Images Aléatoires

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Tout fait ressemblant à des personnages réels ne sont tirés que de l imagination de son auteur …ce n est juste qu une fiction !

Nous étions cinq pour un nouveau week end de plaisir. L'étape du jour nous téléporte dans le Nord de la France, plus précisément en pays artois.Le match, notre plat de résistance est prévue dimanche soir, merci les droits TV mais d un commun accord, on décide de partir plus tôt, largement avant puisque nous quittons nos domiciles respectifs, quelque part en IDF dès samedi dans la matinée. Pourquoi partir la veille, tout simplement pour prendre du bon temps et s amuser avec nos amis belges, pays frontaliers, et la légende affirme que les filles sont accueillantes ! Même si une autre dit qu ils nous détestent, la preuve, les blagues à outrance qui sont échangées. Donc, ils ne nous aiment pas beaucoup, cela tombe bien, nous, non plus. En fait, on hait tout ce qui n est pas de Paris. Les gens ont du mal à comprendre cet état d esprit, on s en moque royalement, on pense qu à trois choses, la violence, encore la violence et l ultra violence ! Le mot est lâché  et il peut faire peur, on ne pense qu à cela…Ainsi, notre philosophie de la vie se résume à trois choses : le football, la baston, et le sexe, quand même. On peut parler de sacerdoce. Si on pouvait pallier ces 3 faits en un week end, on peut dire qu il serait inoubliable.Et le radar intérieur de Chance affirme que c est le moment, la conjoncture des étoiles est bonne.Déjà, des rumeurs de vengeances circulent, un peu partout, suite à une rencontre inopportune au mois de juin, un affrontement opposant des indépendants de chaque camp dans un endroit paisible à la base : le Parc d'atractions .Et l on sait que dans le monde ingrat, tout est prétexte à une nouvelle rencontre, donc pourquoi pas, dimanche, puisque le PSG et sa horde de fans virulents se déplacent en Artois, à Lens.

