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                                                                       LE JOUR LE PLUS LONG

Voila, c’est reparti pour de nouvelles aventures qui nous emmène à la frontière du néant à l’autre bout du monde. MONACO est une destination rarement faite, puisque c’est ledéplacement le plus long mais les circonstances étaient réunies. En effet après deux mois d’attente, sans match de football, le calendrier, pas terrible au demeurant a pondu une seule bonne nouvelle, une visite sur le ROCHER en pleine période estivale. Donc, aussitôt, on prévoit un séjour sur place, dans un premier temps, les tarifs proposés par les compagnies aériennes sont exorbitants (les voleurs), donc, c est niet, sauf que le miracle a lieu, la SNCF proposait des tarifs sans concurrence, 17 euros l’aller et 25 euros le retour. Petit bémol, il faut passer par Nice. Voilà comment au mois de juin, CAD longtemps avant les signatures des nouveaux joueurs et les phases de réabonnements, on a acheté ses billets de train, l’hôtel reste un détail pour plus tard. Le Jour J, on y a tellement pensé que depuis le début de la semaine, on rêvasse au boulot, oubliant les jours mais la secrétaire des bureaux y met fin en précisant à chaque instant que l’on est par encore parti. Vendredi, direction, la gare de Lyon pour un voyage long, très long, 5h50 exactement mais le temps ne passe jamais, on a beau être habitué mais cela fait toujours le même effet. Ennui, plus ennui, tel est le choix, heureusement le magique IPOD, rempli la veille et un excellent livre sauveront Mr O. de la sinistrose ambiante. A ses côtés, se trouve une espèce de blonde qui à la bougeotte. Un petit souvenir nostalgique lors du passage à Marseille, la fameuse gare qui nous a accueilli en 1993 mars du périple de OM/PSG pour le premier déplacement, inoubliable ad vit æternam. Enfin, NISSA la bella se profile, il fait chaud, très chaud alors qu’à Paris le temps était maussade. Et, on débarque en ville, on se dirige chez la VECCHIA SIGNORA pour une chambre, exactement la même que d’habitude, d’ailleurs la directrice reconnaît Mr O. Ensuite, rendez vous avec la Miss de Nice, au téléphone, elle indique qu’elle se trouve à proximité, on fonce et hop, on se retrouve vite fait, bien fait. On va passer un bon moment jusqu’au match, c’est sûr. Elle désire se rendre en Italie mais peine perdue, on est obligé de dire que le match de demain coince tout le monde, donc pas d’excursion à San Remo. Le match demeurant le fil rouge du séjour. On passe la journée, ensemble, à faire les magasins, c’est encore les soldes mais le temps est écourté, elle doit rentrer car elle travaille de nuit. On se sépare et hop, direction la mer pour profiter du soleil. Il fait beau et la plage est rempli de monde, des bimbos par ci, par là. On retrouve même sa voisine de TGV sur la plage en train de se dorer la pilule au soleil. On scrute l’environnement car c’est veille de match, moment de rendez vous des casuals, mais rien à l’horizon mais demain, on en sera plus. Il est l’heure d’aller dîner, on flâne un peu malgré la chaleur presque tropical. Le choix du restaurant, c’est simple, direction le vieux port pour des BUBBA GUMP géants. Paella à volonté ! Il faut juste retrouver l’endroit. Et la promenade commence, le paysage du vieux Nice se profile mais heureusement on connaît. Enfin, on pénètre dans l’endroit magique pour dîner et le rêve éveillé continue, les crevettes géantes ont disparu mais le plat est toujours copieux, impossible de reprendre une seconde assiette. On paye vite fait et on s’aperçoit que l’apéro n’a pas été compté. Un signe, après la fille du TGV et de la plage ? L’avenir nous le dira ! On rentre à l’hôtel sans avoir oublié d’effectuer un passage au PALAIS DES GLACES, lieu d’excellence où l’on déguste les meilleures glaces des France. Non, il est trop tôt, il faut aller se baigner, histoire de se rafraîchir les idées, donc bain de minuit comme à la belle époque. On rentre à l’hôtel à moitié trempé mais cela fait du bien. Et le sommeil vient rapidement, l’estomac bien rempli et le corps repu. Jour de match, on quitte l’hôtel vers 11h00, direction la gare où l’on assiste à’arrivée des 1ers parisiens. On constate aussi le comité d’accueil de la police qui contrôle à tout va. On file à son rendez vous matinal puisque la miss de Nice nous reçoit. Après un moment agréable mais court comme à chaque fois, on revient pour retrouver Mr JL qui débarque dans l’après midi. Juste besoin de lui pour transbahuter le sac rempli