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le miracle a eu lieu


Le dernier déplacement de l année pose problème. En effet, la Bretagne peut se transformer en terre d accueil massive ou en bérézina. Or, les mauvaises nouvelles arrivent vite, sans place, le groupe, du moins la majorité ne désire pas se déplacer, et comme par hasard, le PSG via son site Internet confirme la non vente sur place aux guichets. Il va vraiment falloir se pencher sur ce problème sachant que l on se déplace environ une dizaine de fois dans année. Donc, personne du groupe ne sera présent pour le baisser de rideau de la saison.

 


Mr O. ne s arrête pas sur ce détail de places, il est prêt à effectuer quand même le voyage, ce sont juste les modalités qui vont changer. Au lieu de partir tôt pour une journée à la plage, il va falloir ramer et se concentrer pour trouver un autre moyen de transport.

 

Donc depuis vendredi, veille de match, la décision est prise, on y va coûte que coûte. Tous les moyens seront bons pour rallier le chef lieu du Morbihan.

 

Les solutions envisagées, trouver un transport autre que la voiture personnelle, donc on se rabat sur les liaisons ferroviaires, trop cher, on tente de trouver un service  d autobus, peine perdue, la majorité s arrête à Rennes, le co voiturage, idem, échec latent, l ultime solution, le stop, à l'ancienne.

 

On commence déjà à préparer le matériel adéquat, et surtout calculer le point de non retour. Quand soudain, le miracle a eu lieu, un coup de fil salvateur.

 

Suite au désistement de dernière seconde, un membre d un autre groupe ne peut pas venir, Mr JL bénéficie d une place en sus. Et il ose demander si on est intéressait, la plaisanterie quant même à durer une demi seconde, bien entendu, on est ready pour le voyage. Les modalités sont précisées et hop, on fera finalement parti du voyage mais pas dans les conditions désirées, on prend quand même.

 

Le miracle a eu lieu et tant mieux. C'est un autre groupe mais cela ne change rien puisque la modalité finale c est d assister au match. La devise de Mr O. reste d actualité avec une petite variante : RIEN N ARRETE UN FAN DU PSG!

 

Donc rendez vous samedi au Parc des Princes via une ville dans l ouest de la capitale et hop, on prend la voiture, plus économique et plus spacieuse pour le déplacement, en route pour la Bretagne. Seront du voyage Mr JL, et les Miss Yo et Is et votre serviteur Mr O. En fait, on prend déjà un raccourci pour rejoindre non sans mal la voie d autoroute. Ce qui change un peu, ce sont les discussions, aussi âpres qu au sien de notre groupe initial. La seule chose agréable qui change, c est la musique, il n en tienne pas compte, on leur passerait du Charles Aznavour qu ils n en auraient que cure ou encore pire de la musique classique, ils n y prêtent guère attention, tant mieux à méditer pour les autres prochains déplacements. Sic, on a même pas parler informatique ou très peu, durant le voyage, on s est contenté de parler de nos souvenirs respectifs de déplacements, les anecdotes les plus drôles et les plus émouvantes. Bref, il ressemble beaucoup à nous exception faite qu ils se trompent souvent de chemin comme à Sedan lors du dernier déplacement. En fait, ce jour là, beaucoup s étaient égarés dans la pampa. En fait, on en apprend beaucoup parfois, on roule vers la Bretagne via Laval, via Rennes sans excéder la vitesse autorisée, on dirait que Mr O a un pied régulateur de vitesse. Le temps, il défile, sans demander son reste, et au péage, on prend la mauvaise file dixit Mr JL, en effet, la préposée sur la gauche est WOUAH, trop belle !

 

Zut, on se tape un jeune homme, ce n est pas grave car sans se démonter Mr O demande après avoir réglé le ticket d autoroute :

 

 

-         Dites vous connaissez le prénom de votre collègue derrière ?

