Le mystérieux syndrome
Le déplacement du jour se prépare comme d’habitude dans la semaine précédent ce petit voyage, le plus court de l’année pour Mr Oli, en effet ; visiter la France grâce au football, ne se fait pas à la légère. L’horaire du match, merci la télévision nous permet de dîner dans les environs car voyager le ventre vide, c’est pas possible !
Donc, Lens et les sang et or, le fameux public en or mais uniquement d’après les médias, va accueillir la horde sauvage des fans parisiens, 1 500 à 2 000 dont le petit groupe d’amis.
L’équipage pour cette nouvelle fiction se compose des plus fidèles, la dream team au complet CAD Mr Oli, Miss C., Mr Fab. et les brillants.
Après les coups de fil multiples de la semaine, le rendez vous est fixé à R, notre point de rendez vous favori pour se rendre dans le Nord, que ce soit pour Lille, pour Lens, ou autre…
14h, cela reste raisonnable pour un match décalé à 17h15.
Quand tout le monde est prêt, regroupement rapide, dans la voiture du jour et départ vers le Nord et sa célèbre autoroute A1.
Chemin faisant tous parlent et évoquent sa semaine, même si elles sont toutes aussi ennuyeuses, l’une que l’autre ! Même si la blague de mardi soir était pas mal : le fait de faire croire à Mr Ced que Mr Oli allait manger son dîner à sa place chez Mme Ced nous a bien fait rire.
D’ailleurs revenons au fait marquant de la semaine bouleversante pour le football français. En effet, c’est la fin du rêve des Gones et la fameuse finale de la ligue des champions au SDF. Au passage, remercions Supper Pippo t’avoir fait ce qu’il fallait au moment où il fallait (dans les cinq dernières minutes). Un doublé salvateur et exit les prétentieux et arrogants de Lyonnais dont le président est le plus grand représentant.
Bien entendu, l’autre concerne le PSG, vente ou pas vente, un jour, c’est oui, et l’autre, ben, c’est non ! Ce n’est pas la préparation idéale mais on ressent un léger mieux depuis quelques temps dans les résultats et surtout la manière de jouer !
On s’arrête sur une aire d’autoroute, cela fait bizarre quand même puisque le chemin est court comme la marge de victoire dans le Nord, sûrement à cause d’un mystérieux syndrome. Et, là, un constat alarmant et rassurant, nous ne sommes pas seuls, vu la quantité de parisiens en voyage vers le Nord pour assister au match.
Après cette halte réparatrice, on repart, et le fameux coucou bisou au radar automatique,point km 130, enfin, les faubourgs du Nord, puisque les 1ères collines de charbons nous préparent le terrain formant une haie d’honneur !
On double quelques énergumènes parisiens qui ont le chic de baisser leurs pantalons au moment du dépassement, c’est d’un vulgaire mais ça marche toujours !
Heureusement, nous ne sommes pas en reste car quand on double certaines voitures costumées façon sang et or, on trouve le moyen de tirer nos langues, même si cela ne se fait pas !
Ah, on emprunte notre raccourci mais stupeur, nous ne sommes pas seul, et la route est légèrement encombrée, normal, c’est Jour de match et la ville ne dispose que de deux accès pour accéder au sanctuaire.
Changement de programme, on va tenter de se garer à proximité de la zone de l’entrée du parcage visiteurs, même si Mr Fab. montre quelques réticences vite calmées, aurait-il changé pour les vacances ?
Il faut croire que oui, puisqu’il obéit aux injonctions de ses passagers, mais ralentissement général puisque la ville est en semi état de siège, la faute aux méchants supporters parisiens.
Mme Ced en profite pour acheter des médicaments dans une pharmacie, atchoum, elle commence à être malade, la pauvre avec le retour du beau temps, c’est d’une tristesse relative !
Elle regagne tant bien que mal la voiture et après une droite gauche suivie d’une gauche, miracle on arrive à destination, la cité pavillonnaire devant l’entrée du parcage ! C’est qui le patron ? , la paternité de cette idée vient de Miss C. mais le guide spirituelle Mr Oli a fait le reste insistant lourdement.
Le plus dur reste à faire, obtenir les fameux sésames, encore faut il rentrer dans le no man’s land réservé aux visiteurs d’un soir mais personne ne suit comme s’ils pensaient (les autres) que l’entrée n’était pas là !
On s’approche des barrières où des CRS filtrent les entrées, tous pensent que sans places, pas moyens de pénétrer dans la tribune !
Des fois, Mr Oli a peur du raisonnement et surtout du comportement de ses compagnons d’infortune.
On ne dispose pas de places, mais un guichet est situé derrière ce fameux 1er barrage qui sert à rendre le passage plus fluide, c’est tout !
Heureusement, tout rentre dans l’ordre puisque Scooter, le bien nommé, dispose de places en vente sauvage, et sur l’initiative de Mr Ce et Mr Fab. ( ? ), ils vont chercher les places ! D’ailleurs malgré le prix peu excessif, l’argent est donné aisément 40 euros d’un coup contre cinq places, facile me direz vous, ben non, pas pour tout le monde !
