« Il fait beau, le temps est magnifique, normal, le soleil demeure au garde à vous…Il fait bon de s allonger sur la plage à penser à rien. Quand soudain, une jolie sirène sort de l eau et elle se dirige vers moi. Très charmante et belle à la fois, elle passe à coté, en jetant des oeillades sans équivoque. La réponse ne tarde pas, je prends ma serviette et m allonge près de ce corps divin. Après les présentations d usage, elle dit s appeler Céline, on s enlace tendrement et intiment. Ses lèvres sont douces au goût de pêche et son corps parfait, il me tarde de connaître chaque centimètre carré, d ailleurs je poursuis cette exploration, … »Mais voilà ! Le téléphone sonne toujours au mauvais moment, c est Mr TL qui demande à Mr O quand est ce qu il compte venir pour le classico.Merde, il a interrompu ce rêve divin à l issue exquis.« Vers 16h30 à l endroit habituel ! » Claquant la réponse et jetant le mobile.On finalise sa préparation et hop, en route pour le classico. PSG/Om, un match vraiment pas comme les autres.C est le retour momentané de vacances, après deux semaines presque paradisiaques sur l île de Beauté, on rentre pour le match du jour et on repart le lendemain au pays de JMA.Les gens censés ne peuvent pas comprendre. Un match hors norme qui fait saliver d envie les fans des deux camps. Personne ne peut interpréter cet état d esprit, c est eux contre nous.Donc, on file vers la capitale et pas de problème sur la route, c est dimanche après midi, à un horaire décent, coup d envoi à 18 h 00. D ailleurs ce match est tellement spécial qu il a connu tous les horaires possibles et imaginables. On arrive assez tous sur place, pas de fioriture, on ne tente pas le diable vu que c est un match classé à hauts risques. Donc, on stationne à Tatouine. Et les 1ers coups de fil tombent, pour un éventuel rendez vous. Mais voilà, le quartier est transformé en bunker géant donc, on est obligé de faire le tour du monde. Surtout que la carte de l abonné est en possession de Mr Fa qui ne s est pas encore manifesté. Il n est pas encore en mode stationnement. Direction, le Parc en prenant des chemins détournés, quand soudain, au détour d une rue, on tombe sur une tripotée de casuals, un nouveau lieu de rendez vous vu que la plupart des cafés à proximité du parc sont en mode non alcoolisé.On continue son chemin et on sent une tension hors norme palpable, tout le monde scrute tout le monde à la recherche de l ennemi naturel, qui se serait perdu. Finalement le rende vous tombe à l eau et on croise Miss C et Mr Fa, un échange ponctuel est effectué, la carte de l abonné plus un billet vert.On erre encore un peu mais rien ne se passe à l extérieur, beaucoup de flics en civil circulent et les CRS sont bien présents, de toute façon, faire un mauvais coup lors d un PSG/OM faut vraiment être débile car c est le match le plus surveillé de la Ligue 1. En plus, notre président, celui qui nous partout, a la bonne idée de vouloir assister au match, d où une présence policière hors norme.On décide de rentrer dans le stade après avoir fait le tour du stade. Il est 17 h 20 quand on pénètre dans l enceinte du stade, la fouille sans soucis majeur, on rejoint nos amis en rouge.On assiste à un début de bagarre, rien de grave, on aurait dit un retour éphémère des Tigris. Mais peine perdue, c est juste une escarmouche, la tension du match met tout le monde sur les nerfs.Le stade sonne encore vide, et ensuite on regagne sa véritable place grâce à la bienveillance de Mamie Placeuse. Le ton monte, les marseillais sont situés sur deux étages obligatoires depuis le sinistre épisode de la CAF. L ambiance, c est clair sera exceptionnelle, pas besoin de motiver les troupes, c est l ennemi naturel qui est face. Même si des consignes sont données.Les joueurs marseillais pénètrent sur la pelouse sous la bronca parisienne, à foutre la chair de poule. Nulle autre équipe n est autant accueillie avec pareille haine. Les invectives injurieuses à faire rougir une nonne sont de sortie. Jamais entendu pléthores chants contre l ennemi héréditaire qui veut nous écrasé.Le stade se remplit, il est plein comme la