Comme les routes, les nouvelles technologies de l information sont surveillées par les autorités qui aspirent à connaître la paix des tribunes.Donc, on part samedi matin, pour déjouer leurs plans via un séjour en Belgique, haut lieu du hooliganisme.On prend l autoroute et en à peine le temps d'évoquer nos souvenirs de guerre, on arrive à destination, la frontière on s arrête pour un 1er coup stratégique, changer de véhicule, pour faire vrai. Ah, la location de voitures, une arme pour des gens comme nous, comme cela on voyage tranquille et notre voiture n est pas une cible pour la police.Opération réussie sans mal puisque que Cerveau, celui qui est le plus calé en informatique a fabriqué des faux papiers d identité qui nous permettent à chaque fois d utiliser ce stratagème.En fait, nous sommes cinq, unis comme les doigts de la main, nous formons un petit groupe de casuals, il y a Chance, Cerveau, Roc, Muscle et enfin Petit.On file vers Bruxelles, la capitale pour une virée. Les routes sont désastreuses du moins le revêtement, on se croirait dans un pays de l’Est où le gouvernement a délaissé les axes routiers. C est sûr la DDE n existe pas dans cette contrée, l herbe pousse un peu n importe où, notamment sur le muret des bords d autoroute. Le seul point positif, la gratuité de la route, mais vu l état, c est un moindre mal.Une autre différence avec la France, les stations vendent de l alcool, non pas que nous sommes en manquent on a fait nos provisions en conséquence, histoire de pas mourir de soif, mais à 2 euros, le maxi pack de 30, ce serait un crime de ne pas en profiter. Donc, on file vers une étape de notre samedi, Bruxelles, où nous attend la rencontre Anderlecht-Lokeren. On va squatter la ville, un pub de préférence et de tournée en tournée, on va bien finir par tomber sur des locaux qui veulent en découdre.De toute manière, on va se fondre dans la masse facilement puisque Prof pratique 5 langues couramment, donc pas de soucis lors de nos séjours en territoire étranger.La musique berce la fin de notre voyage quand les faubourgs de la ville apparaissent. On stationne rapidement et on regagne le centre ville en mode piéton. Il est encore tôt donc on ne peut pas constater l effervescence propice aux rencontres de football.On se doit de manger, un restaurant vite fait bien fait, des moules frites arrosées de Leffe feront notre bonheur. Et la tournée des pubs commence, on passe de bars en bars, histoire prendre la température quant à d éventuelles affrontements. Il fait beau c'est déjà bien, puisque tout le monde connaît les caprices de la météo. On déambule dans la rue piétonne quand soudain, au coin d une rue, on assiste à nos 1eres émotions puisque que l on aperçoit un groupe de fans de Lokeren qui se promènent en ville, et surtout signale sa présence de façon bruyante. Le groupe est encadré par la police donc ce n est pas intéressant, de toute manière, on ne va pas en découdre avec des fans, on préfère des gars comme nous. Des hools…Prof décide d aller discuter rapidement avec des retardataires du cortège, pour des informations éventuelles. Et, il revient tout sourire puisque une rumeur circulait comme quoi, il y allait avoir contact. Super, il suffit juste de trouver l endroit.Vu nos connaissances des violences urbaines liées au football, on sait que le stade n est pas propice à ce genre de nouvelles guerres sauf cas très rare. On va éviter, comme la gare et le centre ville, tous les endroits que la police connaît et surtout maîtrise.L idéal, un parc, un square, une allée, au détour d une rue, en fait, peut importe l endroit du moment que l on dispose de moyens de fuite.On continue à errer à l affût, à la moindre alerte positive, quand soudain, on rencontre un petit groupe constitué de gaillards bien bâtis, vêtus comme nous !En fait, ce sont des gars de l Anderlecht et non de Lokeren, d'abord, on ne s est même pas à qui s allier pour la circonstance. Dans l absolu avec personne mais des fois dans des bastions où cela tape dans tous les sens, t es parfois obligé devant l adrénaline de la situation de faire des alliances. Le souci majeur c est que le PSG a déjà eu affaire aux casuals de la capitale. Donc, toujours cet esprit chevaleresque de vengeance.On décide de suivre le groupe belliqueux à distance, et les regards se jaugent, chacun occupant un trottoir respectif : la situation est explosive, ils savent que nous ne sommes pas de Lokeren mais nos regards haineux veulent tout dire.Ils arrivent devant un pub où des casuals de Lokeren les attendent, la charge est lancée, la meute est déchaînée et les coups pleuvent dans tous les sens, les objets volent jusqu'aux contacts, les cris et les hurlements des belligérants affolent les passants. Les gens de Lok sont sortis dans la rue et le combat est âpre, on rejoint les pauvres en infériorité et c est maintenant deux groupes distinctes qui ont envahi la rue, les coups sont de plus en plus violents et des 1ers corps tombent soules par les frappes de l adversaire du jour. Il est un fait à préciser, quand une victime chute, son assaillant ne le rosse pas au sol mais cette règle n est pas toujours appliquée. Ce face à face a duré plus de cinq minutes, c est peu mais dans un duel comme celui-ci c est énorme, les forces de l ordre interviennent en frappant a tout va. La rue est devenue rouge sang, et les cris de douleur et de souffrance accompagnent montent au ciel.Les flics ont repoussé les uns et les autres, d un coté, Anderlecht et de l autre Lok, et comme d un commun accord, ils ne possèdent à aucune interpellation, ils font juste que séparer les deux camps. Erreur fatale, car les débats vont reprendre sous notre initiative, on lance une charge qui a surpris les locaux, qui contre attaquent aussitôt mais les visiteurs, profitant de notre présence et de notre expérience nous accompagnent et maintenant la rue appartient aux visiteurs, les locaux reculant devant ce déferlement de coups. On en profite pour esquiver tout ce beau monde quand on entend les sirènes des renforts qui arrivent, on