R, la tribune imaginaire.....
L année a commencé par un match à domicile, on préfère débuter par des matchs à l extérieur, surtout en période estivale, on a plus de facilité de bouger puisque c est les vacances. Quand on dit que l on peut en profiter c est d aller soit aux bords de la mer soit rester plus longtemps sur place. En l occurrence d un commun accord, on a décidé d aller voir nos mais belges. Bruges, la Venise du Nord sera notre destination finale. On part tôt le matin, pour rejoindre le Nord via Lille, déjà, lors du rendez vous dans un village du 95, les premiers fous rires commencent. Un paysan chez qui on stationne une de nos voitures nous interpelle et nous signale que l on risque d enlever notre voiture à cause d un stationnement interdit. On répond oui, oui, poliment mais on en pense pas moins, d après ces propos, la vieille voisine d a côté s est plaint car des étrangers garent leurs voitures dans sa rue et partent en vacances, on appelle cela des places de parking dortoirs, oui, messieurs ! Mais on s en moque car le dimanche c est gratuit et ce soir, la voiture ne sera plus là.On décolle vers le nord, le groupe est constitué de Mr O, de Miss C et de Mr Fa. Trois parisiens en visite chez les pingouins de Lens.On roule vers la Belgique, la musique berçant l habitacle. La route ne st pas très chargé, on a connu pire pendant la période estival. On passe la frontière fictive, non, sans mal et on pénètre en territoire belge, cela se voit direct, l état des routes est déplorable, même l herbe pousse chez les murets de l autoroute. Déjà, changement de décor, les panneaux sont différents de chez nous. Tellement on reste subjugués par l environnement que l on se trompe de route, du moins, on a pris le mauvais chemin dès le départ. Donc, on effectue en demi tour en sortant à la prochaine sortie mais voilà, le paysage défile et point de sortie, quand elle arrive, on la prend et on se retrouve sur le bon chemin, Une halte réparatrice est obligatoire après deux heures de route.L aire est grande, elle diffère des notres car déjà, il y a de l alcool en vente, et comble de la surprise, les toilettes sont payantes.On reprend notre bonhomme de chemin mais on se trompe encore, décidément, le belge et ses panneaux autoroutiers est fourbe. On recommence la même opération en empruntant une déviation qui nous remet définitivement sur le droit chemin. Sans cette petite erreur sans conséquence, on serait déjà arrivé mais de toute façon, on dispose de pas de temps devant nous. Cela fait à peine trois heures que l on a quitté la capitale et les faubourgs de Bruges apparaîssent, on passe devant un petit parc boisé, ce sera notre point de pique nique. On gare la voiture à proximité et c est parti pour un déjeuner sur l herbe. La glacière est de sortie, elle a le mérite de nous faire rire puisqu elle rappelle des faits antérieurs : un séjour dans un stade français. On mange tranquillement, sous la verdure du petit coin de nature. Ce moment agréable se termine et l on regagne la voiture pour déposer les restes, notamment un poulet entier ramené par Mr Fa, le dévoreur qui n a pas réussi à le finir. Direction du centre ville à la recherche de l aventure !Bruges et ses multiples canaux nous tend les bras, la ville nous appartient pour quelques heures, juste quelques heures, … De errements en errements, on découvre une ville très charmante où il fait bon de se promener. Les vélos sont de légion, c est normal, pour un petit plat mais c est surtout qu il est plus facile d en faire dans les zones piétonnes qui sont nombreuses. Pas de grands monuments mais des petits havres de paix. On est dimanche mais il y a du monde qui profite de ses ballades. Le temps est clément, il fait gris mais pas de pluies ou du moins des gouttes sporadiques.Et qui dit monde dit phénomène, le 1er, celui qui demande à Mr O des informations sur la ville comme s il avait la tête d un guide touristique, le 2eme, celui qui prend des photos d une vitrine, le pervers il a kiffé sur une représentation d une poitrine en chocolat, du 95 B à vue d œil, et le 3eme, un vrai guide touristique qui a la réponse à la question que tout le monde se pose : Pourquoi les arbres penchent dans le parc de ce monastère, tout simplement à cause du vent, pardi qui s engouffre sur les cotés depuis des siècles. ! On dirait du Perrichon, tout