TROYES-PSG :

Le déplacement du jour nous emmène dans notre bonne vieille ville de Troyes, le paradis des soldes mais qui nous fait faux bond cette année encore, marre de la ligue 1 qui décale les matchs un dimanche soir, comme si Troyes – Psg était une affiche de légende, cela se serait, les imbéciles, ils auraient du mettre le derby de l’est ou lens- Auxerre… sans commentaire. A cause des décideurs du championnat, on ne pourra pas aller aux magasins d’usines. Zut, et re-zut ! Aldo va nous manquer, celui qui fait des clins d’œil plus vite que son ombre.
Après diverses tractations comme des vulgaires marchands d’épices, le point de ralliement s’effectue dans le grand sud de la capitale, ainsi, nous sommes qu’à une heure et demie de la ville. L’équipage est bien équilibré, il se compose de Miss C., de Fa, dit le boulet, de Miss Ce de Mme Ma et de Oli.
On décolle du grand sud rapidement car l’impatience de voir le psg grandit de plus en plus : dans la voiture , les discussions fusent de toutes parts, lost, la télé réalité de m.e.r.d.e, oasis, le meilleur rock de la voie lactée, le ciné et les buts de la veille. On va commencer par un sujet qui met tient à cœur, OASIS, un groupe de rock comme seul l’Angleterre sait fabriquer, ils seront à Paris en octobre et hop, on a déjà les places, merci, miss C., ils sont de retour, et alors, quand on aime, on ne compte pas, trois concerts parisiens et trois sorties, normal, vous ne pouvez pas comprendre : écoutez Wonderwall, et on en reparlera ! Lost, la série qui cartonne sur la Une, j’ai vu un épisode et cela à l’air pas mal, même si j’en suis sûr, c’est du déjà vu ! Juste à voir pour confirmation ! Le cinéma, rien de neuf apparemment à se mettre sous la dent, mais c’est dans ces périodes que l’on peut trouver la perle rare ! Style : Garden State, à voir en cas de blues un soir de déprime !
Les scores de la veille avec un 7-0 pris par les paysans de l’AJA, sept c’est énorme, c’est 6 buts de trop (joli lapalissade), et le but de Gugus dit Guz, le goal qui fait rire toute la France. Coup franc girondin et la balle passe sous le mur et le Guz n’esquive même pas un geste ! La éime défaite de l’ohm, on va finir par les appelés, les losers !
Et, on évoque les imbécillités concoctées par TF1, la tentation, on en parle vite fait et là, c’est le drame, on parle de fortin, la faille fortin, ce sera le fil rouge de la soirée !
Le voyage se passe et se déroule sans encombre jusqu’au faubourg de la ville, qui l’instant d’une fin de week end va se transformer en bunker ! Beaucoup de commerce sont fermés dont le célèbre Quick, enseigne très connue de mal-bouffe.
On quitte l’autoroute et encore un nouveau problème, on a du mal à trouver notre bonheur, le stade, il se situe où, ils l’ont déplacé pendant les vacances ou quoi, chemin faisant, on rencontre notre première franche rigolade : un paysan bien d’ici, chevauchant une antique mobylette que même des jeunes de banlieue ne voudraient pas pour une virée ! Il faisait le tour du rond point clope au bec, surfant sur le bitume tel un chevalier sans peur et sans reproche puisque qu’il respectait le code de la route. Il était en short jean et avait enfilé pour la circonstance des bas blancs assortis à ses sandalettes, airs scholl papin pour les connaisseurs.
Après quelques détours ridicules, on arrive vers le stade par le coté obscur, le lieu d’une après midi d’émeutes, il y a quelques temps ! Pas grave, on se gare malgré ce petit contretemps et on file prendre les fameux sésames et là, c’est encore un autre monde ! On se croirait entrer tout droit dans la 5 ème dimension, une rue envahie par des fans parisiens, impatient d’obtenir la place pour le match !
On s’installe dans la foule, et on attends, trop longtemps car on découvre une facette des fans de foot, gros, sales, et vulgaires à souhait surtout un galla moustache, qui essaie de parler à Mr Fa en lui hurlant dans les oreilles, ça fait mal, il parait et à la longue c’est saoulant, juste derrière nous, une vrai tête de vainqueur, digne de faire partie de la famille Fortin (si t’es fier d’être un Fortin, frappe des mains, clap, clap, clap !!!) à notre gauche, un groupe de soulard, assoiffés de reconnaissance car ils parlent tout haut à qui veut entendre qu’ils sont pour Psg, ils ressemblent plus à des blaireaux contre chose. La suite va nous le prouver, et Mr Oli réussit à se faufiler comme à son habitude, passant devant le groupe de dégénérés.Mr Fa, le boulet ne trouve pas mieux comme idiotie de ramasser un escargot baveux et de le mettre dans la capuche du blouson made in poste de Mme Ma, c’est vrai, il faut avouer que Mr Fa est un personnage mystérieux, non content d’enfiler des collants à ses heures perdues, il élève des escargots volants tel un magicien, il les fait apparaître au moment adéquat, demandez-lui de faire un tour de magie et hop, surprise, le coup de la légende de l’escargot volant !