décide de quitter le champ de bataille. Lok fait la même chose et d un pas commun, on se dirige vers le stade sous escorte policière à distance. Mais c est trop tard, c est tout à l heure qu il faillait être présent, c est terminée, il ne se passera plus rien.Un des leaders de Lok remercie Prof du coup de main. Ils sont étonnés de notre présence et nous invitent pour des joutes futures. Mais, voilà, pas d alliances, on leur expliques que l on était juste venus comme cela, hésitant entre Bruxelles et Amsterdam, où se déroulait un sulfureux Ajax/PSV.On emprunte le métro, direction le Stade C. Vanden Stock. On descend à la station Place Verdis. Et on se dirige vers la tribune. La question vient rapidement à l esprit : dans quelle partie du stade allons nous nous installer ? Hors de question d aller dans le kop des mauves, surtout après l apéritif de cet après midi. Donc, on opte pour des places en tribunes visiteurs. Aux guichets, cela ne pose aucun problème grâce au Prof qui est polyglotte et on pénètre dans l enceinte, investissant la tribune 4, bloc X pour les connaisseurs. De l extérieur, il a l air petit mais comme un trésor, on découvre toujours quelque chose à l intérieur. Ainsi, on s installe tranquillement à l'écart des ultras de Lok arborant les tuniques de leur club. Ils n arrêtent pas de nous scruter du regard, comme si on était des extras terrestres. Le stade se remplit, normal, le coup d envoi est imminent.Les casuals arrivent enfin, ils se mettent aussi à l'écart. Certains sont marqués physiquement, témoin de la violence de la rixe des cet après midi. Ils retentent une approche pour un après match. On refuse poliment car on a d autres projets plus reluisants, plus jouissifs. Plus rien ne se passe à part la litanie des insultes et des gestes agressifs qui seront échangés. Le match n est pas terrible, comme l ambiance à part quelques poussées. Dommage, on ne peut pas tout avoir ! Et le score final en faveur des locaux témoigne de la pauvreté des débats. 1-0 pour les mauves.Le match est terminé, contrairement à la France, les fans adverses sortent en même temps que tout le monde mais voilà, l escorte, elle est tout simplement impressionnante, ils bloquent deux rues et nous reconduisent à un parking à proximité du stade. Mais voilà, le hic, on a déposé notre voiture en centre ville. On parlemente vite fait pour sortir du cortège mais c est impossible selon le responsable de la sécurité. Et le miracle a lieu, suite à la rixe de l après midi, une tentative des locaux d en découdre a lieu, et le dispositif de sécurité vole en éclats, on en profite pour s exfiltrer. Trop facile, à nous la nuit belge et ses jouissances !On regagne la voiture et direction un pub ou une boite pour finir la soirée. On trouve un pub en ville et l opération séduction commence, il suffit de trouver un groupe de filles, en maraude, on est 5, cela sera dur à trouver notre pendant. On boit coup sur coup et Prof réussit à brancher une nana, elle va dans une boite, le DUKE. Et c est sur, il y aura de quoi faire, d après ce qu elle dit. Elle s appelle Céline, une française qui vient de s installer dans la capitale.  On rentre tranquillement à nous les filles, on pourra vérifier si le bout des seins des femmes belges sont vraiment carrés. Et la chasse est ouverte, espérons qu elle soit fructueuse ! Il faut bien qu l on trouve un endroit pour dormir ce soir. On a tous confiance en nous et les demandes des clés de voitures pour un moment intime commencent déjà. C est terrible la Belgique, les filles sont faciles et l alcool est pas cher, juste petit bémol, la musique est un trop techno à notre goût. Mais on s en fiche, le repos du guerrier c est important.La nuit va être longue et intéressante. Il est tôt, il faut se rendre à l évidence, on s est tous déniché une nana pour la nuit. Yes ! Donc, chacun pour sa peau et on fera les comptes à la fin…Après cet intermède sexe, on se retrouve en début d après midi pour foncer vers Lens et assister au match que l on attend tous.Direction, le Nord de la France, dans la voiture, le silence règne, certains dorment encore, les rêves encore plein la tête. On arrive vers les faubourgs de la ville et après des raccourcis express, on se gare à proximité du stade. Les rues commencent déjà à s'égayer. Le sang et or est la couleur de la rue. On recommence notre petit manège, errements dans la ville à la recherche de casuals du coin, on retrouve certains petits groupes parisiens qui flânent comme nous, on hésite encore à les rejoindre car un attroupement de 70 personnes ne laisserait pas les policiers indifférents.Donc, on reste à distance, c est une tactique de guérilla urbaine, on laisse le gros de  groupes et des petites sections regardent de loin près à intervenir en renfort.La promenade en ville sera infructueuse car les indépendants du cru sont aux abonnés absents donc on décide d en découdre autrement. On va charger des bars pour faire sortir les pingouins. Mais voilà, les flics sont aux abois donc peine perdue, la 1ere attaque est infructueuse et des courses effrénées pour échapper à la répression sont monnaies courantes.On se regroupe et deuxième attaque d un autre bar, les flics sont plus en mouvement donc, ils arrivent à en attraper quelques uns. C est chacun pour sa peau dans ce genre de violences urbaines,  on se bat, on affronte la police et si tu te fais arrêter, c est la faute à pas de chance. En fait, quelques petites bastons sporadiques auront lieu avant d aller au match. Le parcage est blindé de voitures, dont beaucoup de véhicules immatriculés en Allemagne et surprise en Belgique. On achète nos places, chose facile, puisque nous sommes connus et après la fouille minutieuse, on pénètre dans la zone, la tribune est remplie, plus rien se passera, normal, on n est dans la tribune la plus surveillé de France. Le match reste anecdotique comme le résultat final. 0-0, pas de buts.On a finalement passé un week end inoubliable, baston, foot, sexe, le tiercé parfait !

 

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