C’est la rentrée…le retour des matchs, ce petit manque n’a pas duré longtemps puisque l’on a poussé le bouchon assez loin en se rendant à Sainté, fin décembre. Donc, à peine remis de la gueule de
bois du réveillon, on remet cela.
Nous, voici, en territoire paysan, pour un tour de coupe de France, et qui aura l immense privilège de recevoir le PSG ? Epinal dans les Vosges pour les incultes en
géographie.
On organise donc une voiture puisque le mode opératoire reste et restera l’indépendance. C’est toujours difficile, à monter, on croit que c’est simple mais c’est tout un travail,
déjà, il faut demander ceux qui sont intéressés, on prend acte des réponses négatives ou positives et on fait avec. Du plan A, on passe au plan B voire C. Mais le principal demeure, même en petit
comité, Mr O se déplacera, il faut garder cette idée en tête.
PERSONNE N’ARRETERA UN FAN DU PSG ! Et surtout pas le manque de places !
Et durant toute la semaine précédente l’aller retour en terre spinalienne, on ignore la composition exacte de l’équipage, entre les hésitations (compréhensible) et les volte face,
on part du principe, que l’on sera trois présents sûrs, qui n’ont pas peur de se déplacer sans billets : Mr O, Mr JL et Mr Wi. Exit, Mr Fa, recalé de dernière minute (vendredi
soir)
Donc, samedi matin, juste après le travail, on termine de se préparer quand coup de théâtre, le mobile vibre et c est Mr Fa qui désire venir, la réponse est simple, elle est
positive car on n’a pas pu trouver de remplaçant, en même temps, le délai était un peu court (désistement pour le lendemain), du moins, pas de précisions quant à la venue d’autres personnes de
l’entourage de Mr JL. On lui précise le lieu et l’heure de rendez vous tout en lui ordonnant de passer acheter une ampoule pour la voiture, en mode non éclairé.
On regarde sur le web, histoire de voir si le match est SOLD OUT mais pas de précisions, de toute manière, il est trop tard !
C’est l’heure, on fonce vers le PARC, lieu de départ de maints déplacements. On arrive légèrement en retard, et tout le monde est déjà présent, mais pas de surprise de dernière
minute, on sera 4, uniquement 4.
Le boulet l’a échappé belle, un jour, ce genre de revirement ne passera pas.
On décolle vers le stade de la Colombière, dans la cité d’Epinal. Le chemin se passe sans encombre, le fil rouge des conversations reste le PSG, le foot et…Laure Manaudou et
ses célèbres photos. Il n’y a que Mr Fa qui demeure angoissé par l’absence des places avant le match et on en rigole. Le paysage défile, personne sur la route, l’autoroute sonne creux. Le son
d’ambiance est la radio, on écoute les matchs de l’après midi, la coupe de France et ses horaires décalés.
Avant le début du crépuscule, on s’arrête dans une station, encore, une de bizarre, on ne la connaît pas, les rond points se succèdent et il est facile de se perdre dans ce
labyrinthe.
On en profite pour placer l’ampoule acheté vite fait par le boulet mais voilà, malgré tout, il trouve le moyen de se tromper de lumières, il avait une chance sur deux, et bingo, il
a perdu. Le boulet reste le boulet. Jamais il ne deviendra mécano chez Ferrari !
On repart, il ne reste pas grand-chose, mais une partie de la nationale qui doit nous mener à la ville nous inquiète un peu. Or, il ne faut pas s’alarmer pour rien puisque la route
reste correcte.
On arrive en ville, et les derniers coups de fil échangés ne nous précisent pas le sort des billets pas encore en poche. On cherche le stade et finalement après on trouve dixit un
arrêt de bus (le boulet étant sorti à la pêche aux infos). On se gare dans un chemin boueux à l’entrée du chemin du chaperon rouge, on n’invente rien. Il est encore tôt mais on emprunte d’un pas
sûr la montée de l’alpe d’Huez ou du mont Boron (pour les fidèles lecteurs), le stade se trouve sur le haut de la colline. Cela sent le traquenard à plein nez.