Mme Ma prend le pauvre gastéropode et le jette vers l’espace libre, on aurait dit un signal que la meute grouillante attendait car à ce moment, la pression de la foule était de plus en plus forte, tellement forte que Mr Oli ne voit plus les autres, il aurait dû faire passer Miss C. devant lui, fort de son expérience des guerres urbaines mais il n’a pas eu le temps, la vague humaine fait pression et le grillade et les stadiers volent en éclats, la porte s’ouvre et la ruche pénètre dans le no’mans land et des dégâts légers seront à déplorer, genoux en compote pour Miss C, mérite-t-elle une protection rapprochée et malgré sa chute, elle reste courageuse , elle s’en remettra quand le serial buteur lutécien va mettre son 100 ème but.
C’est sûr, le problème vient du fait que l’organisation laisse à désirer, on rentre trois par trois pour prendre les places, un petit peu plus aurait été judicieux, mais chez les responsables bouseux, l’intelligence ne doit pas existé ! Mr Oli a réussi à esquiver les coups bas et se dirige pour acheter la place, sur la place il aperçoit ses compagnons d’infortune et apprend la chute occasionnelle de Miss C., dommage, la prochaine, il se fiera plus rapidement à son instinct de Jedi !
Place prise, Mr Oli sort du parcage et stupeur, il aperçoit une Mamie, échappée de la maison de retraite qui achète une place pour le parcage des barjots, un peu comme à Sainté, l’année des premières émeutes après leur retour en Ligue 1. SuperMamie, on devrait la surnommer ! Ouf, tout le monde à ses places et on quitte l’entrée , oui, c’est bien écrit, on sort de l’entrée des fans du psg, et on effectue un tour du propriétaire, histoire de voir des têtes connues. Ce sont toujours les mêmes que l’on aperçoit dans les déplacements !
Après la séance traditionnelle de photos, Mr Fa, toujours pressé pour rien, a faim, c’est bizarre, il a toujours faim, si cela continue, on va changer son surnom et l’appeler gourmand, nan, on préfère le boulet, c’est mieux !
Il rate Sauzé un ex pro qui s’est converti dans le journalisme, mais ce n’est pas encore cela, il était meilleur sur le terrain, le bougre et le car des joueurs, tout de suite, on s’aperçoit de la différence de standing entre les deux équipes : un car roumain et un car de luxe, on vous laisse deviner qui est venu au stade en superbus !
9a y est, on se dirige vers le parcage visiteurs, à l’entrée, c’est Milwall qui officie, une petite tape sur l’épaule et Mr Oli rentre dans l’arène, il a pris soin de la mascotte et de la bâche !
A peine, fouillé, il attend les autres mais les flics les retiennent pour la simple raison, qu’ils ont un appareil photo jetable, ça passe pas ! Il faut le jeter car…..un jetable, c’est jetable !
Quelles belles paroles, à garder en souvenir comme la plus célèbre phrase d’un CRS : rien ne se jette !
La soluce, mettre l’objet interdit dans la voiture, remise obligée des clés et attente de Mme Ma qui s’est sacrifiée.
On décide de pénétrer dans notre demeure provisoire, juste l’instant d’un match, car comme dirait nos amis, les pingouins soldats dans le dernier Disney, après qu’ils aient retrouvé l’Antarctique, bravant mille dangers : « C’est nul, ici ! »
Sur notre droite, un truc de malades, les frères Kinder sont assis à attendre le match, ils sont fagottés comme des roumains, et pourtant, malgré une hésitation relative, ce sont bien eux , ils posent pour des photos et signent des autographes à gogo, bienvenu au Psg, un club de fous. On patiente et les deux dernières arrivent enfin, tout le monde est présent, on peut déployer la bâche et le spectacle commencer.
Juste le temps de prendre quelques clichés du Scoub et hop, c’est fini, on range le matos, et il faudra penser à lui fabriquer une écharpe et un médaillon ! Car l’hiver en France est rude et le Scoub, ben, faut pas qu’il attrape froid !
