Soirée difficile.....
Match en semaine en plein mercredi, jour des sorties ciné, on se demande vraiment qui a eu la bonne idée de placer des matchs aussi importants à ces dates précises. Encore des bureaucrates qui ne pensent pas à l’essentiel sans fans de football dans les stades, le foot n’existerait pas !La sortie de la semaine nous emmène dans une contrée accueillante à souhait, Montbéliard, le pays des carambars, non, le pays des Peugeot. Donc, on prévoit une voiture complète si possible et des gens seront obligés de rester sur le carreau, car on dispose que de 5 places depuis un discours tardif avec les forces de l’ordre, un soir de déplacement en terre stéphanoise.Les choix sont vite faits, on prend les 1ers qui ont émis le désir de venir, on en a assez des hésitations et des désistements de dernière seconde. Tout cela étant réglé, l’équipage est inédit comme il se doit. Mr O, et Mr Fa, les plus fidèles et les nouveaux, Mr L, Mr J et enfin, Mr P.Le rendez se situe devant notre seconde maison à tous, les provisions sont dans le coffre et on se dirige vers le sud de la capitale pour récupérer le dernier compagnon. Enfin, tous réunis car même si on vient d univers différent on a tous en commun une passion réelle pour le PSG.Et c’est parti pour notre bonne vieille ville de Montbéliard.Sur le chemin, c’est l’alcool attitude puisque les provisions ont été effectuées avant le départ. La voiture n’avance pas, on la sent lourde et chargée ! La bière coule à flots, sauf bien sur pour le capitaine de soirée, celui qui conduit.Chemin faisant, on ne rencontre pas grand monde, normal, déjà, on a pris un itinéraire bis et en plus, n oublions pas que le match se déroule en pleine semaine. Cependant la bonne humeur et la convivialité demeure dans l’habitacle de la voiture.On parle de souvenirs de soirées, de souvenirs de déplacements, de souvenirs de matchs, bref que du foot.On passe à proximité de Pouilly en Auxois, la célèbre ville où le boulet s’est demandé qui allait dormir avec qui. Mr O avait sa petite idée et au lieu de la donner tout haut, il a le nom de la bourgade à proximité d’Auxerre. Ah, la nostalgie des voyages, c’était quand même un moment de franche rigolade, limite à se pisser dessus. On stoppe le convoi une première fois pour un arrêt naturel, et oui, l’alcool commence à faire son effet. Mais c’était juste une urgence, y en aura d’autres, c’est prévisible à cause de la quantité de bières à écluser. Une 60taine environ, à 2 euros le maxi pack de 30 cela pousse à la consommation.Rebelote, on décide de s arrêter à la dernière station grande station avant le périple de la nationale et ses villages perdus. Cette aire de repos, c’est celle avec des ronds points et des croisements partout, trop simple de se perdre et surtout de se tromper de chemin lors du retour sur le chemin du déplacement. On gare la voiture, des chiens aboient, et non, la caravane ne passe pas, c est pire, un couple est entouré d’au moins dix huskies, ce sont des chiens de traîneaux dixit la dame qui remonte dans sa voiture lorsque l’on s’est garé.Un café plus tard, on repart pour affronter la nationale brumeuse et dangereuse, pourvu qu’il ne pleuve pas !Bingo, il suffisait de demander et c’est fait, il pleut et de plus les camions règnent sur l’asphalte. Et hop, c’est parti pour des numéros de hautes voltiges. On double et on double encore jusqu'à une nouvelle urgence naturelle, d’où un arrêt obligatoire sur la place d’une village perdu au milieu de nulle part. et zut, les camions lents nous repassent devant, pendant que Mr T et Mr J chahutent comme des collégiens en manque de violence.
