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BONNE VISITE A VOUS
  
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AS SAINT-ETIENNE -PSG :

On a tout perdu…

Tout a commencé par un mauvais rêve : effectivement, Mr O a cauchemardé la semaine précédent ce déplacement : défaite 3-0 avec une action de folie, sur le coté juste devant la tribune, un truc de fous, on rêve pas des buts de l’adversaire, ceux de ses couleurs passent encore mais les autres, c’est pas possible. Mais revenons au sujet principal : le déplacement dans l’antre des Verts : magnifique stade de légende…

 

 

 

 

Pour ce déplacement, deux membres sont du voyage, deux pauvres courageux qui sont prêts à affronter l’enfer vert. Mr O et Mr Fa, son compagnon de galère. Le point de rendez vous se situe à Lyon, la ville qui rêve de toucher le saint graal, un soir de mai 2006. On se rejoint, et après vérification du matériel adéquat, on se dirige vers la gare pour rejoindre St Etienne : le train est départ à 17 h 15, or on arrive devant l’automate, et le soucis après les manipulations d’usage, l’appareil récalcitrant ne délivre les précieux sésames. Zut, le train part dans quelques instants, mais on fait appel à Super Jean Claude (nouveau prénom débile, le pendant de Josiane), le moustachu de service, un petit rigolo en puissance qui intervient sur la machine hors service car deux parisiens, dont un François Pignon, avec un tête de vainqueur a cassé l’automate. Situation ambiguë car l’agent Sncf réussi sa manipulation qui prouve que l’opération bancaire n’a pas eu lieu, on peut donc prendre un autre appareil pour nos billets, enfin. Non, car les minutes défilent et comble de l’horreur, on est obligé de courir, Mr O avec sa cheville en carton (maladie récurrente du groupe) arrive le premier sur le quai et essoufflé comme une baleine, le boulet vient derrière, on grimpe rapidement dans le TER et on a juste le temps de constater la présence policière et après installation dans les wagons remplis de monde, la foule des grands jours. Et comme par hasard, comme la veille au restaurant, le merveilleux Salmon Shop (on avait rencontré un mytho grave de première : celui qui raconte des histoires plus grosses que sa bedaine), on tend l’oreille car un casual est assis à proximité et il est en pleine conversation téléphonique : c’est pas bien d’écouter aux portes (n’est ce pas Mr Fa !) mais c’est pour la bonne cause. Des incidents ont émaillé la journée et apparemment cela se passe mal pour les parisiens. On va devoir redoubler de prudence dès que l’on arrivera à destination. Histoire de  ne pas se faire contrôler dès la sortie. Et, miracle pas ou peu de présence de la marée chaussée sur place. On prend la direction du stade et deux pauvres gars avec des têtes bizarres nous demandent où se trouvent le fameux stade, et la réponse claque comme un coup de fouet, elle arrive directement : «  Non, on ne connaît pas !  » C’est tout ce que l’on doit répondre sans être parano, non plus mais, on ne sait jamais, on a trop entendu d’histoire où des mecs se sont faits attaqués à cause de leur apparence ou autres détails. Le sac contenant le matériel doit alors disparaître, la bâche, sous le manteau et la mascotte, le scoub, à la main. Cela va faire bizarre de croiser un mec avec une peluche un dimanche soir mais notre chance vient de la tenue de la Foire commerciale de Saint Etienne et miracle beaucoup tienne une peluche, nous ne sommes pas seul !

On arrive devant l’antre de moult exploits et on prend les 1ers clichés, devant des témoins médusés devant ces instants hilares, une peluche prise en photos devant les symboles de la puissance verte. Et les premiers commentaires fusent, pelle mêle :

« T’as vu, c’est marrant, j’ai jamais vu ça !

Oh, regardes, ils ont emmené un porte bonheur !

-       Ne lâchez pas le chien, tenez le bien en laisse.

-        On devrait avertir la Spa ! »

Les travaux finis, on se dirige vers notre parcage et on rencontre les premiers fans parisiens que l’on reconnaît : ceux qui sont parfois en galère comme nous pour le retour ! D’ailleurs on leur demande s’il y a moyen d’assurer le retour jusqu’à Lyon : ouf, c’est possible, le plan B va fonctionner car le retour en train est impossible avec un match à 21 h (merci, la Ligue et surtout la Sncf ). On prend la direction de la tribune visiteurs que l’on reconnaît facilement, c’est celle où les crs pullulent comme des champignons. En effet, double barrage avec des mesures contre la guérilla urbaine, mais ne sommes nous pas venus voir un simple match de football. On se présente devant l’entrée mais on n’a pas encore les billets, le guichet était situé sur le coté, dans l’ombre et qui officiait comme caissière : le scout, personnage emblématique du département supporter !

On prend deux sésames et hop, le rituel de la fouille : nouveauté, le préposé à la fouille demande d’éteindre le portable et ensuite de le rallumer, c’est une première. D’ailleurs, à chaque fois, on a droit à une nouveauté comme dans les paquets de lessive Bonux. Un jour, tu as le droit de rentrer avec, un autre, faut montrer qu’il n’est pas fictif, une fois, c’était : enlever vos chaussures, ou encore pas de briquets,…

Sinon, à part l’épisode du mobile, rien à signaler, on passe sans encombre la fouille, non pas que j’ai dissimulé quelques artifices interdits mais c’est toujours embêtant de se faire fouiller dans n’importe quelle circonstance !

On pénètre dans l’enceinte magique et c’est marrant car on constate la présence des deux perdus de la gare ! On s’en fiche, on ne parle pas aux inconnus comme nous a appris nos mères. On s’installe et la tribune se remplit peu à peu, c’est cool, on sera nombreux, ce soir !

