La reine des 0-0……….
On se retrouve pour de nouvelles aventures qui nous mènent dans le Nord de la France. C’est le déplacement le plus court pour Mr, il se sent presque obligé de le faire. Même en
mode solitaire, il ferait ce déplacement. Normal, la région est facile d’accès, on prend l’autoroute A1 et quelques grosses minutes plus tard, on arrive à destination. Seront présents Mr Ce, Miss
C et Mr Fa, dit RELOU depuis un dernier déplacement en terre bretonne. Le voyage débute dans un village, point de ralliement se situant dans le nord de la capitale.On arrive
légèrement en avance ou les autres sont limites, un peu, passionnément, beaucoup en retard. En effet, un départ tardif angoisse certains mais, bon, on se plie aux exigences, histoire de plaire à
tous. Donc, 15 minutes plus tard, on se rejoint et finalement, on décolle vers le Nord.Le paysage norme et plat défile, la musique made in SHIVAREE berce l’habitacle,
tellement qu’il glisse sur l’asphalte que Miss C se transforme en marmotte et le temps d’un soupir, elle s’endort. Entre temps, Mr Fa nous fait la lecture du canard du
jour, normal, on va apprendre à lire que demain soir et pas avant.Sinon, à part cela, on a discuté de rien de particulier, rien de très mirobolant : la pauvre semaine
de chacun. A peine le temps de glousser à la vue des montagnes de charbon, on approche de la destination finale. Et un gauche droite plus tard, l’espèce de phare qui annonce
la Belgique se profilant à l’horizon, on cherche à stationner quand on veut et surtout où l’on veut. Le mot d’ordre est d’éviter le parking visiteurs malgré les avertissements lumineux qui
indiquent le chemin. Mais, voilà, on n’a pas envie d’être dans la cage à poules malgré les avis divergents de chacun. Le mieux c est de se garer le plus proche possible de la sortie du parcage
mais les barrages et les rues fermés empêchent cette stratégie idéale.On stationne finalement vers la station de métro dans un vaste parking. On se
prépare, chacun de son côté, il fait froid, c est le pays des pingouins ou pire c est le pôle nord à l’état pur. On se dirige vers le parcage, on a le droit de faire tout le
tour du propriétaire. On est de Paris, KESKI YA !Malgré cette pitoyable place au classement général, le PSG attire encore, témoin, le monde fou qui va au match. Le
parking visiteurs est rempli comme une baignoire. On se faufile telle une anguille et hop, quelques secondes plus tard, on se retrouve devant le guichet. Normal, la majorité des gens qui
attendent sont des touristes made in Lille. Petite innovation, 9 euros la place, sûrement pour se payer les travaux du futur Grand Stade que la métropole lilloise atteint
patiemment. On passe le 1er barrage à peine fouillé, et on suit le couloir qui nous mène non, à l’abattoir comme de pauvres agneaux mais dans l’espace réservée
aux fans visiteurs. C’était une feinte puisqu’un second passage filtrant est prévu et là, ce sont des CRS qui fouillent. Mais, peine perdue, ils ne trouvent rien de répréhensible. On passe
l’obstacle sans souci majeur. Enfin, on pénètre dans le no man’s land et un arrêt aux toilettes est obligatoire. Et là, c est le drame, Miss C en mode dormeur emprunte les
même commodités que nous. Elle a vraiment changé pendant les vacances !Bon, c’était pourtant simple à deviner, on n’a jamais vu des commodités mixtes. Limite la blonde
avant elle, on peut comprendre mais là, dans le cas présent, on a du mal !Plaisanterie mise de côté, on rentre dans le match en pénétrant dans notre tribune, l’instant
d’un soir. Et on découvre que le paysage n’a pas énormément changé. Le stadium est toujours aussi honteux, la piste d’athlétisme ne servant à rien, ridicule, quand est ce que les pouvoirs publics
vont faire quelque chose ? Lille ne doit pas évoluer dans une enceinte indigne d’une Ligue 1. Mais que fait la Martine, elle va à la plage !On s’installe et on
attend le début du match.
Et la speakerine du stade, la pauvre, elle fait de la peine à écouter, dur travail, que chauffer un stade glacial.
« Donnez moi un L,
Donnez moi un O
Donnez moi un S
Donnez moi un C »
Et là, c est le drame, tout le monde est bien présent sur la pelouse, les fans des deux camps, aussi, et pourtant, la partie ne démarre point : A CAUSE DU HAND, place au
direct, dixit la speakerine, mais on s’en moque éperdument, HONTEUX ! 5 minutes de retard, à cause d’un temps mort de dernière seconde.
Enfin, l’arbitre, partisan de cette conspiration donne le coup d’envoi libérant les 22 acteurs et leurs fans.
