……La mystérieuse blonde………
Un déplacement, tout le monde l’a compris, ce n’est pas une chose facile à préparer, entre les différentes solutions pour rejoindre la ville visitée et surtout la difficulté de
convaincre les autres compagnons de voyage.
Ce déplacement en terre bretonne ne déroge pas à la règle, mais maintenant, on a le recul et surtout l’expérience nécessaire pour gérer les soucis
inhérents à toutes organisations.
Ainsi, pour Rennes, la décision avait été prise après le désastre de Bordeaux, une voiture, 3 garçons, 2 filles et de multiples possibilités. Mais entre-temps, on doit changer de
plans, exit les filles qui partent de leurs côtés. Et on se retrouve finalement à trois pour rejoindre la cité bretonne. Mais on dispose de plus d’un tour dans notre sac et deux autres personnes
vont venir compléter l’équipage. On sera finalement 5, comme les doigts de la main. Et encore on a refusé une dernière personne, sauf étonnante, le PSG en déplacement attire encore malgré les
résultats calamiteux. Combien serions nous si nous étions dans la position lyonnaise ? On n’ose même pas imaginer, si le parcage serait juste minuscule.
On décolle du Parc via le sud de Paris pour rejoindre le célèbre rond point des coins coins perdus et de récupérer le dernier, pour surtout changer de voiture vers 12h car le
match du jour est prévu à 17h15, ah, les joies et les misères des retransmissions télé.
On investit la nouvelle voiture, plus spacieuse, l’équipage est composé de Mr Jl, orphelin de Mr Wi, Mr O. de N., de Mr Fa, le capitaine de soirée du jour, de Mr O. La nouveauté
réside en la présence de Mr Sa, illustre personnage très connu du parcage.
On roule vers la ville pluvieuse par excellence, normale, elle se situe en Bretagne. Chemin faisant, on parle de la situation catastrophique du PSG tout en écoutant de la musique,
dont on ignore la provenance. D’ailleurs, on s’en moque, elle sert juste de bruits de fonds. Donc, on discute, histoire de passer le temps, trois heures de route, c’est peu et c’est loin en même
temps.
On stoppe nos aventures aux environs de la moitié du périple, et là, après un repos mérité, on assiste à l’arrivée d’un véhicule rempli de fans de Paris, ils sont bruyants, et ne
passent pas inaperçus. Surtout la blonde qui n’arrête pas de nous sourire. Nous sommes cinq, mais à qui sont adressés ses œillades timides à croquer. En persistant un peu, on pourrait avoir
son numéro, genre pour passer de bons moments de détente. 5 regards libidineux la déshabillent et chacun l’a vu d’une façon différente. De plus, elle n’est pas seule !
Mais, on a un match à mater, la bagatelle sera pour plus tard, le repos du guerrier pourrait on l appeler. L’heure du départ sonne, non sans avoir aperçu les premiers spécimens du
supporteurs breton, fidèle à leurs réputations, rouge comme une tomate et rond comme une queue de pelle.
Après cet intermède, on reprend la route et c est déjà presque la fin qui approche. On a constaté l’absence des forces de l’ordre au péage. On n’a pas l’habitude de cette
mansuétude.
On circule en ville car on doit déposer Mr Sa en plein centre car il a rendez vous avec une correspondante locale. Mr Jl essaye de faire la même démarche mais peine perdue,
personne ne répond. On arrive à proximité du stade, malgré une déviation qui nous mène nulle part sauf au point de départ. Enfin, on atterrit dans une rue que l’on connaît. Maintenant, on
cherche à glaner la place idéale, sachant que le quartier à bien changer puisque notre lieu de stationnement habituel est réservé aux riverains.
On se rabat sur une rue adjacente et hop, on se dirige vers le stade, quand soudain, on fait la rencontre fortuite, celle qui doit nous fournir les places est juste devant nous.
Quelle chance inouïe, pourvue que cela dure !
On suit les filles jusqu’au parcage, il y a déjà la file d attente mais nous voyageons en VIP donc pas de queues.
On assiste à l’arrivée du car des joueurs, les rennais en premier et les parisiens en second de même que la blonde, encore elle, décidément, il va falloir faire quelque
chose, chacun ayant les yeux pétillants.
On paie nos places et on file se promener non loin car il est tôt, très tôt.
Donc, on en profite pour shooter le SCOOB en mode star, Mr O. grimpant sur une poubelle de fortune. Un bar sera notre dernier point de chute avant d’entrer au stade. Parfait, y a
la télé et tout en regardant le match de rugby, on écluse des bières, juste pour se désaltérer.
Les clients vont et viennent et dans la chaleur humaine, les discussions sont fermes et hautes. Quand soudain, notre anonymat tombe à l’eau, des connaissances d’Auteuil
pénètrent dans le bar, c’est Super Di et son groupe qu’il a réussi à faire bouger. Marrant que l on se retrouve tous autour d’une table mais toutes les bonnes choses ont une fin, on doit quitter
l’endroit car le match va débuter et surtout il faut manger quelque chose avant, donc, des galettes saucisses feront l’affaire. Avalés à la hâte, on se retrouve devant l’entrée du stade, mais un
car ou deux vient d’arriver. On patiente ne désirant pas être associé à ces turbulents. Erreur fatale qui aura des conséquences néfastes. On est fouillé doublement comme des terroristes,
palpation poussée (sexe attitude) car ils viennent de trouver des petits malins qui ont tenté d’introduire des produits interdits.
Courage pour eux, puisqu’ils sont arrêtés.
On investit l’étage mais le match est déjà commencé. Dommage, on redescend car la partie haute sonne creux. On expédie vite fait les affaires courantes, CAD les photos et hop,
c’est parti, place au spectacle, place au match.
