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Le retour de la 106, et elle est pas contente...


Déplacement en Lorraine : samedi soir à 20 h 00, cela se planifie et se prépare durant la semaine précédente, d’une voiture complète, cinq personnes, on se contentera d’un trio magique. Le désistement est à méditer et  l’on verra la suite à donner à cette histoire.

Le rendez vous se situe au pied de l’autoroute A4, vers 12h00, on va en profiter pour rendre visite à Mme Ma et le pitchoun A, celui qui n’est pas interdit de stade, c’est normal, c’est sur la route. On fait un modeste détour mais cela vaut le coût. Sur le chemin pas de soucis majeur malgré la crainte des embouteillages liés au départ de vacances. On arrive tant bien que mal. Tout le monde est déjà présent, après une légère discussion, on prend la 106 du boulet, en fait les personnes qui seront du voyage sont les fidèles, Mr O, Mr Fa et Miss C pour qui, Nancy sera une première. On fait quelques papouilles avec le dernier membre du groupe, normal, il est mignon, et après un café avalé et quelques photos plus tard, on quitte la chaleur de ce foyer non sans avoir acquis le principal : deux sourires qui doivent porter bonheur, l’un à Mr O et l’autre à Miss C. Dans l’escalier en regagnant la voiture, on annonce déjà le score, victoire 2-1 pour le PSG.On récupère nos véhicules respectifs et on fonce vers un endroit approprié pour garer la voiture qui va rester sur le quai. Direction, l’autoroute A4 mais horreur, les premiers ralentissements, il est 14h00 et on a une heure de retard sur le timing de départ. On ne peut pas se faufiler car des voitures qui se suivent c’est délicat à faire. On prend son mal en patience mais voilà, les dangers inhérents à la route sont bien présents, les fric-frac sont évités de justesse. Dont un avec une 205 piloté par un vieux qui s’est égaré sur le rond point. Et, oui, en 1930, cela n’existait pas encore, sourire de circonstance surtout qu’il fait un signe d’amitié, secouant la main comme le regretté Guy Lacombe, celui qui a failli couler PSG. On se gare et on pénètre dans la voiture à l’avant, coté passager et le périple vers Nancy débute.

 Direction, la Lorraine ! Chemin faisant, on roule vers l’Est, le temps est clément mais il faut se méfier car les nuits sont froides dans ce pays. L’autoroute et ses surprises, il se passe toujours quelque chose, déjà, on double une FERRARI bleu, oui, par la droite, la 106 a doublé ce bolide, elle l’a fait méchamment sans demander son reste, satisfaite du travail accompli.

Ensuite, une espèce de Golf emprunte la voie d’arrêt d’urgence, normalement comme si de rien n’était, au moment de la doubler, on vérifie qui conduit : on avait tous parié sur une femme, et bingo, c’en était une et de plus, elle était blonde, tout un programme.Le choix musical est à la charge de Miss C qui a emmené ces CD, on se demande bien pourquoi, ah, oui, les choix du boulet ne sont pas assez pléthoriques.On continue la route, donc, bercé par la musique de Miss C. quand soudain, on double une voiture bleue à la forme allongée, on dirait un véhicule qui est passé au compresseur, mais c’est juste une vieille Alpine Renault qui s’est échappé d’un musée.

