain, limite il fait de la peine à voir sur certaines actions tellement il était au bord de la rupture,

 

Cissé, hors sujet, festival de mauvais choix,

 

Rothen, bon match du gaucher qui délivre toujours autant de caviars,

 

Clément, zut, c'est bien la 1ère fois où il rate la partie de son travail, moins en verve qu à l accoutumée,

 

Frau, rien de bon à se mettre sous la dent, trop de déchets, sorti sous les sifflets,

 

Luyindula, moins efficace que lors des derniers matchs, il joue sur ses qualités, technique et conservation de balle,

 

Pauleta, on le disait vieux et dépassé, et il a encore répondu comme il fallait, deux buts, chut, il a mérité son ovation qui donne des frissons,

 

Maintenant, il reste le déplacement à Lorient dans un match sans enjeu majeur.Et le mot de la fin revient à un fan du PSG, rencontré au petit parc, surement outré par les explosions de joie sans commune mesure avec la situation du club:  " les gens , ils sont content, mais on devra tous cassé comme à Nantes"Tout cela pour dire que l on a échappé au pire, quant même !

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