 

 

-         Euh, non, je l ignore ! répond il après s être penché.

 

 

-         Dommage, dites lui qu elle est charmante !

 

 

Et hop, on s en va continuer notre route, traversant Rennes d une traite, on arrive au stade plus rapidement que d habitude, en fait sans détour. A méditer pour le prochain déplacement en terre rennaise. Miracle, il faut trop beau, pourvu que cela dure !

 

Le reste de la route est ponctué de discussions dénuées d intérêt excepté le passage relatant l anniversaire de la sortie de STAR WARS. Cela fait 30 ans et 99 visionnages plus tard, on prend toujours le même plaisir.

 

On arrive sur les chemins dangereux CAD les routes où pullulent les radars automatiques comme des pustules sur le visage d une ado mal dans sa peau.

 

Donc, on ralentit considérablement.

 

Et on arrive en ville, et  c est le drame car on ne reconnaît rien, normal, Mr O était déjà venu mais en train, tandis que ses compagnons d un jour étaient déjà venus en voiture comme elles ont du mal à reconnaître l environnement. Au détour d une rue on aperçoit la mer, c est vraiment que l on est proche. On s arrête pour faire le plein de gazole et faire les comptes puisque l on partage les frais. Et on repart au stade à la parisienne, autrement dit en évitant l embouteillage de sortie du centre commercial, grâce à la nouvelle technologie : le GPS. Et soudain, le stade apparaît au détour d une rue, on trépigne d impatience et on cherche une place pour se garer. Il existe deux écoles, ceux qui se garent dans le parking visiteurs et ceux qui stationnent en dehors du périmètre de sécurité. On va se garer à l extérieur dans une zone adjacente. On ne reconnaît pas encore l environnement. Même la supergirl, celle qui enterre sa vie de jeune femme ne fait guère recette sauf auprès des forces de l ordre. Où est ce que l on est ? au cirque ou devant un stade de football !

 

Il est tôt, les unes désirant rentrer de suite, on est obligé de se séparer, à quand une entrée vers 16h ? Non, mais dit donc ! Petit tour en ville, du moins dans le quartier du stade, où l on commence à reconnaître un peu mais juste un peu la ville. On aura juste le temps de croiser un cortège ultra parisien, les forces de police en alerte, et de passer au magasin prendre des ripailles. Il est temps de regagner sa tribune quand le mobile vibre, et la nouvelle est amusante, la Youth Firm a fait courir les locaux lors d un rendez vous la veille, et c est la larme à l œil que l on va enfin affronter le passage bloquant l entrée de la tribune parisienne le temps d un soir. Des refoulés piétinent attendant un éventuel sésame, on a la chance d en posséder un.Passage à la fouille et c est bras tendus et jambes écartées qu elle s effectue. Et on constate que le guichet est ouvert à cause notamment de billets non vendus à Paris. Ils avaient été remis dans le circuit après un désistement. 90 billets seront mis à disposition. C était couru d avance.

 

On pénètre dans la zone et on s installe en tribune via le passage d une passerelle comme à Rotterdam toute proportion gardée. En effet, le stade est d un vétuste, on dirait un champ entouré de tribunes qui n en méritent même pas l appellation.

 

Honteux pour la ligue 1.

 

Et en attendant on scrute les visages des voisins. Quand l inattendu arrive, on peut noter la présence, non plutôt le retour de l ours. Oui c est bien le même malgré son kilt et son béret made in Scotland, on le reconnaît sans peine. En fait, cela va être le temps des retrouvailles.

 

L échauffement des joueurs bat son plein et le speaker déchaîné harangue la foule, tout vêtue de orange, la couleur locale.

 

C'est imminent le match va débuter, surtout après la minute de silence respectée par tous et le coup d envoi furtif donné par la fille de Pédron.