On arrive au 1er péage et comme tout le monde sait, il se passe toujours quelque chose à ce moment. Style la mamie abandonnée sur la route de Nantes qui remontait le flot des véhicules comme si de rien n’était. Un véhicule se présente devant une guérite mais il y a un problème, il n’y a personne car la croix rouge était de mise. Devant ce fait accompli, il faut le faire, le boulet se moque mais il n’est pas en reste car il est grande forme. Dans la série, le boulet est un con, le boulet au péage : au moment de payer avec sa carte bleue, il l’introduit dans la fente qui alloue le récépissé du ticket. Et cela ne fonctionne, oui, monsieur, c’est normal. Ah, le boulet n’en rate pas une, il fait peur parfois à jouer à son François Pignon, une vraie tête de vainqueur sans forcer. La veille, il avait rendez vous avec une copine et il est passé devant elle sans s’arrêter, il ne l’avait point reconnue, il doit vivre dans une autre galaxie et revenir de temps en temps sur Terre voir un match du PSG. On rigole bien, traversée de Reims et passage à proximité de son stade en réfection et le voyage se poursuit sans encombre, un arrêt au stand avant de quitter l’autoroute, une aire qui rappelle de vagues souvenirs à Mr O, un match de match improvisé entre fans lors d’un déplacement mémorable à Metz. Comme par hasard !Ensuite, c’est le désert, on emprunte une route qui mène à Nancy, sur 50 kms environ, on traverse trois villages, on se croirait perdu dans le désert, seul sur l’asphalte filant au vent. Et encore un phénomène de la route qui stoppe son véhicule en plein milieu du rond point et un autre qui emprunte la voie de gauche pour rentrer sur la voie de droite ! Il y a vraiment des dangers sur la route, on ne les taxe pas de terroristes car ce qui les caractérise c’est leur étourderie au volant qui peut occasionner un danger.Mieux vaut ne pas tomber en panne dans ce no man’s land, les mobiles ont du mal à capter et il n’y a personne sur la route.Quand soudain, c est le drame, la 106, la voiture qui est monté en kit donne des signes de faiblesse, du moins, le volant à faible allure émet un son stacatotique, et la voiture dévie légèrement sur la droite. Intriguant mais on continue notre chemin, jusqu’au moment où l’on peut emprunter un petit chemin, histoire de vérifier les hypothèses émises mais rien, on repart n’ayant rien déceler. On stoppe une dernière fois vers une station service, et le boulet remet ça, il pénètre dans les toilettes des femmes, bien qu’il est regardé les dessins différents, soit c’est un pervers, soit c’est un drogué, on laisse le choix à chacun de se faire une idée. En repartant, on regarde néanmoins la voiture mais rien, toujours rien pas de signe alarmant mais il y a quelque chose ce n’est pas possible.On arrive à destination dans les faubourgs de la vile, il est tard mais le passage obligatoire à la Place Stanislas est de vigueur. On stationne à proximité de la gare et en quittant la 106, c’est le drame, un bruit sifflant vient du pneu, il se dégonfle à une vitesse folle, c’est le pneu qui voulait nous la faire à l’envers mais l’usure l’a rattrapé et c’est parti pour un tour de mécanique forcée. En 150 mille déplacements, c’est la première fois que cela nous arrive donc obligation de changer la roue. L’opération va prendre quelques minutes sous les yeux aguerris et moqueurs de Miss C. C’est pas bien de se moquer car cela peut arriver à tous. On ne le souhaite à personne. C’est sûr la team Ferrari ne va pas nous prendre comme mécano mais voilà, l’opération est rondement et efficacement menée.Direction la gare pour se laver les mains et un CRS qui est poli comme un sou neuf nous souhaite le bonjour, hallucinant. Il est tard et la nuit commence à tomber, c’est le moment des prémices de la venue de la nuit et la place Stanislas nous attend, prêt pour une visite éclair. Quelques photos plus tard, on regagne la 106 pour le stade car on est quand même venu pour le match. Chemin faisant, on cherche à dégotter une boulangerie, histoire d’acheter quelque digne à manger. Mais on ne trouve pas grand-chose, juste une épicerie ouverte pour une bouteille d’eau et une boulangerie pour une pâtisserie. Le boulet ne prend rien car il a décrété qu’il fallait qu’il arrête de manger. Comment peut on stopper un dévoreur ? Mission impossible !On le sait d’avance…Direction, le stade et la radio a pris place à la musique et c’est la minute culturelle : pourquoi l’année du cochon qui est une bonne année est rare ? Parce qu’elle arrive après un cycle de 12 animaux associés à un élément. Bientôt, on va rentrer dans le cycle du cochon d’eau et non le cochon doré comme précédemment affirmé au conditionnel par Mr O.Sur le chemin du stade, on prend des directions différentes de l’habitude et point de ultras nancéens à casquette rouge à suivre.

