C’est sous la pluie et le vent que quelques 1 200 supporters parisiens (selon la police) se sont réunis devant le siège du PSG pour entamer une marche silencieuse jusqu’au dépôt de bus RATP porte de Saint-Cloud, lieu où le 23 novembre dernier, Julien Quemener était abattu par un policier en civil. Sur place, on retrouve aussi bien des représentants de la tribune Boulogne que de la tribune Auteuil. Certains sont venus avec leurs amis ou leurs enfants pour se recueillir. Quelques-uns ont emmené des gerbes de fleurs. D’autres portent un crêpe noir autour du bras.
A quelques mètres de là, les journalistes télé et radio présents sont très vite jugés indésirables. En quelques instants, la tension monte d’un cran. Pierre Louis Dupont, président des Boulogne Boys interdit de stade, intervient rapidement et demande aux journalistes de partir et d’attendre plus loin : « Nous sommes venus rendre un dernier hommage à Julien Quemener et lui rendre son honneur, sali par les médias, les autorités et les politiques. Il faut qu'on arrête de taper sur les supporteurs, il faut qu'on arrête de faire de Julien Quemener un fasciste hooligan. »
Un silence absolu
Quelques minutes plus tard, le cortège silencieux se met en route. Les forces de police présentes sont très discrètes. Tout juste peut-on apercevoir quelques policiers en civil. Dans les rues adjacentes, quelques CRS patientent. Au cas où... En tête de cortège, une banderole demandant « justice » pour Julien Quemener est déployée. Au mégaphone, un représentant des associations demande à tous le plus grand calme et de ne pas répondre aux provocations possibles sur le trajet. La marche va se passer dans un silence absolu, sous l’œil de quelques riverains pendus à leur fenêtre malgré le froid et la pluie.
Au terme de la marche, la famille de Julien Quemener, accompagnée de quelques proches, ont déposé une gerbe devant le dépôt de la RATP. Pendant ce temps là, les supporters présents se sont agenouillés sur la place de la porte de Saint-Cloud. Ceux qui avaient apportés des fleurs se sont alors relevés pour les déposer. Au moment d’appeler à la dispersion, une salve d’applaudissements a retenti. Encore une fois, des journalistes télé et radio, jugés trop présents, sont invités à partir, cette fois par des policiers en civils. Finalement, les supporters parisiens se dispersent vers 12h30. Toujours dans le calme…

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