Quand soudain, c est le drame, on découvre enfin, le petit stade, cadre champêtre, même si on s’y attendait, on est toujours surpris. Et il y a un invité surprise, la pluie se mêle
à notre rendez vous. On fait le tour du stade, du moins, on arrive devant le guichet, et on prend des places au marché noir, chez les autochtones, faute d avoir trouvé l’entrée du parcage
visiteurs. Une fille à l’accent bizarre nous accoste et désire nous refourguer 4 places, cela tombe bien, nous sommes 4. On les prend malgré les hésitations notoires de Mr JL.
Zut, deux secondes après, les places en poche, on aperçoit des connaissances qui nous annoncent une mauvaise nouvelle, le match risque d’être annulé à cause des pluies diluviennes
qui se sont abattues sur la ville. L’histoire est corroborée par un message de Mr Lo. On aurait pu être du attendre. Non, car comme l’absence de places, et comme le match passe à la télé, il
aurait lieu, c est sûr, 100 ans de déplacements nous font affirmer la tenue de la rencontre. Que DIEU bénisse la télévision !
On pénètre dans l’enceinte sportive, et même pas fouillé, on nous distribue des floraisons de PITCH, sponsor du maillot malgré les questions de JL quant aux modalités d’un éventuel
remboursement. Car, en cas de non tenue du match, on rentre, damned it, on a fait notre travail, venir, ici, sans place, à eux de faire le leur, chacun son boulot !
On cherche la place idéale, et le cadre champêtre, la pluie indécente, le mystère concernant la tenue du match, tous les ingrédients sont réunis par le piège parfait.
On se dirige vers le parcage mais impossible de le rejoindre, on commence un périple qui nous fait tourner, ce n’est pas le tourbillon de la vie (cela est une autre
histoire) mais cela y ressemble, donc on fait le tour du terrain, la faune locale fait peur, et Mr JL, celui qui a toujours faim désire prendre un sandwich mais les système du chalet et
l’attente le font changer d’avis.
Le mobile sonne, c’est Mr Lo qui lève l’incertitude, les rumeurs de reports s’envolent. OUF, on est sauvé. Juste le temps de se placer, avec le désir de suivre l’attaque parisienne
comme à l’ancienne. Cela tombe bien, ils vont attaquer vers nous.
Il continue à pleuvoir et le parcage visiteurs est l’une des rares tribunes protégées par un toit. Dommage, on sera mouillé et l’invitée surprise, c’est le vent glacial qui souffle
de face.
Le stade est minuscule, cela nous change des enceintes ultra moderne, limite en tournant le dos on voit la rue.
La tribune réservée aux fans du PSG se remplit petit à petit, il est en longueur, petite tribune à l’anglaise. Mais la grève continue et c’est le mode contestataire qui est prisé.
Chants et banderoles anti direction, bref pas d’ambiance. Et la mise en berne de la bâche PARIS à l’envers.
Et le speaker est énorme, surtout quand il annonce :
« Ceux qui n’ont à faire sur la pelouse doivent la quitter ! »
Ah, le charme de l’amateurisme, c’est l’esprit, la magie de la Coupe de France, elle a 100 ans et elle est toujours aussi attirante !
Coté local, un vieux tifo des familles est organisé, des feuilles aux couleurs du club sont brandis tout cela dans un instant de pur amateurisme.
Le match débute, il fait froid, on se les gèle mais on est toujours là, fidèle aux postes.
PLG a formé une équipe dans un 4-4-2 d’école mais avec des changements via les suspendus et les malades…
Bourillon et Mendy sont de retour.
L’entame de match nous fait découvrir une partie du terrain à la limite du praticable, ce sera la séance de water polo, on comprend mieux l’incertitude d’avant. De toute manière,
la pelouse est mauvaise pour les deux équipes, donc, il faut rester vigilant et concentré mais cet état de fait favorise souvent le petit poucet.