d’affaires personnels. On fait l’échange et hop, liberté jusqu’à l’heure du match. On fonce vers la plage, histoire de profiter encore du temps, la promenade des Anglaises est toujours aussi remplie, surtout quand le soleil se met de la partie. Pif, paf, la peau brûle sur place et les coups de soleil se profilent malgré la crème protectrice et les passages dans la mer plate comme une limande. Mais tout ce bonheur a une fin, on est venu pour le match et c’est le moment de regagner MONACO. On se dirige vers la gare routière via une boulangerie : moment délicieux qui occasionne un autre signe, on oublie ses lunettes sur le comptoir au moment de payer et heureusement on s’en aperçoit vite, donc retour au magasin, la dame les avait gardé, elles sont vraiment gentilles ses boulangères, on devrait se pencher sur leurs cas. Bref, pas besoin de prendre le train, un bus (1 euro) suffira et 30 minutes plus tard le ROCHER se profile, deux fans de l’ASM descendent et hop, on leur emboîte le pas. Vu qu’ils ont revêtu le maillot des locaux, ils nous mèneront au stade. Enfin, on commence à reconnaître, jamais vu autant de maillots de Monaco et le paysage n’a pas changé, des voitures comme nulle part ailleurs, pas moins de 5 FERRARIS seront comptés. Des panneaux guident les fans de Paris pour regagner les tribunes, c’est nouveau, on suit les indications de toute façon c’est assez simple, mais pas pour tout le monde. On prend sa place vite sans faire la queue, VIP oblige (avec la carte de l’abonné, c’est plus facile). On retrouve Mr JL, et c’est reparti pour une ballade vu qu’il ne maîtrise pas le quartier. Juste un aller retour vers les magasins mais trop de monde le rebute, ah, la foule, l’ennemi de Mr JL qui rentre dans le stade sans Mr O. qui juge qu’il est encore trop tôt. On squatte un bout de pelouse attendant l’heure fatidique d’entrée. On a juste le temps d’apercevoir des connaissances et hop, on pénètre dans le no man’s land parisien à peine fouillée, juste un gentil mot sur le livre de poche, et le tourbillon débute, on tourne dans les escaliers sans connaître le chemin, enfin, la pelouse. Les tribunes sont noires de monde, c’est la foule des grands soirs mais, hic, beaucoup de touristes, beaucoup trop, il y a même des familles avec une poussette, on aura tout vu ! On retrouve son compagnon de voyage après avoir constaté que le terrain de football est toujours aussi nul, la piste d’athlétisme n’arrangeant rien. De drôles de phénomènes à l’accent bizarres seront nos voisins et voisines derrière. Le coup d’envoi est imminent. Du monde défile sur la pelouse. Daniel BRAVO fait un passage devant la tribune, il sera chaudement accueilli. Mr JL ne le reconnaissant pas, ce n’est pas grave puisque derrière c’est pire, ils se demandent qui est cette personne qui a droit à une ovation et ensuite s’il a vraiment joué au PSG ? Des fois, il y a des baffes qui se perdent. Le coup d’envoi est imminent et hop, les torches illuminent le ciel juste à l’entrée des joueurs. On a senti une motivation, joie de se retrouver, dès l’échauffement, des chants unis contre la politique tarifaire et un hommage à un fan décédé (plus officiel au Parc). La composition Landreau Cearà, Camara, Sakho, Armand Giuly, Makélélé (cap.), Clément, Rothen Hoarau, Pancrate Enfin, l’arbitre délivre le stade entier. Et l’ambiance va durer juste qu’un petit moment, on dirait qu’une scission s’est opérée entre les BOYS et Auteuil. Cela va donner une ambiance moisie, d’un coté comme de l’autre, on chante chacun sans coordination aucune. En fait, on dirait une ambiance comme l’an dernier CAD nul. Les tensions sont récurrentes. Chacun défend son territoire, et le climat n’est pas prêt de se calmer, surtout si le club nous claque une saison morte. Sur le terrain, en 1ère période, le PSG domine les débats mais sans se montrer efficaces. Rien de folichon. On constate déjà les failles du système, manque d’un organisateur, défense légère, l’attaque inefficace. Merde, pas besoin d’ouvrir les yeux, cela se voit comme le nez au milieu du visage. Plus cela avance et plus on va regretter ce match. La seconde mi temps ne changera rien, pire les monégasques vont ouvrir le score et la plupart des spectateurs ne vont pas voir le but car une rixe un peu virulente, explication musclée entre les stadiers et l’auteur du jet d’un lance fusée. Résultat, grosse empoignade et bousculade. Le match est terne, d’une tristesse décourageante mais Monaco a profité des largesses défensives des parisiens et heureusement que Landreau veillait au grain.