craché.En tout cas, la promenade plait à tout le monde, il faut dire que c est facile, la ville est trop charmante, les canaux multiples et les ruelles typiques du nord. Il n y a pas à dire, vivement que Paris rencontre le club local.On achète du chocolat, petit souvenir gustatif et on commence à scruter l heure car il faut rentrer et rejoindre la patrie des pingouins. Un petit détour par des moulins, non pas ceux de Don quichotte mais ceux qui entourent la ville, une espèce de barrière. On se restaure vite fait dans un petit café du coin, à l ombre des canaux et on constate que la bière n est pas chère.Le petit rafraîchissement pris, on regagne le véhicule pour rentrer vers la France. Et en à peine heure, malgré les ronchonnements et l attitude gamine et surtout désagréable de Mr Fa, on arrive à bon port.La ville pullule déjà de monde, normal, le coup d envoi approche, le sang et or demeure la couleur de la rue. De temps en temps, on aperçoit des uniformes gris et bleus, les forces de l ordre sont aux aguets puisque la meute des fans de la capitale sont présents. Et avec les rumeurs de vengeances suite au coup de main du Parc Astérix, ils sont obligés de rester vigilants. D ailleurs, la présence massive des casuals n empêche pas l inévitable, deux ou trois charges contre des bars remplis d autochtones du cru et la ville est en effervescence. Cela coure de partout à la recherche d un abri de fortune pour éviter l arrestation ou les coups de matraque des CRS.Le ballet des ambulances nous rappelle la réalité des matchs de football du PSG, partout, où ils vont la zone est potentiellement dangereuse. On stationne près du parcage visiteurs dans la cité pavillonnaire et on commence à finir nos restes de pique nique. Mais le poulet a la dent dure, il est demeure presque intact, quelle idée saugrenue à pousser Mr Fa à le ramener, il voulait nous nourrir où quoi mais il oublie que Mr O n a jamais fait confiance aux poulets. On regagne l entrée du parking qui donne sur le parcage visiteurs. La foule est immense, l endroit est blindé de voitures, des immatriculations françaises, des allemandes et des belges. Cela en fait du monde. Rarement découvert aussi rempli. Le passage menant aux guichets est bouché par la foule qui grossit, il faut juste patienter. Et les conversations vont bon train puisque les titulaires d une carte de l abonné passent en priorité. Et là, on capte la phrase de la soirée :
- Tu n as qu'à dire que tu fais partie de la tribune R ?
- Elle existe vraiment cette tribune R !
-Oui, on lui confirme, dans son entourage !
Bien sur, on est lol (ceci est un acronyme qui veut signifie Laughing Out Loud : rire à gorges déployées). On passe au guichet pour délivrer 8 euros, et notre nouvel ami, celui de la Tribune R passe devant nous, il demande une place en tribune présidentielle, il est trop drôle avec sa tête de vainqueur. Il pourrait presque concurrencer Mr Fa.Petite fouille des familles et hop, on se retrouve dans le no man's land parisien, quelques casuals sont déjà sur place et l on voit que certains sont marqués physiquement par un contact bref.On s installe dans le haut de la tribune sans manquer de lancer de brefs bonjours à nos connaissances. Surtout un gars qui interpelle Mr O par son autre prénom, un Boys perdu de vue depuis belle lurette. Cela fait toujours plaisir à revoir certains amis. On finit par s installer et qui se trouve à notre gauche, Mr de la tribune R. décidément, on pense qu il nous suit ! Sans rire…Le stade se remplit peu à peu, c est presque l heure du coup d envoi, le speaker du moins les deux prétendants à cette fonction hurlent à pleins poumons. Ils veulent que le stade suive cette joie de vivre mais cela reste timide. La nouveauté, l absence de grillage, coté positif, on voit mieux, coté négatif, on ne pourra plus monter sur le haut. Sinon, à part cela, toujours la même chose, les quolibets qui volent pas haut, les pom pom girls (celles qui ne sauveront pas le monde), etc…On est à peu près 1500 à 2000 fans qui sont venus pour ce match. On attend avec impatience les débats, surtout après une longue journée bien remplie, il ne manquerait plus que le PSG gagne. Et ce serait parfait !
La composition de l équipe est sans surprise,
Landreau
Mendy, Bourillon, Camara, Armand
Frau, Clément, Digard, Rothen
Diané, Luyindula
Exit Pauleta…On y reviendra.
