LE PLUS BEAU DES CADEAUX
Coupe d'Europe en semaine oblige, le psg affronte dimanche les paysans d'Auxerre. Personne n aime assister à un match le jour du seigneur pour différentes raisons : certains travaillent, d autres vaquent à des occupations sportives et d autres ne font rien (ils glandent !)
On est obligé de modifier le programme dominical et hop, le foot amateur disparaît des tablettes. En effet, il faut faire l union sacrée devant l'ampleur du drame qui touche le club de la capitale. Et si l'inconcevable arrivait ? Personne n ose l imaginer mais le Psg en avait rêvé et les joueurs l ont faits. Le club de la capitale malgré un budget conséquent, malgré un effectif de qualité est aux portes de l'enfer !Et personne n a envie de faire un déplacement en carte orange.Tout a commencé par une série de coup de fil interrompant une nuit de sommeil réparateur, c'est le fil rouge de la journée. Jamais eu autant à utiliser l'appareil. Mais comme les nouvelles sont bonnes, on ne peut pas se plaindre.Aujourd'hui, 11 mars, c'est un jour spécial car c'est la date magique où Mr O atteint la barre des 49 ans. Et au même moment, un évènement extraordinaire arrive de Lyon, les travaux ont commencé, Miss De va accoucher, c'est incroyable, depuis le temps qu'on lui parle de ce jour J. Elle est fidèle au rendez vous, cela fait chaud au cœur. Et de plus pas plus tard que la veille, on évoqué ce fait qui serait ahurissant avec Miss Sa. Bon, ce sera le fil rouge de la journée, entre-temps, le mobile et le téléphone n'arrêtent pas de sonner et c'est toujours la même rengaine. Joyeux anniversaire, résonnent dans mon esprit mais il y a un événement qu'il ne faudra pas oublier : le match de la fin d'après midi, capitale pour les rouges et bleus.Ainsi, on quitte le domicile assez tôt car le soleil est au rendez vous et une ballade s'impose à Paris, la belle, histoire de redécouvrir la ville Lumières. D'ailleurs, les joueurs devraient s'en inspirer et se promener dans cette charmante mégalopole.
Tranquillement, on arrive sur place, la porte d'Auteuil et ses nombreuses endroits pour stationner serait il le nouvel el dorado pour garer la voiture. Première tentative qui est vouée à l'échec, ah, la légende parisienne qui désigne les mauvais conducteurs qui ne savent pas se garer. Heureusement quelques centaines de mètres plus loin, le bonheur est là, la place toute timide et serrée n'attend que la 206. Et en deux temps trois mouvements, on quitte le véhicule pour le centre de Paris. La ballade peut débuter. Sachant que le rendez vous est à 17 h 30 à l'endroit habituel. Direction le métro pour rejoindre Châtelet. On y arrive rapidement via la Place St Michel, via Notre Dame, via l'Hôtel de ville, via l'église St Eustache.
On peut enfin s'allonger sur la pelouse et scrutant le ciel, oubliant tous les tracas, limite en mode sieste. Mais ce moment de pur bonheur est interrompu par le timing, c’est l'heure, il faut rejoindre notre seconde maison. Et de nouveau métro jusqu'à la Porte de St Cloud !
Et le mobile vibre à nouveau, c'est Miss C qui est inquiète, elle nous la joue à la Mr Ibra, celui qui est toujours en retard, elle est présente au rendez vous, l'heure est proche mais elle appelle quand même. Et quelques secondes plus tard, on se retrouve non pas place des grands hommes mais devant le perron de l'église. A noter la présence de Daddy en lieu et place de Mr Fa, égaré quelque part au bout du monde.On se dirige vers notre tribune quand le mobile interrompt les conversations, ah, les amis, on est bien content de les avoir mais des fois, les appels tombent mal. Bref, on ne peut pas venir à l'autre point de rendez vous du petit Parc, menant au stade car l'heure tourne et le match est trop important pour rater le début. Pas comme certains qui se payent le luxe d'arriver en retard, même en semaine. Il n'y a pas d'excuse devant la mobilisation générale. Tous sont unanimes, la crise sportive que le PSG traverse, tous ensemble, on pourra s'en sortir.Quelle belle utopie, zut, c'est une belle démarche mais inutile car quand tu adores quelque chose aussi fort, tu ne le dénigres jamais. JAMAIS ! On croise les mêmes personnages que l'on voit en déplacement et on évoque vite fait les prochains mais peine perdue, ils sont prévus le dimanche et c'est dommageable car impossible à faire.On passe les tourniquets à l'anglaise, on est fouillé succinctement et enfin, on peut pénétrer dans notre tribune. Le stade est déjà bien rempli même si l'on sait que cela fait belle lurette qu'il n'est plus sold out, vu la qualité du spectacle et vu la grille tarifaire. Bref, le mobile vibre encore et c'est la présence d'un vieil ami en tribune. On se voit vite fait et bien fait, la politesse le désirant amplement. On croise les derniers arrivants au pied de la tribune, c'est l'heure, place au spectacle, place au show qui peut débuter.
