Images Aléatoires

Recommander

Cliquez ici pour recommander ce blog

LANGUEU :

Samedi, ce matin-là, je me lève tôt comme d'habitude, je n'arrive pas
à dormir. Les autres personnes arrivent à faire la grasse matinée, paresser au lit reste illusoire. En fait, si je reste sous la couette, j'aurais l'impression désagréable d'avoir gâcher mon temps, or, tout le monde sait que le temps est précieux au même titre que la vie. Il faut préparer les affaires à emporter comme lors de tout déplacement à l'extérieur. Aujourd'hui, le sort a désigné un petit, c'est la première fois que je vais voir un match où le PSG est sûr de remporter la mise. Je sais la Coupe de France trimballe avec lui un lot de surprises mais il ne faut pas exagérer, une équipe de niveau 7 ne peut pas rivaliser avec un contingent de joueurs professionnels. Une DSR qui élimine une équipe de D1 : je n'aimerais pas être fan de cette équipe, les pauvres supporters vont être la risée de toute la France et dans 1000 ans, on en reparlera encore dans les
chaumières.
- « Oui, écoutes de mon temps, une équipe de jeunes joueurs dénoués de tout
complexe a réussi l'exploit de battre des pros ! ». Même dans les pires
cauchemars, c'est une vie de l'esprit. Comme dirait quelqu'un que j'aime
bien :
- «  T'as vu la Vierge ou quoi ? ».
Le départ est prévu à 14 heures chez les paysans, de l'autre côté de la France, c'est limite des sudistes. Pourquoi partir plus tôt alors que l'on dispose déjà des précieux sésames pour assister à une boucherie. De toute façon, après la conversation téléphonique pendant la semaine avec Mme Ma, d'un commun accord, je vais la laisser se reposer un peu, elle travaille jusqu'à 13h. Le temps qu'elle rentre, qu'elle se lave, qu'elle se change, je pense que pas avant 13h30, je sonnerais à leur porte. Le timing a été parfait car je suis arrivé tardivement, normal en prenant la route à 12h55, comme si j'était persuadé du léger retard. Mme Ma prend sa voiture et on fonce vers la campagne où des moutons à têtes noirs se baladent en forêt comme si c'était normal : si, si, je connais quelqu'un qui affirme les avoir vu, il faudrait que je lui demandes si il a déjà des petits hommes verts en ballade sur notre bonne vieille planète. On discute un peu de ce périple qui nous emmène chez les pauvres petits bretons. On doit retrouver Ronan, le prétendant à Mll An, la petite nièce qui émigré chez les Gones.Premier coup de fil de la journée, on téléphone à nos compagnons d'infortune pour préciser notre problème de retard : il y a un monde fou sur la route, c'est l'excuse à tout le monde ou sinon, le train avait du retard. Oui, tout le monde ment, c'est dans la nature de l'homme depuis la nuit des temps comme si trouver un prétexte allait arranger les choses. On emprunte la A86 et après un petit coucou au radar automatique cher à Nico, notre futur président, on fonce. Il serait moche avec l'écharpe tricolore, déjà, s'il est comme Grimaut, je pense pouvoir affirmer qu'il n'est pas beau. Mais je m'égare, Gare ST Lazare (elle est vraiment au ras des pâquerettes comme dirait quelqu'un que j'adore).J'aperçois les faubourgs du village et nouveau coup de fil, mon petit doigt me dit que cet instrument diabolique va beaucoup servir aujourd'hui. Le message est simple, on débarque.
Et, les Mil sont déjà dehors sur le parking, à peine le temps de s'embrasser, de se souhaiter la bonne année,  on décolle sous la pression du boulet qui a déjà le feu aux fesses. La composition de l'équipage se résume à cinq personnes 3 hommes et 2 femmes et des multiples possibilités.Chemin faisant, chacun débite ses problèmes, ses soucis quotidiens, bref, on parle surtout pour ne rien dire, comme d'habitude, c'est toujours le même discours : les mêmes thèmes de discussion. Cela devient récurent, à force d'entendre toujours les choses identiques, j'ai l'impression que la vie fait du surplace, or, il en ait autrement car, même si j'ai 49 ans aujourd'hui, le temps est assassin. De plus, la musique de fonds n'est pas géniale, elle refoule comme une sauce qui aurait mal tournée. Vivement que la Mère Noël fasse le travail de son paresseux de mari, je n'ai pas encore reçu mon précieux. Merde, j'attends encore un peu et ensuite, je débarque en Laponie pour chercher mon dû. La surprise devrait