Heureusement, les lumières du stade vont servir de guides.Il est tard et Mr Fa décide de se garer à Tatouine, sur la 1ere place trouvée. C’est loin de la terre promise, mais la marche ne rebute personne. On se dirige vers le stade et on prend un chemin innovateur puisque l’on ne reconnaît rien, du moins on croit reconnaître mais on a tous faux, sauf la pizzeria où le capitaine Rai s’était arrêté un soir de match et on l’avait raté de peu. On a une mission à accomplir pour Mr K mais la boutique ne distribue pas de programme. Tant pis, on verra plus tard, on se dirige vers le parcage visiteurs, facile à reconnaître puisque la présence des forces de l’ordre est toujours impressionnante. On se précipite vers l’entrée qui nous amène aux guichets, le monde se divise en deux, ceux qui présentent leurs cartes de  l’abonné, et ceux qui n’en n’ont plus besoin, Mr O n’en a pas besoin. Miss C règle les places et on se place devant le tourniquet infernal le plus lent du monde. Les locaux ont tendance à oublier cette donne, le PSG se déplace  souvent en nombre, donc les fans s’agglutinent devant le seul et unique passage, mise en place après le passage des virulents fans de la rotterdam. On patiente et des rumeurs à prendre au conditionnel témoignent de frictions diverses. Ah, enfin, le temps passe mais on est finalement rentré à temps, non sans mal. On pénètre dans notre tribune respectant la séparation Auteuil et Boulogne. On s’installe et après avoir salué nos potentiels compagnons d’infortune, on attend le début de match. Pas de mal de monde quand même puisque le parcage est divisé en deux.PLG a aligné un schéma qui gagne à être connu,  un 4-2-3-1 avec Dramé à gauche et Luyindula, juste derrière Pauleta.

 

 

 

Le début de match est prometteur, il laisse de bons présages, les parisiens ont toujours le ballon, mais la 1ere occasion va échoir aux locaux  mais Landreau veille déjà au grain. Quelques secondes plus tard, Pauleta se voit refuser un but à cause de son positionnement illicite. Et ensuite, plus rien, les nancéens vont reprendre les choses en main multipliant les occasions mais voilà, Landreau est en forme international. Le tableau d’affichage n’a pas bougé, 0-0, score nul et vierge.Au retour des vestiaires, on prend les même et on recommence, Nancy est resté dans la dynamique de la fin de la 1ere période, les parisiens opérant en contre, mais vite fait, rien à se mettre sous la dent. Jusqu’à la 70eme minute, où sur une action anodine, l’arbitre indique le point de penalty sur une faute de main. Cela a l’air d’être très sévère mais on n’en sait rien, étant placé à l’opposé de l’action (la suite nous confirmera que la sanction suprême était bien imaginaire). Le PSG a suffisamment souffert cette saison de ce genre de décisions pour avoir un peu de compassion.Pauleta en trois ouvre le score et mini chaos dans les deux parcages, cela a le don de réveiller des nancéens qui étaient amorphes, niveau ambiance.Le ton va encore monté après l’expulsion mérité de Kim, pas le notre mais de l’attaquant local. Là, l’arbitre pousse le bouchon un peu loin et les quolibets descendent des tribunes locales, des fans désertent même déjà l’enceinte, un mouvement de foule, en face, des gens s’énervent d’où l’intervention de CRS qui lâchent des gaz sans réfléchir.A 10 contre 11, les débats sont déséquilibrés et  2 autres buts vont tomber dans l’escarcelle parisienne. Le 3eme but va encore faire parler les journaleux puisque sur le débordement de l’attaquant parisien, la balle est sorti, tout le monde l’a vu sauf le corps arbitral, même chose à la fin, faute dans la surface sur un attaquant de Nancy et l’arbitre ne bronche pas.3-0 pour Paris, le match est fini,cela fait du bien et les joueurs défilent pour applaudir les fans qui se battront pour les maillots jetés, la routine quoi ! On a assisté à notre 1ere victoire en déplacement cette saison, ce fait est à souligner puisqu’il démontre notre ferveur. Pas de résultats probants mais toujours fidèles !Au terme d’une partie engagée, le PSG s’est imposé largement 3-0 à Nancy, meilleure équipe à domicile du championnat pourtant, grâce à des réalisations de Pauleta, Frau et Gallardo. Si le score apparaît large au vu du déroulement du match, les Parisiens se sont montrés les plus réalistes bien aidés par le corps arbitral.Peu importe, depuis l’arrivée de PLG, les performances s’accumulent et enfin, la confiance revient.