 


La tactique de PLG se résume à la même composition que lors des derniers matchs :

 

 

Landreau,

 

 

Mendy, Rozehnal, Yepes, Armand,

 

 

Frau, Cissé, Clément, Rothen

 

 

Pauleta, Luyindula

 

 

Le match débute à peine qu un changement s opère chez les locaux, Genton, ex abonné en tribune Auteuil rentre sur la pelouse.

 

Les parisiens ont la mainmise sur le ballon mais sans vraiment pousser les Merlus dans les six mètres.

 

Et la 1ère occasion échoue aux locaux qui vont catapulter une tête qui sera sauvé sur la ligne par Rothen, sous la bronca du public désirant un penalty, non, on a déjà donné pour les décisions bizarres du corps arbitral.

 


Les visiteurs vont répliquer par l intermédiaire de Peggy mais sa frappe est trop croisée. Viendra le tour de Pédro de chauffer le portier qui effectue un arrêt miracle. Et l arbitre siffle la mi temps, c est maigre comme récolte mais c est normal, les vacances approchent pour tous. L arbitre renvoie tout ce beau monde aux vestiaires pour un repos pas du tout mérité.

 


Dans les tribunes, le parcage est bien rempli, il fait office de 12 ème homme, même si la saison est finie et le match ne servant à rien. A noter la présence de l homme sans nom, celui qui prend des photos !

 

Quelques torches vont illuminer et enfumer le stade. Les engins pyrotechniques foisonnent, c est beau un stade tout rouge.L'ambiance est bonne voire exelelnte, les gens sont motivés,nomal,on va,au terme de cette reconte en prendre pour deux mois sans match, c'est court et

 

long à la fois, surtout quand on est sur la brèche, toutes les semaines que ce soit à domicile ou à l extérieur.

 

Cependant cela n allait pas durer, des indépendants, anciennes génération, dont le familier Mr F dit l Ours, coiffé d un béret made in Scotland vont s'incruster à la fête. En fait, ils vont plomber l ambiance.

 

Le chant qui fait mal à la tête va durer une dizaine de minute, en faisant le bilan, on se rencontre qu elle a tapé une seule fois, c était à Bordeaux, chez les surfeurs. Et aussi à Lens, mais on n était absent donc on ne peut pas témoigner.

 

Sur le terrain, le match va reprendre et dans 45 minutes, on sera libéré pendant deux mois de l emprise des matchs de football.

 

Le discours de PLG a du changer car les parisiens se montrent plus entreprenants, jouant plus haut, témoin cette frappe de Frau qui s'écrase sur la barre. Peine perdue puisque quelques instants plus tard, le maître es buteur frappe encore et le PSG mène au score. 1-0 ! Cela fait chaud au cœur car malgré les critiques acerbes, Pédro marqu
e encore.

 

Le PSG va évoluer en contre et  voir deux occasions ratées (Diané et Gallardo sur le poteau). Les Merlus ne sont pas en reste et l attaquant vedette va rater un but tout fait, on se demande encore comment il a fait pour la rater. Y a-t-il un trou dans les filets ? , non, c est juste la différence entre un attaquant de race pure et un simple attaquant. Pauleta a eu la même, et il l a mise. Dommage !

 

Une ultime faute commise sur un joueur qui reste à terre et l arbitre siffle la fin du match dans la confusion la plus totale puisque le jeu n a pas repris.

 

C’est fini, le PSG remporte sa 5 ème victoire à l extérieur.