Enfin, on entre et on passe à la sempiternelle fouille, chacun de façon différente, les uns à peine fouillés et certaines plus que la décence le veuille, limite attouchement homosexuel. Quel gâchis de voir des femmes keush-keush et non couscous (désolé mais il fallait que je la place) exercer ce métier !
Et Bollaert est pris d’assaut par les nombreux fans du PSG, constat alarmant, pas de tribunes séparées d’où possibilité de contacts. Tout le monde est présent et on va s’installer en tribune quand Mr Oli aperçoit certaines connaissances connues, un bonjour amical de politesse et de courtoisie est échangé. Et, soudain, le drame éclate, invectives, injures et ce qui s’ensuit, chronique ordinaire d’une violence réelle, des indépendants de boulogne et des supras d’auteuil vont se battre quelques moments, ce mouvement sporadique est stoppé grâce à l’intervention rapide et efficace des stadiers mais le pire risque de venir puisque la frange dure n’est pas encore présente ! On se place, un peu à l’écart des trublions de la tribune, on ne sait jamais ce qu il peut arriver et les leçons du passé ont été retenus.
La présence des pom girls a le don de calmer les fans haineux des deux camps, c’est toujours aussi nul comme le speaker du stade mais voilà, c’est Lens et on sait comment cela se passe.
Or, à l’endroit où l’on s’installe le vent du Nord souffle et il est frais, très frais, à geler un fan de foot le transformant en esquimau qui adorerait se faire lécher tout en demeurant stoïque malgré le souffle glacial.
La rencontre va commencer, une minute de silence respecté et l’arbitre libère les 22 acteurs et le stade puisque les fans du samedi après midi ont répondu présents ! 38 000 spectateurs dont environ 2 000 parisiens.
Juste le temps d’étendre la bâche de la mascotte et hop, coup de sifflet du début.
L’ambiance est à l’image du match, un peu terne, des chants repris mais sans y mettre le coeur.
en fait, rien à se mettre sous la dent lors de cette 1ere partie bien tristounette si la sortie de rothen, la danseuse fragile ou l’homme en carton c’est comme vous voulez ,et pire même le challenge wanadoo, que le monde entier nous envie, est faible...
le match reprend, et paris commence a maîtriser son sujet,d'ou une multiplication d occasions cisse, pauleta, pc, bref, jusqu à ce que kalou ouvre le score...
mais le psg va commettre l'erreur des débutants, reculer, reculer devant ses buts, et les lensois se montrant plus pressants...
le public pousse et l arbitre siffle un penalty+expulsion de yepes : carton extrêmement sévère donné de la part de l’arbitre du match dont on peut douter de ses qualités à arbitrer une rencontre aussi importante...
comme Letizi est une quiche, pas de miracle, égalisation lensoise...
Finalement, parisiens et lensois se quittent sur ce score nul de 1 but partout, les parisiens peuvent avoir d’énormes regrets...a l image de la saison d ailleurs.
Bref, le PSG n'a pu faire mieux que de décrocher le match nul, alors qu'il avait pourtant ouvert le score, par Kalou.
Les lensois ont égalisé par Jussié sur penalty dans le temps additionnel, penalty accordé (?) sur une faute de Yepes, qui a causé son expulsion...
Le fameux syndrome du Nord : le PSG marque mais les nordistes égalisent toujours avant la fin.
Les parisiens tenaient leur première victoire en déplacement en 2006 mais ils auront trop reculé après le but de Kalou… Rageant tant les places européennes désormais s’éloignent...
Les joueurs :
Letizi : bonne présence physique sur les coups de pieds arrêtés mais toujours aussi nuls dans les dégagements...
Mendy : de mieux en mieux, ces centres n'atterrissent plus au troisième poteau mais maintenant, il lui travailler le chapitre dribble...
Armand : retour gagnant à ce poste, bonne prestation sans plus...
Yepes : match entache d une expulsion même sévère, le résultat est le même, peno+carton rouge, cela fait beaucoup...
Rozenhal : grosse présence physique avec le client cousin, qui a donne du fil a retordre...
Rothen : le joueur en carton est sorti sur un petit tacle adverse, moi aussi, j'ai mal...
a noter la bonne rentré de pancrate...qui au fil du match a disparu.
Cissé : bonne présence sur le front du milieu
Dhorasso : a bien débute mais un peu nerveux, donc carton jaune idiot, a fini très fatigué... Paulo Cesar : la grosse satisfaction du milieu, a apporte de la technicité...
Pauleta : toujours volontaire mais en vain....
Kalou, discret comme son compagnon d infortune de l’attaque mais a eu le mérite d ouvrir le score.
Et maintenant, c’est l’éternelle attente avant de sortir du stade, on en profite pour programmer un retour direct vers la capitale ou un restaurant chez les autochtones!
Mr Oli ne tiendra pas jusqu’à la capitale, tellement il a faim que ce serait un cauchemar pour ses compagnons si l’on rentrait de suite, il deviendrait irascible et méchant, la bave dégoulinerait à la commissure de ces lèvres, bref, il ne répondrait plus de rien ! Bref, ce serait l’enfer.
Heureusement, tout le monde a faim, donc, direction Arras, pour de nouvelles aventures, un restaurant agréable dans une ville charmante, dénichée, vite fait sur Internet, d’ailleurs que Dieu bénisse Internet, soit dit en passant.


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