PLG a dévoilé son équipe, dans un schéma classique, le 4-4-2
Landreau
Mendy, Cissé, Rozenhal, Armand
Gallardo, Rothen, Chantôme, Frau
Kalou, Pauleta
La curiosité vient du placement de Cissé en défense central, étrange mais voila, super Mario est encore absent et Traoré pas convaincant. Et le calvaire peut commencer. L'ambiance est pas mal, puisqu'un appel à la mobilisation générale a été fait, on anime la tribune sans rechigner à la tache et les joueurs feront le reste. Et bien, on a vu quoi, rien, à part quelques mèches vite éteintes et on constate un fait alarmant, PSG est dominé dans tous les compartiments du jeu. Il faut arrêter de leur trouver des excuses, tétanisé par l'enjeu, nous aussi on a peur de la Ligue 2, complètement perdu quand il faut revenir au score, manque cruel d'orgueil. Inutile de revenir sur le but encaissé, encore un coup de pied arrêté, manque d'attention en phase défensive récurrente. Et ce n'est pas les quelques misérables occasions qui vont changer quelque chose.
Même pendant le match, le mobile ne stoppe pas sa course, il vibre à en perdre haleine, ce sont les lyonnais, annonceraient ils la bonne nouvelle, non, c'est juste pour rappeler la date magique. Et un merci plus tard, on raccroche !Et, le parc, exemplaire, ne se désunit, poussant à chaque action de ses protégés mais peine perdue, le mal est fait et sans un Landreau des grands soirs, le score aurait pu être plus lourd. Ainsi le PSG ne reviendra jamais dans ce match capital dans la course au maintien qui perdure. 7 eme défaite au Parc, c'est déjà beaucoup et la saison est longue d'être fini. Le PSG est définitivement 19 eme, honteux, décidément, cette saison restera gravée dans toutes les mémoires comme étant la plus tragique de l'histoire du PSG.
Les explications de cette nouvelle débâcle malgré la bonne volonté, pas de cohérence dans le jeu, pas de liants entre les lignes, pas de fonds de jeu, bref, pas grande chose.
Il va falloir passer aux actes car c'est beau de dire qu'il faut réagir mais voilà, il reste 10 journées et 30 points à prendre. Il faut sortir le bleu de chauffe et descendre à la mine chercher le maintien en ligue 1.Il reste de l'espoir mais le temps presse surtout que trois déplacements périlleux se profilent à l'horizon. Benfica, rennes et lens !
Les joueurs
Landreau : seul à surnager malgré son éternel manque de lucidité lors des relances au pieds ou à la main, il a fait des miracles qui a empêché l'alourdissement du score…
Mendy : rien de bon à se mettre son la dent, il a été mauvais tout simplement…comme à son habitude,
Rozehnal : et s'il était meilleur en milieu défensif, car derrière ce n'est plus la sécurité exemplaire, et les relances qui ne trouvent jamais personne…
Cissé : médiocre et on constate qu'il n a pas la carrure pour évoluer à ce poste…sorti à la mi temps.
Dramé, son remplaçant, rien de bon à part un centre tir flottant qui effleure la barre, faible offensivement et limité défensivement…
Armand, les multiples ballades sur le flanc de la défense ont eu raison de lui, il parait perdu, égaré comme un enfant dans un grand magasin…
Chantôme, il rend toujours la même copie, il se bat, il multiplie les courses mais en vain, manquant d'expérience et de lucidité…
Rothen, en manque de fraîcheur physique, il n a pas su apporté le petit plus qui fait défaut…
Frau : rien à se mettre sous la dent, placé sur le coté, ne serait il pas plus efficace dans l'axe ?
Gallardo : idem, rien de bien à retenir, trop de mauvais choix, il porte trop la balle qu'il adore c'est sur…
Kalou : trop individualiste, pas assez altruiste, malgré son aisance technique au dessus de la moyenne, cela reste un mystère…
Pauleta : encore pas de buts, mais une combativité de tous les instants, harcelant sans cesse les défenseurs mais ensuite plus de jus pour se montrer décisif…
Voilà, c'est fini, on quitte le stade, la tête basse et la queue entre les jambes.
La phrase du jour est l'œuvre de Daddy :
- J'ignorais que c'était aussi faiblard que cela et Pauleta, il ne sert plus à rien, il est fini !
Aucun commentaire à faire, c'est Daddy quand même. Sur le chemin du retour, nouveau coup de fil aux lyonnais, l'affaire s'annonce bien, une péridurale est faite, elle va accoucher le 11 mars comme on l'avait décidé ! Et direction, la maison pour une sieste réparatrice juste avant d'affronter la journée de labeur. On dîne vite fait et au lit pour quelques instants. Argh, c'est l'heure d'aller au boulot et toujours pas de bonnes nouvelles, Miss De, si près du but, elle ne peut pas nous faire cela.Minuit, on est le 12 mars et rien, ce n'est pas possible quand la délivrance vient par texto, enfin, la seule bonne nouvelle de la soirée. Il est né le divin enfant à 23h45, on l'a échappé belle. Comme un grand, le 11 mars, le jour désormais parfait par excellence, quelle est la probabilité que cela arrive ?Aucune, on aurait facilement mal à la tête devant ces calculs dantesques !I'll remember all my life !

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