 


 

Les joueurs :

 


 

Landreau : Il n a rien eu à faire, tant les attaquants d en face étaient en mode vacances,

 


 

Mendy : C est le mendy que l on préfère, solide défensivement et quelques montées et centres intéressants,

 


 

Yepes : Rien à faire, pratiquement jamais mis en difficulté grâce au sommeil des Merlus,

 


 

Rozehnal : Appliqué dans ses relances mais déficient en phase offensive, il s est même tenté aux dribbles mais échec,

 


 

Armand : défensivement, on l a connu plus inspiré, heureusement de bonnes combinaisons avec le feu follet Rothen le sorte de la médiocrité,

 


 

Frau : encore titulaire sur le flanc malgré le désastre de sa prestation contre Troyes, juste à signaler une frappe sur la barre, à part cela rien,

 


 

Cissé, excellent, comme on désirerait le voir plus souvent, présent aux duels et aux avant postes

 


 

Clément : Le milieu parisien a une nouvelle fois réalisé un match sobre et efficace à la récupération, relançant proprement le ballon et restant positionné assez bas pour sécuriser la défense. Vainqueur de la majorité de ses duels,

 

Rothen, il a été dangereux par ces centres fuyants mais les corners, il faut faire quelque chose, la variété, il connaît ?

Luyindula, prestation moyenne, sa technique en mouvement le suave à chaque fois, cependant pas assez appliquer au niveau des choix,

 

Pauleta, encore un but, qui fait taire les critiques acerbes,

 

 

Au niveau de l ambiance dans les tribunes, changement radical de décor. En effet, suite à un mouvement de panique, ou un début de bousculade, les chants vont s arrêter. Les indépendants ont joué les perturbateurs, et sans l intervention des stadiers et des RG, cela aurait pu être pire. Plus rien ne sera comme avant puisque chacun épiant son voisin. L histoire c est un enterrement de vie de garçon bien arrosé qui va mettre le feu aux poudres, littéralement, quelques gifles plus tard et le calme revient mais voilà, l ambiance est descendu d un cran, elle est juste au ras des pâquerettes. Seul le but victorieux de Pauleta fera sortir de sa torpeur un parcage devenu aphone. Et les chants reprennent timidement. Jusqu à la fin, ce sera une bombe ambulante.  La moindre étincelle aurait pu mettre le feu. Mais rien de cela malgré la présence d anciens et surtout d un ultra sur de Madrid vu les tatouages sans équivoques qu il exhibait.

 

Coté locaux, rien à signaler, si une utilisation massive de fumigènes vers la fin, à part cela, on les a jamais entendu.

 

Et l arbitre siffle la fin du match dans l indifférence générale comme si de rien n était les gens se pressant sur les grillages, histoire de glaner une relique mais peu de joueurs vont les jeter en pâture.
Quelques uns mais pas tous, et le gant de Landreau a rasé la tête de Mr O qui n a pas daigné attraper l objet tant convoité. Pire il va atterrir dans les bras d un stadier et tous ces collègues commencent à le charrier.Maintenant on attend que les autorités daignent nous laisser sortir, mais après les sporadiques incidents dans les tribunes, cela va prendre un petit moment, juste le temps de constater que la Croix Rouge est bien fourni en gente féminine, cela donne presque envie de jouer le malade imaginaire.On retrouve les compagnons d infortune et on prend connaissanc des résultats non pas par la sono désastreuse du stade mais grâce à la technologie des mobiles, tout est précisé.

 

Enfin, on va saluer un petit groupe d Auteuil qui vient souvent en déplacement, en indépendant, prochaine étape, prendre leurs numéros, pour un éventuel voyage ensemble.

 

On sort et direction la voiture car il commence à faire frais. On passe devant la tribune d honneur où un chapiteau géant balance une musique techno à rendre sourd, on se dirige vers la sortie des joueurs mais on n aperçoit même le moindre car ils sont déjà dans le bus.

 

Sur le chemin de retour, on fait attention aux radars automatiques jouant à cache cache continuellement mais les arrêts au stand sont vains à chaque fois puisque les aires de repos sont ouvertes mais restreintes. On file sur l autoroute et quand on en trouve une adéquate, elle est remplie de gendarmes draguant une pauvre caissière qui avait devant elle un public. Une pause salvatrice, avant d affronter le moment le plus dur, déposer chacun des voyageurs du soir à domicile via l ouest parisien et le nord de la capitale.

 

 

 


 

 

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