Mr O appelle à la rescousse les lyonnais après l’inquiétant texto envoyé par Mr C. Le match de Sedan, initialement prévu samedi est reporté à dimanche. Mais personne au bout du fil, on rappellerait plus tard. Au lieu de se renseigner auprès de sources sures,on devrait appeler une ambulance, vu le chahut organisé par les petits, en cas de blessure quand on pense en voir une qui arrive mais non, c’est un véhicule de l’administration pénitentiaire en transit. Et on repart vers le stade le plus accueillant que l’on connaisse, en 7 déplacements à peugeotland on compte 4 victoires deux nuls et une seule et unique défaite que l’on peut imputer au drogué de service qui a arbitré ce soir là, deux penaltys hyper sévères sifflés.Il est tard, et il faut faire vite, même si les débats débutent à 21 h 00. Le rodéo continue sur la route vallonnée à souhait et voilà que l’on double tous ceux qui traînent, notamment un convoi de deux véhicules immatriculées dans la région parisienne, ils roulent tellement doucement que l on a des doutes sur leurs présences au stade.On roule et l’ambiance monte d’un cran, les chants à la gloire des parisiens commencent à fuser, et aussi des chants moins orthodoxes à la gloire des illustres personnages liés au crime qui ont défrayé la chronique ces dernières années. On en rigole mais ce n’est pas reluisant mais quand tu demeures dans des contrées aussi isolées et au milieu de nulle, il n’y a pas beaucoup d’échappatoires. On arrive à proximité de notre destination finale, quand le drame intervint, il y a urgence, on doit s’arrêter mais quid, pas d’endroit adéquat. Il faut continuer encore un peu malgré les interventions alarmantes des passagers arrière, la situation est grave.Et soudain, apparaît l’endroit salvateur, notre station service où le plein de carburant est toujours fait pour le retour vers la capitale. A peine le temps de stopper la machine que les voyageurs descendent, limite, ils sautent du véhicule. Et pendant que le réservoir se remplit, un autre régurgite tous ceux qu’il a bus. Et pendant ce temps, on nettoie la voiture qui commence à avoir des relents d’alcool, le boulet n’en rate pas une, en transportant les cadavres vers le lieu adéquat, il fait tomber le maxi pack, histoire de démontrer sa droiterie.Ah, il n’en rate pas une, le bougre, au même titre que Mr L, celui qui renvoie plus vite que son ombre.Nous sommes à proximité du stade, il est tard et nos places habituelles sont déjà squattées, donc modification obligatoire, on va ailleurs, plus proche du centre ville. On prend une petite ruelle mais rien à se mettre sous la dent, donc, on continue un peu et hop, on trouve la place adéquate à mi chemin du stade et du centre ville.Enfin, on est arrivé. Soudain, des cris résonnent, et nos regards sont attirés par ces cris stridents, ce sont des « parisiens » du cru ou plus précisément dans notre jargon des touristes. Ils sont à peine une dizaine, même pas un cortège, que du vocal.On se dirige vers la rue piétonne car l’alcool s’est bien connu ouvre l’appétit. Notre chemin croise une blonde qui à l’air perdu, attendant patiemment sur le trottoir. Tous la dévisagent avec des idées malicieuses. Mais on a pas le temps pour de la bagatelle. On passe le mini tunnel et on rejoint la gare qui donne sur le seul lieu animé de la ville, la rue principale.A ce moment la blonde de tout à l’heure nous double en courant, et que fait on quand on voit une blonde gironde courir, on lui emboîte le pas dans sa foulée !On arrive devant la sandwicherie clandestine du coin, comment font ils pour déguster ces trucs turcs ? A vomir sur place, oui …On retourne au stade Bonal, lieu de nombreux exploits et hold up parisiens. Chemin faisant, on ne rencontre pas âmes qui vivent sauf trois CRS qui ont l’air de s’ennuyer ferme, pas même un groupe adverse, histoire d’en découdre un peu et de faire des efforts physiques juste avant le match.Au passage, devant la voiture, on fait à nouveau les provisions de bières, y en a tellement. Et on réglisse le maxi pack sous la voiture, histoire qu’elles restent fraîches pour l’after.Enfin, c’est l heure de se présenter devant le guichet, d’une allure vive et souple. On