Vive les moutons...
Lorient, terre d’accueil, un nouveau voyage au pays où il pleut souvent très souvent. On organise une voiture, histoire de profiter de l’indépendance. Nous serons 5 fans de PARIS
en partance pour une longue journée. L’an dernier, une décision expresse avait été prise et Mr O avait fait le déplacement, avec un nouveau groupe, le dernier de la saison, là, on prend les même,
du moins presque et on recommence. Mr O, Mr C (pour une 1ere de l année), Mr Fa et enfin, Mr JL et Mr Wi composent l’équipage. Il a été facile car dès l’instant où les gens se disent motivés, on
arrête les spéculations quant à remplir la voiture.
Le rendez vous a lieu comme d’habitude devant notre seconde maison, car tout le monde connaît son emplacement. C’est l’heure qui peut choquer puisque tout le monde doit être
présent à 8h00 tapantes sauf le boulet qui a obtenu une dérogation.
On se lève aux aurores et hop, direction, le Parc, non sans avoir essayé de contacter le fournisseur du quotidien, le Parisien, qui offrait un album PANINI, cher à notre enfance.
Mais, échec sur la ligne !
Donc, on file sur la route et il n’y a personne, normal, il fait à peine jour.
Arrivé sur zone, personne, mais il est encore tôt, cependant, un coup de fil réveille Mr O, les deux acolytes sont au café du coin, histoire de déjeuner, on attend donc et
lorsqu’ils arrivent, Mr O part prendre les croissants qui vont bien à la boulangerie préférée de tous.
Et, il ne reste plus qu’un seul, petit retardataire, non, car on avait précisé, départ à 8h15.
HOP, tout le monde est là, on part à la recherche du boulet, pauvre brebis égarée sur le chemin.
On file vers l’ouest, et soudain, au détour d’un chemin, on retrouve notre dernier compagnon, heureusement qu’il était bien présent puisque Mr est injoignable, donc en cas
d’absence ou de retard, on serait parti sans lui.
Complet, on quitte les faubourgs de la capitale quand soudain, le PANINI offert par le Parisien devient une affaire d’Etat, on doit s’arrêter pour l’acheter, mais Mr Fa qui connaît
le coin comme sa poche nous emmène dans des coins obscurs qui nous mènent nulle part, pas de trace de librairie donc le coup de l’album est mort à l’arrivée. On s’en souviendra, ne pas l’écouter
quand on emprunte un raccourci.
On abandonne cette quête marrante et on repart de plus belle sur l’autoroute de l’ouest. Rien ne se passe de spécial sauf les discussions sans intérêts propres à chacun. Et les uns
après les autres, on débite un bout de notre vie, certains insistants plus que d’autres.
Quand soudain, les arrêts étant planifiés à l’avance, histoire de ne pas perdre de temps, vu le timing serré si l’on veut déjeuner en terre bretonne, Mr JL demande un arrêt aux
stands, assez vite, bon, on s’exécute, ah, les enfants qui ont du mal à se retenir, c’est le seul qui descendra du véhicule.
Un peu plus tard, on stoppe pour de bon pour une pause déjeuner, et les croissants sont distribués, nous sommes à mi chemin et on s’aperçoit que le temps passe et les restaurants
vont avoir du mal à nous accepter.
Il faut partir et sur la route, on est obligé de téléphoner pour avoir un restaurant. Mr O avait préparé une petite liste, pas aussi bien que celle de ROSE, mais cela suffit, trois
restaurants donc coup de fil à chacun pour trouver celui qui nous acceptera assez tardivement.
On appelle et les même questions reviennent, la spécialité maison, l’heure du service et la promiscuité du stade. On en trouve un autre grâce au magique carnet de Mr JL qui propose
des restaurants dans toutes les régions de France, pas mal comme magazine. Car, bien qu’ayant respecté le timing, on va arriver juste pour le déjeuner et de plus Mr C et encore Mr JL veulent
s’arrêter par intérêt personnel.
Mr Fa commence son manège, il éructe que l’on ne va jamais être à l’heure fixée par l’aubergiste, donc, il faut s’arrêter avant dans un village qu’il a dû découvrir récemment,
Pontivy mais il a omis l’essentiel, cela ne va pas être possible.