Score final, 1 - 0, cela commence bien, mais un nul aurait été plus logique. Les tribunes se vident et les nombreux touristes ne comprennent pas pourquoi ils restent encore dans les tribunes. Bienvenue dans le monde de la réalité. 15 minutes plus tard, on sort non sans avoir vu le passage de Tuhram devant la tribune et là, c’est le drame, une grande partie du virage l’acclame. Hallucinant, c’est qui ce joueur qui n’a jamais porté les couleurs de la capitale. On quitte le stade après avoir retrouvé le propriétaire de la voiture où l’on a déposé ses affaires, un sudiste de Cagnes sur Mer qui possède une piscine privée, à méditer ! Heureusement, les plages, la mer et le paysage magnifique font effet de vacances et on oublie très vite le match. Et dire que le prochain match c’est déjà Bordeaux…

Les joueurs :
Landreau, le meilleur sur le terrain, parades décisives,
Cearà, il n’a pas changé, il ne sait toujours défendre,
Camara, solide mais en vain,
Sakho, encore un peu tendre,
Armand, défensivement bien, mais offensivement, peut mieux faire,
Giuly, très actif mais pas encore à 100 %,
Makelele, même sur une jambe, il reste l’un des meilleurs milieux défensifs,
Clément, encore timide offensivement, dommage,
Rothen, pas en jambes, et les coups de pieds arrêtés, quelle catastrophe,
Hoarau, trop timide, une seule occasse et puis rien d’autres,
Pancrate, pas besoin de bla blas, tout le monde sait qu’il est nul,

Et, l’aventure commence, on reste dans les environs car le train de retour est fixé à 9h le lendemain. Et chemin faisant, on retrouve des compagnons d’infortune pour la nuit. Passage au Mac Do pour eux et hop, on se pose sur une pelouse dans un jardin privé au pied du Palais. Les délires de la journée reviennent dans nos têtes, et la mystérieuse Sophie, une bimbo qui traînait à l’hôtel des joueurs, objet de tous les phantasmes en prend pour son grade. La nuit est loin d’être glacial, il fait encore chaud, on s’endort malgré les bruits bizarres de l’environnement, quand soudain, un pauvre flic égaré nous réveille vers 5h00 du matin et nous questionne : -« Vous parlez français ? » -« Oui, bien sûr ! » Avec une voix enrouée d’un mec à peine réveillé. -« Vous savez, il est interdit de dormir sur cette pelouse, vous êtes de Paris ? » -« Oui, et on part demain matin, par le 1er train » -« Bon, ok, cela va pour cette fois mais n’oubliez pas de bien nettoyer l’emplacement ! » En effet, un sac rempli de victuailles estampillées Mac Do traînait sur le sol. On recomate un peu mais peine perdue, le jour se lève encore. Et on se lève et on assiste au passage de la faune monégasque de beau matin, entre ceux qui rentrent de soirée et les lève tôt. La vie reprend forme et on remarque que l’on dormait à proximité de la ménagerie d’où les bruits stridents de la nuit. Retour au Mac Do pour déjeuner, un petit café suffira et hop direction la gare où le train a pris du retard, juste le temps de passer au Casino du coin pour acheter de quoi manger dans le TGV. Et le retour commence, à peine assis, on s’endort, histoire de terminer la nuit, et le voyage est sans encombre, on arrive même avant l’heure prévue puisque le TGV a rattrapé son retard. Petit bémol, il fait moche, il pleut, c’est gris mais ici, c’est PARIS. TOUS A SOCHAUX.
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