lune, certains soirs. C est beau un stade rempli de monde, les joueurs de Paris pénètre à leur tour sur la pelouse, sous un tonnerre d applaudissements. L ambiance est terrible, on entend à peine les marseillais, comme s ils étaient absents des débats. Le speaker du stade, personnage de plus en plus ridicule annonce les compositions des équipes et surtout explique la mise en place des animations dans les tribunes, comme si on était des arriérés, il devrait plutôt aller chez les provinciaux, les stades où il n y a point d ambiances. Or, ici, on est au Parc, et on n a pas besoin qu un pauvre type honteux nous explique la démarche à suivre. 3, 2,1, hop, fermes la, de préférence !Le stade va être coloré avec des animations en latérale, un tifo d envergure à Auteuil et du classique à Boulogne. Bref que du bonheur !L ambiance sera chaude, rivalité oblige, c est le moment, place au sport, au spectacle ! c est notre 20 eme PSG/OM, on peut parler d anniversaire.Le tifo du virage Auteuil est exceptionnellement beau, complexe que la représentation du blason de la ville de Paris avec des bandes argentées.En fait, plusieurs animations sont prévues dans chaque tribune. En latérale, chaque personne doit revêtir une chasuble de couleur, rouge ou bleu, et devra se lever sous les ordres du speaker (honteux comme comportement).La brigade de Paris motivé comme jamais a su animer sa partie : bientôt, une migration vers d autres cieux ?Boulogne bleu a étendu une banderole rappelant le palmarès, plus un tifo avec le message, fais nous rêver comme la publicité des années 90.Tout le monde est en place, on peut débuter :On ne change pas une équipe qui gagne donc Pauleta est encore sur le banc.Coté, les autres, on note la présence de Cana et M’bami, deux traîtres voués dorénavant à la cause sudiste.L OM rentre mieux dans la partie, et pendant 15 minutes le PSG va souffrir, étouffé par le pressing sudiste. Et les autres ouvrent le score par l inévitable Cissé, raillé par le public. Or ce but n assomme pas les parisiens qui sont l impulsion d un Rothen, pile atomique d un soir, ils commencent à poser le jeu, la récompense de l égalisation viendra d un coup de pied arrêté, Luyindula égalise dans une atmosphère chaotique.Plus rien ne sera fait, jusqu’ au coup de sifflet final. Le match devenant de plus en plus stressant, la partie sera fermée, les uns ne trouvant pas la faille, et les autres se contentant de défendre.L ambiance est convaincante, pas besoin d en rajouter. C est sur, on aurait encore pu faire mieux. On peut parler de constance avec des pics plus impressionnantes mais le soucis c est que l on reste tributaire de ce qui ce passe sur la pelouse.Rarement entendu les autres, à part leurs tambours comme lors des guerres indiennes.La seconde mi temps va sonner creux à cause notamment du stress du résultat.Et le pauvre speaker va en rajouter une couche, annonçant que l utilisation des fumigènes est interdite. Sûrement l effet Nico !Bref, un PSG/OM qui rentre dans la normalité cher aux instances politiques !
<!--[if !supportEmptyParas]--> Les joueurs
Landreau, encore désicif,
Mendy, encore risible,
Bourillon, encore perfectible,
Camara, encore présent,
Armand, encore vainqueur,
Clément, encore parfait,
Digard, encore du culot,
Rothen, encore meilleur,
Frau, encore décevant,
Luyindula, enfin, buteur
Diané, encore brouillon…
<!--[if !supportEmptyParas]--> Après le match, on refait le tour du monde pour rejoindre la voiture, on scrute tous les visages avenants, en crainte de mouvements de foule dangereuse mais rien n arrivera. Donc, on passe de rue en rue, jus qu à croiser Fournier et cerise sur le Mac Do, notre président, NICO, celui qui nous suit partout : 1ere présence d un chef de l Etat lors d un match de Ligue 1 qui quitte le stade en voiture, escorté par les forces de l ordre en masse et surtout aux aguets.On arrive enfin, à la voiture et on file vers la maison afin de finaliser ses affaires pour un nouveau départ<!--[endif]--> vers la cité des Gones. Trêve internationale oblige.
<!--[if !supportEmptyParas]--> <!--[endif]-->
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