Le match peut commencer et on constate directement une chose PSG est bien rentré dans son match, les situations intéressantes devant le but vont se multiplier mais peine perdue pas d ouverture de score. Les lensois restent dans les starkings blocs et ne développent rien d intéressant. Même pas peur, mais on est passé la légendaire soif de victoire des locaux, balayé par le vent du Nord ? La domination des visiteurs va continuer mais rester stérile malgré une ultime occasion de Diané, l homme à la tête carré qui rate l objectif. Pourtant cela avait l air facile de la mettre ! Donc les débats sont clôturés sur un score de 0-0 bien heureux pour des locaux fantomatiques.C est évident s il continue à jouer comme cela, ils ne marqueront jamais.Mi temps sifflé par le discret arbitre !Au retour sur le terrain, on prend les mêmes et on recommence sauf que les locaux sont un peu plus virulents. Cependant la domination reste parisienne mais l attaque manque cruellement d efficacité, faites rentrer notre serial buteur et l affaire sera dans le sac !D ailleurs, il va s échauffer sous les vivas de ses plus grands fans. Mais le nouveau système mis en place ne va rien changer, quelques escarmouches parisiennes ne changeront rien, pas de buts ce soirEt les lensois ont failli réaliser le hold up parfait mais la barre tranversale en a décidé autrement, ultime rempart parisien.0-0, c est le temps des regrets sachant que on a rarement vu une aussi faible équipe lensoise, pas de quoi mouiller sa culotte. Paris regrette, Lens est soulagé…
Les joueurs
Landreau, rien eu à faire, un petit bémol concernant ces relances, on a compris, il vise la tête de Frau mais tout le monde le sait maintenant, il faut penser à alterner,
Mendy, il a été déterminé et appliqué, surtout dans ces centres qui ont trouvé preneur (pas dans les tribunes),
Bourillon, prometteur, il a été robuste et a surtout fait son boulot, a revoir cependant,
Camara, efficace, mais voilà, la charnière centrale est à revoir dans des circonstances où l attaque d en face serait moins atypiques que ce soir,
Armand, mieux que récemment, en constant progrès, mais encore perfectible,
Digard, l homme du match, impressionnant de maturité, il était partout, remplissant ses taches défensives et ne rechignant pas à l offensive,
Clément, le PSG pourrait jouer des heures et Clément sera toujours présent, tellement précieux dans l entrejeu, et si en plus il commence à avoir des opportunités de marquer,
Frau, il ne sert à rien, repiquant systématiquement dans l axe et joue les tours de contrôles sur tous les dégagements de Landreau, décevant,
Rothen, moins en verve que précédemment mais la qualité de ces centres est toujours précieuses,
Luyindula, très entreprenant sur le front de l attaque, il combien bien, mais ne marque pas,
Diané, inefficace dans le geste final, il n arrivera jamais à faire oublier Pauleta, même s il joue dans un registre différent, sa vitesse a fait souffrir l arrière garde lensoise,
L ambiance dans le parcage demeure correcte, quelques bonnes poussées mais sans plus, dommage vu le nombre de personnes, cela aurait pu devenir plus intéressant. Et la sempiternelle attente commence, on refait le match et à la fin, on arrive toujours à la même chose, 0-0 avec des regrets pleins les yeux.Le passage de PLG va avoir pour conséquence de réveiller une tribune bien calme à nos yeux et la même chose pour Guy Roux mais dans le coté négatif, huée et quolibets. Finalement, on avance un peu puisque l on ouvre les portes mais on connaît la fourberie des lensois, on quitte la tribune pour être bloqué plus loin. Cela a pour conséquence de remarquer la foule immense qui veut sortir. Il faut canaliser tout ce monde sous peine de connaître des surprises. On continue à patienter, on n a jamais été aussi près de la sortie. Enfin, les portes s ouvrent et la foule quitte l enceinte du stade. Le cortège est raccompagné mais déjà on désire en sortir car notre véhicule est garé dans le sens opposé où les forces de l ordre désirent amener le gros de la meute. Mr Fa discute vite fait avec un préposé à la fonction de l ordre, on n'a pas tout capté mais le CRS n était pas satisfait de sa réponse. On s en moque et l on regagne la voiture, enfin !Il faut repartir sur notre raccourci personnel, celui qui nous fait gagner du temps, mais peine perdue, déjà, dès le départ, les flics bloquent la route pour vider le flot des voitures du bloc parisien, au lieu d opérer une alternance, histoire de fluidifier la circulation. Ensuite, un ralentissement généralisé nous empêche de regagner l autoroute. Dommage, on va perdre du temps pour regagner nos domiciles. Miss C repu de fatigue somnole paisiblement derrière, et on arrive rapidement à la barrière de péage. Et qui sort devant nous ?Bingo, c est Mr de la tribune R, celle qui reste et demeurera imaginaire !On continue et on retrouve la voiture de Mr Fa, elle est toujours présente, comme on l avait laissé là, le matin, malgré la menace d un voisin !Enfin, seul, Mr O regagne son domicile où une surprise l attend !Mais cela ne vous regarde pas ……..
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