Il déclare qu’il sait tout faire, tout le monde pensait que ce sont les femmes qui savent tout faire. Du moins, ce sont les choses qui se disent, or il affirme mordicus qu’il sait
tout faire mais en fait, cela ne nous regarde pas !
On fonce sur Lorient via Rennes que l’on contourne par le Nord alors que le boulet a décrété qu’il fallait passer par le Sud, et tout le monde sait qu’il devient désagréable quand
il veut avoir raison, on dirait un enfant de 5 ans qui fait des caprices :
- « c est moi qui l’est dit, donc, cela doit se passer
comme cela »
Mais, il n’est pas le chauffeur donc, il n’est pas apte à choisir le chemin emprunté. Quand il conduit personne lui dit de faire ceci ou cela.
Son nouveau mot qu’il a dû apprendre dans une émission débilo crétine du PAF :
« On suit tous la même chose car NOUS SOMMES DES MOUTONS, des moutons qui suivent le troupeau ». On ignore ce qu’il prend comme tisane la veille au soir mais cela ne nous
intéresse pas. Des fois, on se demande s’il n’a pas le QI d’une salamandre autrement dit rien.
On arrive vite fait sur place et les multiples coup de fil en chemin nous ont permis e négocier le restaurant, le 1 er choix a accepté de nous accueillir quand même. On oublie les
autres dont le fameux YACHTMAN, à la marina.
Maintenant, il faut trouver le restaurant élu assez vite, et un mobile guidage est de rigueur. Vive la technologie !
On fonce sur l’artère principale mais on a perdu deux membres de l’équipage : Mr C et son genou en compote et Mr Fa, qui l accompagne de peur qu’il s’égare.
Enfin, on pénètre dans le restaurant, joli cadre, serveuses agréables, salle vide, donc on peut y manger. Mais un drame a été évité de justesse, nos amis, les RG dont le célèbre Mr
Coca ont failli rentrer dans le même restaurant. Quid de la situation si cela arrive un jour. Bien, on quitte la pièce à moins de vouloir manger du poulet.
On s’installe à table, et hop, on commence un peu le chambardement, l’agencement des chaises, le boulet veut que Mr O se mette à ses cotes, or, cela ne va pas possible, déjà, qu’il
le supporte pendant le voyage, alors, à table, il préfère être tranquille.
On passe les commandes, la serveuse sait que l on vient de la capitale et le jeu du chat et de la souris commence : les petites confidences entre amis alors que l’on ne la
connaît pas. Le summum sera atteint quand elle va demander comment on a connu son restaurant.
Et, là, Mr JL va la jouer grand seigneur, grâce à un guide que l’on a dans la voiture, il va se sentir obliger de lui offrir alors qu’il était prédestiné à Mr O.
On mange, on parle, on taquine la serveuse sur sa ville, et hop, c est l’heure de partir, même pas de digestif offert, le service a perdu en qualité.
On sort et direction, le petit port où Mr C, en mode touriste immortalise le groupe.
On regagne la voiture et on se sépare puisque Mr O change de place de stationnement et personne ne le suit. Donc, c est parti pour une ballade en ville pendant un moment. Juste le
temps d’apercevoir la faune locale.
Il est temps de regagner le parcage, on se retrouve, les autres sont encore devant à attendre, à quoi cela sert il de courir si c’est pour se retrouver à patienter devant la
grille ?
Mr O, en promenade en ville, arrive et hop, il a sa place.
On pénètre dans la zone de non droit, et c’est parti pour la fouille sommaire pour les uns, plus poussé pour les autres.
Parcage petit, toujours aussi nul, un poteau demeure planté en plein milieu la tribune. Les séparations sont aisées à faire, d’un coté Boulogne et de l’autre Auteuil. Or, la
tribune va sonner creuse malgré la pelleté de touristes dont un qui cherchait sa place. On repère l’ATKS, le nouveau copain à Mr O., remember Strasbourg.
La tribune se remplit petit à petit mais on est loin de l’effervescence de l’an passé : dernier match au soleil.
Le décor est planté, on n’a oublié personne, le match peut débuter.
PLG a composé un vieux 4-4-2 des familles avec une nouveauté, le retour en grâce de notre Mendy national.
Le début est assez soporifique, on constate juste que le côté droit n’est pas dans le match encore puisque toutes les offensives déboulent à cet endroit. Et ce qui devait arriver
arriva puisque les locaux profitent des largesses de la défense parisienne et Bourillon, le brouillon met un CSC. La donne change, il faut courir après le score. Et les occasions restent lettre
morte comme l’ambiance des tribunes. Le portier breton faisait efficacement son travail repoussant les timides poussées du PSG. Et la vraie fausse rentrée de Pauleta ne changera rien, Diané se
payant même le luxe de rater l immanquable.
Bref, Paris ne reviendra pas, se heurtant à une solide organisation défensive emmenée par l’ex abonné à Auteuil, GENTON.
Ce coup d’arrêt fait redescendre les gens sur Terre.
Les joueurs
Landreau, bonne prestation mais les dégagements aux pieds, une catastrophe…
Cearà, match à oublier, son pire sous le maillot parisien, c’était entrée libre sur le boulevard …
Bourillon, dit le brouillon, reviens vite Mario, y a pas photos,…
Camara, bien en place…
Armand, bof, pas de phases offensives, il s’est contenté de défendre…
Mendy, nul, comme d’habitude, zut, il n’est pas encore parti,
(Pauleta, il est à peine rentré qu’il sort sur blessure, dommage… )
Chantôme, confirmation de son excellent début de saison, omniprésent,…
Clément, batailleur, accrocheur mais en vain,…
Rothen, match à oublier tellement il était hors sujet, il a tout raté,…
Diané, l’attaquant le plus dangereux mais pas de buts,…
Luyindula, absent et surtout inefficace…
L’ambiance est toujours ternie par la grève, les gens ne savent pas sur quels pieds dansés. Les groupes étaient venus avec le matériel adéquat mais voilà, c’était mi figue mi
raisins. En fait, personne ne sait et le jeu atypique des parisiens n’a pas beaucoup aidé pour une reprise correcte. D’où une ambiance à oublier, on aurait dit un groupe de fans venant de
Roumanie.
Le seul truc notable à retenir, c’est que l’on peut rentrer dans un stade à 20 minutes de la fin, témoin les 4 boys qui l’ont fait.
C’est la fin du match et les traditionnels échanges d’amabilité entre tribunes commencent après que le speaker survolté par un rail de coke harangue la foule en sautant partout.
Surtout une femme, un homme, un travesti en bretonne fait son numéro insultant à tout va.
Bon, on attend un peu alors que les touristes voulaient déjà quitter le navire, comme d’habitude, il faut attendre.
Enfin, on nous libère et l’on regagne la voiture.
Zut, on est sorti assez tôt donc, on prend les ralentissements en pleine face. Et malgré la conduite à la parisienne, on patiente essayant de glaner une station service pour le
gazole.
D’ailleurs, on a du mal à en trouver une. On ne va pas rentrer vers la capitale avec le reste car on n’ira pas loin.
Chemin faisant, on trouve notre bonheur, et hop, le plein rempli, on fonce vers nos pénates.
On s’arrête pour un repos obligatoire vu la fatigue et les évènements de la journée, et l’on rencontre des suceurs de Stéphanois venus tout droit de Bordeaux, ils sortaient de
leurs matchs au Mans. On les regarde à peine et hop, on refile vers la capitale, juste à signaler un changement de pilote car Mr O commence à fatiguer.
On aperçoit les faubourgs de la capitale et le jeu des dépose-minute commence. Un tel à un endroit, l’autre, ailleurs et ainsi de suite jusqu’au dernier. A quand un dépôt groupé au
Parc, pour tout le monde. Et c’est le drame sur la route des gagnants, Mr o va peut être basculer dans le monde des terroristes de la route. Un flash a illuminé le ciel à son passage sur le
périph’, une voiture banalisée, il aurait du la mettre dans les rails de sécurité. Mr Ce qui se veut rassureur déclare que ce n’est pas pour lui. L’avenir nous le dira. Rageant quand on sait que
sur le chemin du retour, Mr O a poussé les vitesses dont la décence interdit de dévoiler les chiffres.
On rentre à domicile, éreinté par cette folle escapade bretonne.
TOUS A LILLE.
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