On déplore toujours autant de touristes qui ont la bénédiction d’être présent, remplissant ainsi le parcage.
PLG a concocté une équipe avec les moyens du bord, vu la formation alignée, cela va être simple de ramener quelque chose.
L’ambiance a du mal à décoller, sûrement à cause du vent qui refroidit plus d’un. De toute façon, vu le nombre peu élevé d’occasions, il n’y a pas de quoi s’enflammer.
Et, soudain, l’alerte, but refusé sur un hors imaginaire, n’a servi à rien puisque Rennes ouvre le score sur une action confuse. Un nouveau auto goal comme disent nos amis d’Outre
manche. Un banal coup de pied arrêté. Qui est le coupable du jour ? Sakho, le fils caché d’Eugène (DESOLE) !
Mission impossible, le spectre de la défaite s’installe quand on sait que le PSG a perdu 9 fois sur 11 lorsqu’elle a vu ses adversaires ouvrir le score. Les deux autres fois, Paris
a réussi à prendre un point.
A la pause, le challenge orange fait passer le temps. Ce n’est pas terrible mais c’est déjà cela !
Au retour des joueurs, une voile est sortie, histoire de fêter les 5 ans du PSG club Angers. Mais sur le terrain, cela se passe mal, puisque les rennais emmené par un J. Leroy,
insaisissable, double la mise, les carottes sont cuites et les citrons pressés ! Ce nouveau coup dur entraîne un sentiment de révolte, déclenchant une colère collective. Des fumigènes sont
lancés sur la pelouse, sous les sifflets du stade. L’arbitre arrêtant même le match momentanément. Les Boys débâchent et ses membres décident de partir. Le mouvement n’est pas général, il reste
des poches de résistance. Le capo des BB85 viendra même parler avec Mr O., le prenant sûrement pour un leader de groupe, style, il possède un pouvoir décisionnaire sur les autres. Peine perdue,
la plupart reste sur place assister au triste spectacle. Pendant ce temps, gros bordel en perspective, surtout dans les coursives. Plus personne ne chante, le dépit est général et l’on découvre
qu’il y a un mec à coté qui essaye de mettre l’ambiance, même s’il est seul, motivé comme jamais.
On sent beaucoup d’énervements et de multiples chants contestataires jaillissent des récalcitrants à une sortie prématurée.
Des "Alonso", "Une équipe a Paris», "Si on descends on vous descends" , "Bougez vous le cul bande d'enculés" , "Allez tous vous faire enculer" et même des timides "Le Guen
démission" seront lancés.
Le coup de sifflet final retentit libérant le peuple breton, seul deux ou trois joueurs nous saluent mais, hélas, du milieu du terrain.
On patiente, la mine des mauvais soirs. Et, la délivrance vient assez rapidement, on n’est jamais sorti aussi vite d’un déplacement. Pendant l’attente rapide dans les coursives, on
est à la recherche de la blonde du jour, histoire de la consoler, mais pas de traces, même la bande à Super Di a disparu.
Finalement, on quitte l’enceinte et des rumeurs font état d’une attaque du bus des joueurs. Direction, la voiture, et après que Mr Sa ait vendu des articles de sport, on part vers
la capitale mais décidément, mauvaise soirée, Mr Fa prend des chemins bizarres, bon, on n’est loin de la piste cyclable mais deux demi tours plus tard, nous filons vers une pompe à essences pour
regagner paisiblement Paris.
Tout cela laisse présager une ambiance vraiment particulière contre VA voire délétère.
Voila un match à oublier…On est dans la merde, jusqu’aux genoux.
Les joueurs
Landreau, de plus en plus pitoyable, donc à remplacer
Cearà, difficile, avec un marquage élastique, donc à recadrer
Camara, le roc se liquéfie sous la pluie bretonne, donc à protéger,
Yepes, il n a pas brillé devant Briand, donc à rechercher la Force,
Sakho, auteur de l auto goal d’école, donc nul, donc à changer,
Chantôme, disparition petit à petit, donc à retrouver,
Clément, exténué par l avalanche de matchs, donc usé,
Armand, mal à l’aise en milieu, donc à laisser latéral,
Sousa, le nouveau Casper, donc voué à l’échec,
Diané, une grosse occasion, et puis, s en va, donc service néant,
Pauleta, même Dieu n’y arriverait pas, donc il attend encore un ballon exploitable…
Sur le chemin du retour, le multiplexe est écouté ardûment pour tous sauf Mr O qui a eu la bonne idée d’emporter avec lui son magique Ipod, et c’est impoli mais écouter les
résultats des autres lui donnent pas envie mais alors pas du tout envie.
On s’arrête encore à mi chemin dans une station de service investit par des fans du PSG et des forces de l’ordre en mode surveillance. Et on retrouve nos amies, celle qui délivre
les billets. Mais pas de trace de la blonde, celle que l on croyait disposant d’énormes oreilles de Mickey, le mystère s’épaissit mais on s’égare !
Les personnes, surtout Mamie Grognon, sont toujours interloquées devant tant d’exubérances, tant d’excès même si on a beau leur expliquer que nous ne sommes pas tous des
brigands.
On repart vers le point de départ. Un quelconque rond point au sud de la capitale pour finalement repartir sur Paris déposé le reste de la patrouille.
Et c est parti pour la sempiternelle dépose de tout un chacun.
Beaucoup pense que le PSG y va tout droit…C’est comme regarder un proche mourir et se sentir impuissant. Mais, tant qu’il y a de l’espoir, il faut continuer !
TOUS A LYON…

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