PLG aligne un bon vieux 4-4-2 des familles, avec un Mendy positionné milieu droit.
Le match est terne, d’un ennui mortel, les 22 joueurs ne se livrant jamais à fond, se contentant de ce score de parité.Même une frappe lilloise, stoppée par
les montants parisiens ne trompe personne.
0-0 à la pause…Et aux retours des vestiaires, on prend les même et on remet çà. Triste spectacle, à l’image de nombreux matchs de Ligue 1, personne ne prenant
le dessus sur l’autre. Paris a réussi son pari : ramener un point en terre nordiste.
0-0, un point de plus dans l’escarcelle !
Ce match, nul sur toute la ligne est à oublier,Stade de merde, public de merde, équipe de merde, temps de merde, bref, une overdose à
oublier !En fait, le seul truc à retenir, c’est le retour de l’ambiance : parcage visiteurs remplis, même si les touristes comptent. Tellement, on était nombreux
qu’ils ont étendu la zone visiteurs. Au bas mot, environ, 1600 parisiens alors que l’équipe propose un spectacle soporifique. La motivation est de mise, on ne sort pas
indemne aussi facilement d’un mouvement de grève, donc, après le désastreux épisode lorientais, il y a du mieux, notamment des poussées dignes du monde ultra, bref, malgré le spectacle indigeste
sur le terrain, l’animation des tribunes fut honorable avec un capo déchaîné pendant la pause, haranguant la foule avec un discours moyenâgeux :
« on est des ultras de la capitale, keski ya, il faut assurer l’ambiance et ne pas lâcher l’affaire ! »
On en rigole encore…
Comme d’habitude, seulement trois joueurs viendront nous saluer mais à 50 mètres du parcage, comme si on avait la peste ou le choléra. Cela prouve une théorie évidente, on est là
pour soutenir le PSG, et ses couleurs, uniquement le PSG et non des joueurs starlettes qui snobent leurs fans.
Donc, un bon parcage, une bonne ambiance pour un match de merde, l’abominable Stadium Nord perpétue la tradition.
Le malédiction du nord a encore frappé : trois déplacements dans cette pauvre région et trois résultats vierges.
Et dire que Miss C a fait les trois, la pauvre sachant que le 0-0 de Valenciennes était du même acabit, triste spectacle. D’où le titre du CR, tout trouvé. Sans
commentaires.
Les joueurs
Landreau, joueur ayant touché le plus de ballons, c est dire le niveau,
Cearà, il laisse trop d’espace, faisant un marquage élastique,
Camara, il monte en puissance, tant mieux,
Yepes, présent grâce à son physique et expérience,
Armand, match correct sans folie,
Chantôme, fidèle à ses dernières prestations, énorme,
Clément, simple et efficace,
Mendy, toujours là pour faire rire, témoin, un dribble sur lui-même qui a ensuite mis le ballon en touche à cause de son talon…
Rothen, pas très en verve, peu vu, il a joué ?
Luyindula, mésentente constante avec son compère de l attaque,
Diané, il a beaucoup bougé mais en vain,…
Bref, le duo de milieu demeure satisfaisant dans la récupération et la charnière centrale prend de plus en plus de marque. Par contre, la paire d’attaque est restée en mode
fantôme…
On quitte enfin, la tribune, et ensuite, l’attente commence à l’entrée de la zone P6.
On sort et l’on se dirige vers la voiture, histoire de regagner nos demeures respectives.
On se doit de faire les comptes donc, le plein de carburant à la pompe à essence que l’on a mis du temps à trouver mais ce n’est pas fini, à la sortie, les rues sont tellement mal
indiqués que l’on se retrouve sur une piste cyclable, venue de nulle part, mais on n’en sort pas aussi rapidement et aisément, histoire de ne pas abîmer le bas de caisse et le pot
d’échappement donc va pour un petit moment sur ce chemin réservé aux vélos, on continue mais la fin du voyage est aussi difficile que rapide, on est obligé de prendre une décision car la piste
prend fin. Va pour couper et se retrouver sur une mauvaise direction, un demi tour plus loin dans un chemin à tracteur, on se repart dans la direction de la capitale.
Et le voyage du retour est juste perturbé par un coup de fil urgent, Mr O doit s’arrêter, une grande air de repos fera l’affaire et l’affaire réglée on repart vers la
capitale.
Miss C, aussi reçoit un appel, on n’arrête pas la technologie et on apprend les résultats du soir bien que l’on s’en moque un peu, les apprendre dans l’instantanée ou plus
tard, cela ne bouleversera pas nos vies.
On arrive au point de départ et un échange de voitures plus tard, on regagne nos domiciles respectifs.
Prochaine étape, la Beaujoire face au petit poucet de la CDF, il n’y a pas de petits matchs,
TOUS A NANTES…
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