valeur son pesant de dollars. Mais, je m'en fiche, il faut que je devienne méchant comme directeur d'école.Le temps ne passe pas vite mais vraiment pas vite, j'ai la désagréable impression qui c'est le temps qui recule et non l'heure qui avance. Je sais, c'est idiot de dire cela, cela n'a pas de sens, c'est un peu comme dire que PSG est la meilleure équipe de France, non, tout le monde sait que c'est Lyon, même si cela fait mal au ventre de l'affirmer tout haut : Aulas a gagné son pari mais il faudrait qu'il s'arrête un peu car faire de son OL chéri, l'équivalent de la chouster, il peut encore se toucher (un grand merci à Istleroy d'avoir égalise à Gerland ).Le seul truc agréable reste le temps magnifique : un soleil radieux qui illumine le chemin. C'est rigolo comme dirait non pas ma grand-mère mais au moins deux personnes que j'adore, il ne pleut pas alors que la météo n'était pas clémente (à Paris, le ciel est gris, çà pue mais c'est la capitale et on l'adore quand même).Dans la discussion, on arrive au passage sur le cinéma : et soudain, c'est le drame, j'avais oublié qu'ils pensent tous que le cinéma a débuté avec le Grand Bleu, nanar de Besson sur les fonds marins et la vie trépidante des dauphins. Non, messieurs, dame, le cinéma a été inventé par les Frères Lumières à la fin du 19ème siècle avec la scène du train qui entre en gare à la Ciotat et le coup de l'arroseur arrosé dans son jardin et le premier film parlant date des années trente, si je ne m'abuse mais cela fait juste partie de la culture générale (si, vous pouvez vérifier par vous-même, je n'ai rien inventé même si j'ai beaucoup d'imagination). Au
moment de l'évocation de leurs futures vacances, d'ailleurs, pourquoi, ils en parlent de plus en plus, bref, les activités liées à la neige sont multiples et cela m'a rappelé l'énigme ROSEBUD. Tous cinéphiles qui se respectent un tant soit peu connaît cette histoire qui a servi comme point
de départ d'un des plus films de l'histoire du cinéma (désolé je vais en faire pleurer certains mais ce n'est point Bambi et encore moins Titanic), Citizen Kane, le chef d'ouvre d'Orson Welles commence par ces mots murmurés par un mourant. Rosebud sert de fil rouge à tout un film qui retrace la vie trépidante de Kane et comme le boulet, celui qui veut tout savoir mais qui ne dévoile rien, tout le monde veut connaître la signification exacte de ce mot inconnu. Et, le feu emportera l'explication scellant le sort de . la luge, souvenir d'enfance. Oui, MR Kane avait donné un surnom à sa luge comme on donne un petit nom à ceux que l'on adore éternellement. Je n'ai rien inventé, cela fait partie de l'histoire, la culture générale, ignorer
ce point, c'est comme ignorer que le premier buteur des Coupes du monde est un français. oui, je sais. C'est étonnant de savoir ceci car cela ne fait . rien avancer mais c'est le propre de la culture générale, en fait, il s'appelait Laurent, je ne me souviens plus de son prénom, désolé !
Cependant, après ses révélations données au compte gouttes sinon, on s'ennuierait dangereusement pendant le voyage, le boulet n'avait que ce mot à la bouche, à force de le placer à tout bout de champ, on aurait dit un enfant de 4 ans qui découvre un nouveau mot, l'employant à profusion. Les autres passagers sont restés stoïques oubliant ce passage mais le boulet a continué à revenir à la charge avec Rosebud par-ci et Rosebud par là comme un blasphème, et le temps dira quand il s'arrêtera.Heureusement que l'on arrive rapidement sur le parking du Casino où nous attends Ronan (qui n'est pas encore converti à notre cause mais le moment viendra où il devra rejoindre la confrérie des fans parisiens) grâce à un raccourci qui à défaut de nous égarer nous a fait gagner quelques instants. C'est vraiment le pays des raccourcis, ici.Après un passage rapide et seul aux toilettes désastreuses du centre
commercial, on se dirige vers le stade, c'est bizarre, les gens sont tout