  Les premiers quolibets sont échangés avec le kop nord, c’est de bonne augure sachant que l’an dernier, ce déplacement toujours attendu était entaché par la grève des encouragements et le fait qu’une partie des fans parisiens était restée à l’extérieur dans la grisaille du Forez.

 Plus les fans arrivent et plus l’ambiance monte d’un ton, et on constate qu’un tifo est en préparation car des mesures sont prises et des accessoires sont distribués.

Le match va bientôt débuté et premier constat : le stade n’est pas plein, il reste des travées vides de monde, on s’en moque bien entendu. Les trois tifos sont à la hauteur de la réputation des deux groupes, ils sont grandioses et magnifiques. Les joueurs pénètrent sur la pelouse et le spectacle pourra commencer dès la fin de la minute de silence, encore pas respecté à cause de certains imbéciles, mais on ne peut pas refaire le monde.

Et l’ambiance est au rendez vous au contraire du match qui n’est pas transcendent. Les vocales résonnent dans le ciel sombre et pluvieux, heureusement que notre tribune est couverte. On ne sera pas mouillé ! Les stéphanois, fidèles  à leurs réputations, sont impressionnants, c’est toute la tribune qui répond aux invectives du kapo, le seul maître à bord. Du coté parisien, les fans sont motivés et dans la nuit, on peut entendre les encouragements, mais hélas, cela va baisser d’un ton avec l’ouverture du score des Verts, à quelques encablures de la pause citron. Et que dire, après le second but que Mr O a vu en rêve la semaine précédent le déplacement, d’ailleurs à ce moment il en fait par à Mr Fa, 3-0 l lui annonce comme dans mon cauchemar. La réponse est hilare : «  T’aurais du me le dire avant je ne serais pas venu !  » Comme si Mr O était un prédicateur, c’est simple, il ferme ses yeux et le deuxième but, c’est comme s’il le voyait en direct live ! Le troisième viendra tout seul comme une lettre à la poste. Résultat final, 3-0 pour les verts, le Psg a brûlé ses ailes dans l’enfer vert ! La tribune nord entre en ébullition et les démonstrations de joie se succèdent dont une impressionnante : le grillage est envahi de gars torse nu, bravant la tempête comme des courageux. Un seul mot : impressionnant ! 

Que dire du match et des joueurs, médiocre dans l’ensemble, quelques uns ont réussi à surnager devant les marées vertes. Le psg a perdu la bataille du milieu, en défense, rien à dire sur Alonzo, l’invité de dernière surprise. Au sein de la défense à quatre, seul Super Mario a réussi à s’en sortir, et à un degré moindre, le Mendy. Le milieu après une bonne 1ère  partie du match a sombré dans le jeu, victime de la percussion des éléments offensifs. Quant à l’attaque, privé de ballons, rien à se mettre sous la dent…

Le calvaire est arrivé à son terme, on va pouvoir quitter le stade qui fête ces héros du soir.Les fans des verts savent le faire,oui, ils savent ceux que veut dire la passion excessive donc, comme les reds de liverpool, ils savent pousser leurs favoris jusqu’au bout de la nuit. Certains joueurs parisiens viennent saluer les 900 à 1000 fans qui ont fait le déplacement dans le pays du froid. C’est vrai, j’avoue, il fait trop froid dans ce pays où il n’y a rien à faire à part devenir supporter des verts. Et maintenant, la sempiternelle attente avant de quitter l’enceinte qui, l’instant d’une soirée, s’est transformé en territoire parisien. Pour notre sécurité dixit le speaker du stade, comme si mille parisiens devraient avoir peur de quelque chose.

Nos compagnons d’infortune ont changé leurs plans, ils rentrent en voiture avec un autre ami en galère, donc, ils ne peuvent plus nous déposer à  Lyon, mais soucieux de pas nous laisser en plan, ils nous proposent de rentrer avec un autre fan parisien, qui est seul ou presque à rentrer sur Paris, une figure emblématique du parcage visiteurs parisien, c’est simple, il connaît tout le monde et vice versa, tout le monde le respecte. On appelle cela la solidarité, donc Mr S nous ramènera à Lyon, mais encore faut il que les forces de l’ordre nous laisser quitter la ville, or le temps passe et on a pas encore bougé du no man’s land. Il est tard et les 1ers cars s’en vont d’un coté et les indépendants partent de l’autre coté, mais l’histoire n’est pas fini car il faut retrouver le dernier voyageur. Et ce qui arriva, arriva, on ne l’a point retrouvé au point de rendez vous ! Frustrant, on regagne tant bien que mal la voiture perdue, à proximité d’une église dans le centre ville. Elle est loin, très loin, la 205, cela existe encore, cela faisait longtemps que Mr O n’étais pas monté dans la voiture, devenue collector. On s’en fiche un peu du moment que l’on retourne à Lyon. Après des coups de fil à répétition, on retrouve le dernier gars et on peut enfin rentrer vers l’el dora do du sommeil : pendant les voyages, les discussions polies concernent nos vies et les réponses sont évasives tellement la fatigue nous gagne. Enfin, on approche de la civilisation car on aperçoit les premières albanaises, à la recherche d’un micheton : Gerland et le géant de la bouffe écossaise nous tend les bras. C’est le dernier lieu de rendez vous de ce jour. On nous dépose à destination, juste le temps de dire ouf, de voir des flics en maraude et hop, Mr A est là,  présent à l’heure du rendez vous pour une extraction rapide vers nos lits chauds qui nous attendent à Lyon, tellement on est fatigué par cette harassante journée que Morphée, l’ami à tout le monde nous accueille en ses bras chaleureux et vigoureux.

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