Les joueurs

 

 

 

Landreau, il a tout simplement été magique, stoppant tous les ballons chauds…
Mendy, difficulté devant le performant Kim mais sans s’énerver, le défenseur a fait son match…

Rozehnal, il a connu de meilleurs jours, déficient dans la relance et nouveauté dans le domaine aérien…

Armand, fidèle à lui-même, l’un des meilleurs sur le terrain, c’est le nouveau patron de la défense…

Dramé, c est le maillon faible de l’équipe, il lui faut plus de maturité et moins de retenue, il défend mal, et il n apporte rien offensivement…

Cissé, il était partout mais il est difficile de jouer sur le même tempo tout le match, présence de tous les instants mais en vain…le plus souvent

Rothen, repositionné en milieu axial, malgré des difficultés, il se bat montrant une volonté de bien faire…
Gallardo, le lutin argentin, souffle le chaud et le froid, ce technicien hors pair alterne des actions de classe et les mauvais choix…il a tenu tout le match, deux buts en deux matchs…
Diané, c’est celui que l’on n’aime pas, trop de raid solitaire raté, s’il passait plus souvent sa balle…dommage, il rappelle un mancunien qui faisait la même chose…
Luyindula, bon match, de plus en plus présent, ah, la concurrence va faire souffrir plus d’un…
Pauleta, match médiocre, dans le sens du but mais grosse activité de pressing…

 

 

 

L’éternelle attente après le match est de rigueur, on attend patiemment refaisant le match. Des jardiniers apportent déjà les 1ers soins à la pelouse et les fans parisiens vont s’en faire un nouveau copain, on opère par la tactique d’encouragement, histoire d’attirer son attention et s’il répond, c’est fini pour lui, il sera adopté par tous pour finir par se faire rallier mais toute bonne chose a une fin puisque l’on quitte le stade sous une haie de CRS. Devant la porte fermée, on patiente encore, ils doivent toujours hallucinés devant le nombre d’indépendants.Et l’opération récupération commence pour Kikim, l’inconnu de Athènes, on ramasse les objets demandés. On passe devant la sortie des joueurs et après un petit coucou à Armand, on regagne la voiture. Mais, on passe devant une enseigne qui fait des pizza, c’est obligé, on s’arrête et la commande est faite, le boulet va en mission d’exploration rechercher la voiture, les autres vont se mettre en mode attente des pizza. Le magasin offre des ballons, Mr O en prend et l’agite comme  Simon, dans la cité de la peur. On attends le boulet sur le trottoir d’en face et il passe devant nous comme si de rien n’était, il est grave atteint quand même. On monte dans la voiture, direction la capitale, via une station service. On remonte sur Metz et on passe à proximité de son stade glacial, Mr O, seul derrière s’est mis en mode sommeil, un arrêt au stand plus tard, c est Miss C qui le rejoint aux pays des rêves. Ah, encore, un excellent déplacement qui restera dans les annales !On arrive sur Paris et on regagne chacun nos domiciles respectifs et dire que dans peu de temps on remet ça en faisant un doublé histoire deux fois dans l’Est en l’espace de 4 jours (deux déplacements de suite).

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