On est entouré de boys et un en particulier avec un tatouage de la mort : SPQR, spéciale dédicace à la ville éternelle mais pour le gars, symbole de puissance blanche ! Même la bâche est prise en photos non pas par un touriste Chinois mais par un obscur Boys ! On a même repéré un pervers qui filmait sous les jupes de pom-pom grils, vieux sadique, ces machines diaboliques ont vraiment de la puissance !
Ca y est les joueurs sont sur la pelouse pour le protocole : une minute de silence est de mise après les incidents en cascade des chutes d’avions ! Peu respecté à nos yeux, il existe et existera toujours des imbéciles incontrôlables !
Le match débute enfin et la domination des locaux est prenante, il presse le but parisien de manière constante grâce à un jeu en mouvement et en une touche de balles, les vifs attaquants multiplient les appels dans les dos des défenseurs centraux et Letizi est mis à contribution, pendant une vingtaine de minutes environ, le psg ploie sous les assauts mais ne rompt pas, elle saura se monter plus réaliste grâce à Paulette qui réussit à piquer le ballon après une passe décisive de l’entreprenant Mendy.
1-0 pour le psg, dans une ambiance de folie car le stade de l’Aube a pris des airs de stades parisiens, tellement, ils sont partout ! L’ambiance continue à être bonne, c’est normal, le psg mène au score et l’arbitre renvoie les équipes pour un repos salvateur.
Miss Cel en profite pour raconter l’anecdote concoctée par les pousseurs de la foule : en fait, c’est du style bien fait pour Miss C., elle n’a qu’a pas venir au stade, moi, j’aurais une meuf, je l’emmènerais pas au stade ! On est un peu d’accord, surtout si des barjots comme eux sont présents dans la foule, Mr Oli s’éclipse et en profite pour téléphoner à Mr Cé resté chez lui pour cause de platre à la jambe gauche et assiste à une bousculade entre les hools de la vieille école et quelques gars de Auteuil, la sempiternelle guerre n’est pas finie ! Quelques gifles volent et tout rentre dans l’ordre !
Le match reprend et la domination des locaux est récompensée par un but, zut, égalisation ! Bof, c’est un peu logique. Le match continue et les chants avec,un but est refusé au serial buteur et une exclusion méritée s’ajoute à la mauvaise phase sur le terrain et l’on se dirige vers un match nul.
Les changements sont de mises et Landrin, surnommé Fortin, ça rime « (si t’es fier d’être un Fortin, frappe des mains, clap, clap, clap !!!) Rentre dans la partie mais en vain !
Le temps passe et tout le monde louche vers le chrono géant sur notre droite, 1-1, le score ne bougera plus malgré un rush de pancrate, dont le nouveau surnom sera dorénavant pancratinho. Le psg ramène un point de son voyage en bourgogne, c’est sûr, il comptera dans le final car un point, c’est un point. A noter, quelques gestes de sorciers pour conjurer le sort : on bouge les doigts vers le joueur qui tire et hop, pas de buts…Mort de rire, qui a dit que les fans n’étaient pas superstitieux !
En résumé, bon point pris en infériorité numérique mais grâce à un meilleur arbitrage, c’était le hold up parfait car le psg a su se montrer plus réaliste.
Maintenant on attend la sortie, du moins l’autorisation ! Les locaux reviennent sur la pelouse et effectuent un décrassage, oui, juste après un match, cela fait du bien, énormément de bien ! Bosco, bien à l’aise pendant le match est un peu ovationné mais on est loin de celle reçu par Sisco chez les verts et celle de juan pi, notre sauveur de Nice !
Cana a jeté son maillot aux fans parisiens, ce sont des signes qui ne trompent pas, d’ailleurs, plusieurs joueurs sont venus nous féliciter pour nos encouragements, les temps changent !
On patiente jusqu’à notre libération, on file à la voiture et après un léger encas et quelques coups de fil, on file vers Paris sous la pluie dans un premier temps.
On a quand même attendus au moins trente minutes !
Le temps se dégage et la vision s’améliore, tant mieux, les flics ont même fermé les aires de repos par peur des émeutes éventuelles !
On approche de la capitale et le cirque du dépôt de chacun commence, deux dans le Grand sud, les deux autres à l’est et le dernier dans le nord, oui, toute une histoire, voilà comment on peut passer un dimanche soir quelque part en Bourgogne pour un match de football ! Il est 3 h du mat ‘ quand la journée s’est arrêté et dire qu’elle va bientôt recommencer !
Vivement le prochain : ASSE !


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