arrive devant l’entrée du parcage visiteurs et on s’aperçoit que l’on a perdu deux gars. Mr L et Mr J ont tout simplement disparu, ils ont suivi la masse de la foule et comptaient rentrer avec les Sochaliens. Ah, les pauvres égarés dans un environnement qu’il ne maîtrise pas.Sempiternelle haie de CRS que l’on passe sans encombre, on arrive devant l’entrée qui mène aux guichets, pas besoin de cartes pour certains sauf les deux derniers.La fouille, passage délicat puisque nous sommes tous des terroristes est effectué lentement et sérieusement, cela faisait longtemps. On y passe un par un et soudain c’est le drame Mr L et Mr J font l’objet d’un contrôle par les RG, mis à l’écart, on leur demande de présenter une pièce d’identité. Encore une fois, ils n’en ratent pas une, ils ont vraiment des têtes d’IDS.On pénètre enfin dans la tribune, il est tard et constat alarmant, on n’est pas nombreux, environ 200 à 250 parisiens. Bon, c’est un mercredi soir et ce n’est pas une excuse, même si le match est télévisé. Par contre les locaux se sont mobilisés car l’enceinte est comme la pleine lune, belle et pleine. L’ambiance sera pauvre c’est sûr. On s’installe au milieu de la foule et on mitraille la mascotte avec le nouvel appareil de Mr Fa, et dire que la technologie l’a rattrapé mais jusqu’à où ? Oui, Mr, le technophobe, on vit au 21eme siècle et des produits high tech existent. Et viva el revoluzion ! La rencontre va débuter incessamment sous peu, on demeure confiant quand soudain, c’es le drame, le pire qui puise nous arrivés en déplacement, le billet du match porte le numéro fétiche de nos ennemis du Sud, on ne peut plus gagner, le sort s’acharne sur nos couleurs.Les 22 acteurs investissent la pelouse en piteux état, on dirait le champ vert du coté de chez les parents.
PLG a remanié son effectif, c’est un adepte du turn over. On dirait une équipe C, tellement l’effectif est pauvre et déséquilibré.
La mise en place tactique va tourner vers un 4-3-2-1
Dramé, Cissé, Traoré, Chantôme
Hellebuyck, Rothen, Mulumbu
Kalou et Piètre
Frau
Le coup d’envoi est donné, l’arbitre délivre les joueurs et le public.Paris entame bien le match mais ils abusent de longs ballons vers l’attaque, témoin la frappe de Kalou dès l’entame de la rencontre. Mais ensuite paris coule, sous le déluge des attaques locales, et la logique veuille que Sochaux ouvre le score. But magnifique !Les parisiens restent amorphes et la sanction viendra un peu plus tard, action limpide qui termine dans les filets parisiens. 2-0, les affaires se corsent !
Le score de 2-0 pour les locaux à la mi-temps est tout à fait logique devant l’apathie parisienne…Au retour des vestiaires, petit remaniement. Mais cela ne va pas beaucoup changé la donne, il faut mettre au moins deux buts pour espérer quelque chose.Mais les sochaliens gèrent le temps, tranquillement sans paniquer. Et le temps presse, PLG modifie encore son équipe et sa tactique, un 4-4-2 fait place. Et c’est le temps de la révolte parisienne bien aidée par les locaux qui ont reculé de deux crans plaçant des contres dangereux. Et l’espoir revient puisque un auto goal permet de réduire le score et c’est parti pour 15 minutes de folie. Où l’on découvre la maladresse incroyable des attaquants adverses et à l’ultime seconde dernière occasion pour PSG mais le gardien s’interpose et Paris n’égalise point. Voila, c’est fini, exit de la coupe ! Tenant du titre, le PSG est sorti de la coupe de France par Sochaux en perdant 2 buts à 1. Menés 2-0 à la mi-temps, les visiteurs ont tardé à réagir à un quart d'heure de la fin mais trop tardivement pour espérer revenir dans la rencontre. PLG a perdu son pari ayant décidé d’aligner une équipe remaniée pour ce match, Paris n’aura aucune excuse à Sedan samedi avec un match capital et trois points qui le seront tout autant… Place désormais à la bataille des Ardennes.Il est regrettable de faire ce constat mais une équipe plus compétitive aurait fait mieux, on en a l’intime conviction. Les joueurs utilisés n’ont pas répondu présents.
On sera samedi si le risque pris en valait la chandelle !Certains joueurs viennent jeter leurs maillots et surtout féliciter les fans pour leurs ferveurs.
Les joueurs
Landreau, juste un arrêt miraculeux en fin de match, sinon, encore les relances ont pied
Chantôme, le joueur polyvalent par excellence, parachuté latéral droit, il a souffert devant l attaquant sochalien malgré une combativité de tous les instants…
Traoré, son jeu de tête demeure précieux mais dès que le ballon reste au sol, il a l’air d’être perdu …
Cissé, peut être son futur poste mais alors, il a encore du boulot, énormément de travail à faire…
Dramé, depuis un moment, on dit que c’est le maillon faible de l’équipe,, là, on peut parler de catastrophe, il ne doit plus jouer en équipe 1ere, tout simplement, pas assez rapide, ne devine pas les coups adverses, n’anticipes , ne participes pas aux actions offensives, bref, hors sujet…
Rothen, positionné milieu axial, il s’est démené mais en vain, très actif au demeurant…
Mulumbu, énorme match mais encore fragile au niveau des enchaînements récupérations animations…
Hellebuyck, énorme déception du soir, on lui a donné les clés de l’entrejeu parisien, et on n’a rien vu…toujours les mauvais choix…limite ridicule
Piètre, samuel de son prénom, tout est dit dans son nom, piètre joueur de CAF où il doit retourner au plus vite…
Kalou, autre déception du soir, malgré une technique au dessus de la moyenne, il n’arrive pas à être décisif, ratant des buts ‘faciles’…
Frau, qui retrouvait la pelouse qu’il l’avait fait découvrir n’a pas fait la différence escomptée malgré une activité de tous les instants…
On quitte le stade assez rapidement après que les touristes du cru invectivaient les paysans du coin, on appelle cette figure l’arroseur arrosé. En effet, pourquoi les traiter ainsi alors que l’on a les mêmes misérables conditions de vie.On quitte le parcage visiteurs et les CRS nous font attendre devant l’entrée faisant sortir 10 par 10 les visiteurs d’un soir. Les conversations vont bon train et surtout les âneries débitées, de mémoire, un jeu de mot sur hooligans, que ne renierait pas l’imbécile de Ruquier, que l’on va taire tellement elle est au ras des pâquerettes. On se dirige vers la voiture, non sans avoir attendu les deux futurs IDS et un attroupement devant la sortie des joueurs attire notre attention. C’est le Président qui est présent répondant aux fans les 1ers sortis, on la jamais vu d aussi prêts. Et là, Mr O lui lance la remarque de l’année :
- « Ramenez nous la coupe d’Europe, et on vous pardonnerez tous, oui, la coupe de l’UEFA et on oublieras cette année !
Un sourire de circonstance pour réponse pendant que Mr Fa lui dit :
- A Samedi, à Sedan ! »
On regagne la voiture et stupeur les bières camouflées ont disparu, damned it, ils vont devoir boire de l’eau au retour. Ce n’est pas malin !
Il y a tellement monde sur l’unique accès à l’autoroute que les CRS ont bloqué la route un peu comme le gars de Paris qui tout à l’heure bloquait la rue comme si de rien n’était. A lui tout seul !Donc, on est obligé de la jouer à la parisienne CAD raccourci à gauche, à droite, marche arrière et hop, on se retrouve sur la bonne route, ayant gagné moult minutes.
Enfin, sur la route du retour et c’est le moment où la pluie refait son apparation, tant pis, on fait avec.On roule vers la capitale doublant plusieurs voitures, normal, on est tous pratiquement sortis en même temps.L’arrêt pause café vient à point nommé et l’aire de repos sert de magasin libre service. La position préférée de tous c est le mode sommeil, on n’entend plus personne. Jusqu’au mi chemin où la fatigue l’emporte et un changement de pilote s’impose avant une catastrophe.Mr O s’assoupit un moment c’est normal, il doit ramener les autres à bon port. Les faubourgs de la ville apparaissent et le grand Sud de Paris vient à point nommé. On dépose Mr Fa qui récupère sa voiture, et c’est parti pour une tournée de dépose, on commence par M. qui ressemble à Marly Gaumont, un village, le trou du cul de l’Essonne, ensuite, c’est l’Est parisien et ensuite c’est direction la maison. Sous une pluie battante, on n’a jamais vu cela, les gouttes d’eau ruissellent sur le sol et transforment l’asphalte en vraie patinoire. Il faut faire attention, très attention sous peine de faire la culbute. Et le virtuose de la route réussit à regagner sa maison quelque part en IDF.Vivement samedi, pour la nouvelle bataille des Ardennes !

Commentaires