de verts vêtus, certains ont des vrais têtes de vainqueurs, abîmés par les litrons d'alcool ingurgités, d'autres font tout simplement de la peine à voir. Et, comme d'habitude, un comité d'accueil reste présent devant notre parcage, la bleusaille est de sortie, normal les barjots de Paris arrive : oui, bien sûr, on est complètement fous de faire 5 heures de route pour un match de football dont on connaît l'issue inéluctablement. Et sans prolongation comme on l'avait oublier dans la 106. Comment peut-on l'oublier d'ailleurs c'est tellement rare de d'assister à du rab surtout à l'extérieur. D'ailleurs, la seule et unique fois que j'ai vu des prolongations, c'était inoubliable, c'était un match au Vélodrome l'an dernier (merci Sorin). 10 heures aller-retour à rester assis sur les fesses sans pratiquement bouger que j'en ai mal, on est tout simplement fous.La fouille a été rapide, brève comme une étreinte entre un puceau et une habituée. Le seul truc regrettable reste que le poivrot qui a déchiré mon billet d'entrée. Sinon, à part cela rien, cela fait drôle de retrouver un stade où «  Roni » a marqué l'un des plus beaux buts que j'ai contemplé avec à la clé une défaite. Le stade est toujours aussi nul, et l'ambiance est détestable depuis les mesures prises par un certain Mr Larue qui ne l'est pas d'ailleurs car il désire éradiquer la violence autour des stades : bon courage ! Pas ou peu de champ, on peut constater la présence de tochtones du cru qui supportent le PSG sinon ils ne seraient dans le parcage visiteurs. Ils ont autant d'importance que nous car depuis quand faut-il habiter dans la ville pour supporter son club ? Tout le monde est le bienvenue surtout les petites bretonnes si et seulement elles ne sont pas farouches (je plaisantes bien sûr mais. pourquoi pas). Minute de silence émotionnel à cause du raz de marée chez les pédophiles, c'est triste mais les gens l'ont respectés, c'est déjà une bonne chose.La chute de la bâche nous a bien fait rire surtout quand Miss C. a demandé à Mr Cé, tout naturellement, de la ramasser sur un ton supérieur comme si c'était son larbin. Elle m'étonnera toujours. Que dire du match, juste que c'est une promenade de santé et que quand il faut gagner 100 à 0, pourquoi se gêner ! Les amateurs ont offerts un spectacle affligeant avec dans un premier temps des tifos d'une pauvreté évidente, un speaker tout nul, un péno manqué avec un tir de femmes enceintes, et une défaite au final par un sore d'un set au tennis 6-1, oui, les paysans bretons ont réussi à scorer et leur joie fait chaud au cour, ils ont réussi à tromper la vigilance d'une équipe pro. Le match se termine par un tour d'honneur des locaux, et chose rare les fans de paris les applaudissent par fair- play. Non, je n'ai pas rêvé, auraient-ils changer pendant les vacances se transformant en petit supporter modèle. Quelques gifles ont été distribuées à quelques trublions qui étaient placés en latérale ne voulant pas présenter leurs papiers d'identité. Ainsi dès le regroupement, ils chantèrent des paroles hostiles envers la direction oubliant le devoir primordial d'un supporter : encourager son équipe malgré les tempêtes traversées. Et, leurs histoires à la Football Factory sont d'un risible, comment peut-on comparer les fous de Chelsea qui ne pensent qu'à boire, se battre et au sexe avec une virée en pays breton !!!  Mais l'histoire n'est pas finie, car les poulagas ont la fâcheuse habitude de nous garder dans le stade pour soi-disant notre sécurité comme si des petits hommes verts allaient nous attaquer. Je suis mort de rire. Mais j'aurais pu avoir peur comme les pauvres. Big Jim qui ont reculé de 10 mètres quand quelques énergumènes ont craqué des fumigènes, quand le striker  tout peint en vert est rentré sur le terrain à la mi-temps, c'est le charme de la coupe dirait certains, personnellement cela m'a fait penser à notre périple sous la tempête à Lorient. Non, je n'ai peur de rien, et surtout pas dans un stade et peut-être pendant les incidents contre les bâtards de Turcs et à Strasbourg, en fait ce n'est pas pour moi que j'ai eu peur mais pour vous car des émeutes ou des bagarres générales, j'ai déjà donné. Alors, vous croyez que j'ai peur d'affronter quelques alcoolos du coin.L'attente commence mais heureusement, il se passe toujours quelque chose pendant ce laps de temps, une fois, c'était mamie qui se donnait en spectacle, une autre fois, des turcs qui se battaient entre eux sur le balcon (un garçon et une fille) et aujourd'hui, j'appelle Mr Bourré de son prénom Saoul mais tout le monde le surnomme le soifard qui ne tient pas l'alcool comme Nadine.