A noter la 1ère occasion pour Rothen, mais sa frappe se dévisse et pas d’ouverture du score. La ferveur populaire pousse les locaux mais sans plus. Et le PSG a la bonne
idée d’ouvrir le score, grâce à un excellent mouvement mené par le Jérôme, Chantôme inscrit son tout 1er BUT de sa carrière. La suite est un peu confuse mais il en ressort que
l’arbitre expulse un jour local sur une agression sur Rothen. A 11 contre 11, c’était déjà pas si simple dorénavant c’est mission impossible, en infériorité numérique pour Epinal qui encaisse
très vite un second but, Armand, à l’ouvrage.
Le résultat étant acquis, on a qu’une seule hâte que l’arbitre siffle la fin de la rencontre, jamais eu autant envie d’en finir ! La pluie et le froid sont vraiment les
ingrédients d’un cocktail idéal pour nous faire rester sous la couette à faire des galipettes.
Mi temps, on change de place, histoire de suivre l’attaque parisienne et on en profite pour se mettre à l’abri du vent.
On rencontre des fans de Paris que l’on connaît, qui nous précise que le stade est un moulin ils ont déjà changé plusieurs fois de tribune, entrant et sortant allègrement. Ah, la
magie des petits stades ! On sort et on rentre comme on veut.
Même la coupure de courant d’un pylône n’a pas changé la donne, l’arbitre ne se sentant pas gêné. Et à défaut de trouver une image d’Epinal, Mr Fa a ramassé un billet comme à Metz
un soir de match.
Ainsi, le score n’a pas évolué malgré les actions dangereuses. Donc, 2-0 pour le PSG.
Il n’a pas vraiment eu à forcer son talent, face à une faible adversité dans des conditions dantesques.
Les joueurs quittent le terrain sans même un geste amical vers la tribune mais vu l’état d’esprit qui y règne c’est normal.
Epinal a joué le coup à fond mais le PSG a assuré l’essentiel.
Les joueurs
Landreau, quelques petits soucis, encore traumatisé par sa sortie raté, arrêt peu académique,
Cearà, sa technique le sauve sur un terrain difficile, bonne combinaison avec Mendy,
Bourillon, juste une erreur d’appréciation aurait pu le faire disparaître des tablettes,
Camara, rien de spécial, il faut juste lui dire de relancer parfois au lieu de jeter le ballon,
Armand, en mode buteur, mais encore juste, encore un effort,
Chantôme, excellente prestation du jeune milieu, très à son avantage sur le terrain gorgé d’eau,
Digard, excellente performance, retour en grâce, de la surprise du début de saison,
Mendy, il est encore au club, navrant comme à son habitude, mais il reste du temps pour s’en débarrasser,
Rothen, juste le strict minimum, accélération et passe qui ont conduit aux deux buts,
Luyindula, il a servi à bouger la défense, droit être plus réaliste devant le but,
Ngog, dommage, il n’a rien fait de bon…récoltant même un carton idiot (bousculade…)
On regagne rapidement la voiture et hop, direction, la capitale, le boulet, sûrement glacé par le froid ne reconnaît plus le chemin emprunté à l’aller. On s’arrête à la station
service pour faire les comptes. Et c’est l’heure du tourbillon, en effet, pour sortir, on tourne en rond, genre c’est un labyrinthe. Et on apprend que JL est allergique aux routes nationales.
Tant pis pour lui, et le mieux qu’il ait à faire, c est de dormir, justement le mode sommeil attend les passagers arrières.
On stoppe juste pour un repos et on apprend que le pompiste de nuit a peur des cars de supporters, mauvais souvenir de retour de déplacements, notamment les niçois et des
lensois.
Ah, enfin, un qui reconnaît que l’on est pas les seuls méchants.
On repart et la tranquillité du voyage se poursuit juste dérangé par le passage au règlement du péage, l’hôtesse de nuit, elle était terrible.
Et la capitale se profile à l’horizon, on emprunte des raccourcis inconnus pour regagner le Parc, et ensuite après le règlement du déplacement, on se sépare, prenant rendez vous
pour le prochain, mais ceci est une autre histoire !
Au final, un excellent déplacement dans la pure tradition des migrations en coupe !
TOUS A LORIENT !
Volte face....
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