1ère étape : il chauffe la salle en tentant de nouer le dialogue grâce à un chant entraînant, mais échec, heureusement, il avait avec lui son compagnon d'infortune, son fidèle ami.


2ème étape : après un rappel, il revient et tente d'arroser de champagne les fans parisiens qui sont quand même, il faut le préciser, à plusieurs mètres mais nouvel échec, et la bouteille qui n'avait rien demandé lui échappe et fait une chute libre se fracassant, je l'espère sur le crâne d'un bâtard mais peine perdue, il a aussi échoué dans cette vaine tentative.

3ème acte, il revient sur le devant de la scène et devant l'insistance des fans de Paris, il montre son cul baissant par la même occasion son pantalon. Je sais, c'est désolant mais on se contente du peu que l'on a. Même Germaine viendra pour voir les débats mais elle résistera aux invectives parisiennes.


Le spectacle touche à sa fin, il est temps de rentrer dans nos terres car il faut traire les vaches dès 6h. Non, je plaisante. Il faut juste retourner dans notre bonne vieille ville de Paris. On regagne rapidement la 106, on s'installe, et Morphée m'attends en me tendant les bras gentiment. Un câlin à mon écharpe et assoupissement de quelques instants malgré l'étroitesse des lieux. Pourquoi dormir dans une voiture car je suis exténué depuis plusieurs semaines je ne dors en moyenne que 5 heures par jour. Désolé !!!On reprend la route en sens inverse et le voyage est aussi long qu'à l'aller. On arrive sur le village et la séparation est de mise, chacun rentre chez soi, le simple fait de ne pas conduire est reposant à plus d'un titre : J'arrive tôt le matin vers 4h15 et direction, le lit sans toucher le jackpot des 20 000 euros.Sinon, à part cela, on dit toujours la même chose, vivement le prochain, non, je dirais plutôt pourvu que l'on est un tirage qui nous emmènerait du côté de la Charente,  ou de la Vendée, au hasard.Salut, je sais, c'est long mais tout le monde perd son temps à regarder la pauvre TV française au lieu de lire, bref, il existe 1000 autres façons de passer le temps, alors, un peu de lecture n'a jamais fait de mal à quelqu'un. En bref, j'ai passé une bonne journée car j'ai appris plusieurs choses intéressantes sur tous.

Mais, chut, c'est un secret !

 

Recherche

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus