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 En rodage...

Ce soir, c'est le tout premier match de la saison, Et Johnny Rep a les cheveux blonds, …
Zzzwwwiiinnggg, zut, ce n est pas le bon début, on se trompe carrément !
En fait, c est quand même le premier match à domicile du PSG. On ne peut pas parler de rentrée, synonyme de fin de vacances, comme on dit, or on n est pas encore parti au soleil.
Dire que cela nous manquait, à un degré moindre, la réponse est bien entendu positive mais voilà, le temps des vaches maigres a réduit notre enthousiasme, ce n est plus comme avant où l on était excité comme des puces à sauter partout. Le championnat reprend, c est bien, sans plus. C est exactement comme les transferts du club, rien de réjouissant, juste du solide, sur le papier, sans faire de folie, voilà, comment on gère le retour aux affaires courantes de la Ligue 1. Fini les samedis soir à rien faire, place au championnat, place au sport show !On ne modifie pas les bonnes vieilles habitudes, après une matinée au travail, il faut toujours avoir de l argent en plus, pour mieux vivre sa passion, on se dirige vers la capitale. Sur, la route, personne, du moins presque personne, on roule à allure modéré, ce n est pas le moment de se faire avoir par les forces de l ordre. On n est pas des terroristes de la route. Il fait beau c est déjà cela, la température a augmenté ces derniers jours, en espérant que le PSG va donner la fièvre aux visiteurs du soir : nos amis de Peugeot, euh, Sochaux.Après un stationnement facile et rapide, normal pendant la période estivale, on prend la direction du centre pour une promenade en solitaire sous le soleil accablant, et l on découvre encore des endroits charmants. On constate que la fièvre des vélos en libre service a gagné la capitale, ils pullulent comme des rats affamés, il y en a partout, c est beau, c est à la mode, cela fait écolo mais on en reparlera en hiver. De toute façon, on n'en utilisera jamais, même si il ne faut jamais dire jamais. Et de pérégrinations  en pérégrinations, on tombe sur le point de non retour, il faut regagner notre seconde maison, mais, on tombe en extase devant l objet tant convoité et recherché, à un moindre prix, dans la devanture d un magasin, il n attendait plus qu on l achète, chose faite dans la foulée. C est quand même le dernier jour des soldes !Nouvel appareil technologique en poche, on se dirige vers le Parc quand le mobile lance sa mélodie d appels : vous avez un nouveau message !On fonce même si on sait pertinemment que l on sera à l heure pour le match mais en retard au point de rendez vous ! De toute façon, on doit passer à la voiture déposé le précieux et surtout se substancer. 19h20, on passe devant le point de rendez vous, personne, on continue notre bonhomme de chemin, vers la voiture stationné coté boulogne. On rentre dans le stade, avec la nouvelle carte, il y a des files d attentes, mais ouf, pas pour les abonnés en fait, juste pour ceux qui ont eu des billets à l unité et ceux qui ont prêté leurs précieux sésames.On se dirige vers son secteur, le stade est déjà presque rempli, il y a du monde, non, aux balcons, mais les supporters sont bien présents, des attentes bien précises : ne pas vivre la même galère que l an dernier !Le speaker chauffe la foule, il en fait un peu trop comme partout dans les différents stades de ligue 1, le summum, c est quand il reprend une phrase scandée par le public en folie : ICI , C EST PARIS, limite honteux.Les 22 acteurs pénètrent sur le champ vert, haut de batailles épiques sous les vivas de la foule. Et les tifos sont de sortie même s ils demeurent sobres mais efficaces, surtout le seul que l on voit, celui dans d en face.Avant de débuter, une minute de silence est demandée, elle ne sera pas respectée, ce n est pas une surprise, les gens sont indisciplinés, mais la nouveauté ce sont les mouvements de foule juste à coté des perturbateurs.

La composition du PSG, il y a de la nouveauté puisque des nouveaux visages apparaissent. PLG a gardé son 4-4-2 classique

Landreau

Mulumbu, Traoré, Camara, Armand

Frau, Clément, Digard, Rothen

Pauleta, Luyindula

 

Le match débute sous un faux rythme et les ennuis commencent car on s aperçoit rapidement que cela ne sera pas si simple. Les attaquants doubistes font passer des sueurs froides aux fans parisiens.Le constat alarmant, Mulumbu, coté droit se fait passer à chaque incursion et les pertes de balles astronomiques par manque de précision, les automatismes ne sont pas de mise. La défense parisienne devient de plus en plus passive mais Landreau, le dernier rempart sort des arrêts de classe internationale. Pitié, on en peut plus. Même la tentative du serial buteur Pauleta n arrive pas à calmer cette angoisse, puisqu elle atterrit sur la base du montant, pour une 1ere.

L arbitre siffle renvoyant tout le monde aux vestiaires.

Changement de décor, pour la seconde période, des changements sont opérés, pauvre Mulumbu, obligé de quitter la pelouse à la vue de sa prestation, c était inévitable. Digard se repositionne latéral.Le jeu n est pas fluide du tout, il manque un liant entre l attaque et le milieu, heureusement la qualité offensive des sochaliens demeure humble. Cette situation atypique ne peut durer donc il faut changer mais stupeur, c est Pedro qui sort sous les acclamations de la foule. Le dynamique Diané va réveille la maison parisienne puisqu il se procure une nouvelle occasion mais, voila, le poteau a stoppé le ballon, dommage.  C est la deuxième fois de la soirée.Le temps passe et les minutes défilent, sous la pression, enfin totale des joueurs de la capitale, le public peut s enflammer. Les alertes devant le but sochalien deviennent de plus en plus souvent. Et le comble va arriver, un énième va connaître un échec retentissant, Frau, seul face au but vide propulse le ballon sur la barre alors qu il était à zéro mètre. Tout le monde l a met sans soucis même avec trois grammes d alcool dans le sang tout le monde marque le but. Or, Frau en a décidé autrement, fracassant la barre et le ballon qui devait être à l intérieur file vers la tribune Auteuil.Plus rien ne se passera. Le score ne bougera plus, 0-0. Résultat triste, PSG a laissé passer sa chance et sans un Landreau de classe internationale, cela aurait pu être pire.
 On constate allègrement que le PSG a toujours du mal à construire le jeu, elle fonctionne par intermittence sans exercer une pression constante sur les défenses adverses.Il faut rapidement trouver le bon rythme sous peine de connaître une nouvelle saison de désillusion.

Les joueurs :

Landreau, la classe, énormisime , le mickael, normal, les caméras et les yeux du sélectionneur sont braqués sur lui, la réponse, la classe internationale,

Mulumbu, le pauvre, toujours dépassé, il a coulé à pic, le seul point positif de sa prestation, relancer le chantier du couloir droit avant la fin du mois,

Traoré, la catastrophe ambulante, le géant a complètement raté son match, remplacé sous les quolibets du public versatile,

Camara, le bon plan, solide dans le jeu, il a agrémenté le public de jolis gestes, satisfait de sa prestation, de plus, ses montées rageuses sont appréciables,

Armand, le préféré, match sobre terni par les relances en touche, cela s équilibre grâce à ces interventions justes,

Clément, l inconnu, toujours présent et en mouvement, rare satisfaction de la soirée,

Digard, la surprise, il a le potentiel pour réussir, à voir dans la durée,

Frau, la déception, il a servi à rien, juste à faire comprendre le chantier du couloir droit, zut, il faut réagir, a manqué l immanquable,

Rothen, le vrai, celui de Monaco, il a cumulé les débordements et les centres, bonne nouvelle jusqu à sa prochaine blessure,

Luyindula, le roi de la talonnade, bon, on a compris, c est beau mais il ne faut pas en abuser, jamais entendu avec pedro sur les actions chaudes,

Pauleta, le tueur des surfaces, il était parti en voyage d affaire, puisuq il n a eu une seule et unique occasion, le ballon a été renvoyé par le poteau,

 Il faut parler de N'Goyi, le substitut, placé en milieu à la mi temps, il a fait son job, sans plus…On quitte le stade dans l anarchie la plus totale puisque l on se trouve séparé, genre, ils ne veulent pas rentrer respectivement chez eux, à toujours traîner dans les coursives. C est comme les enfants dans les grands magasins, il faut toujours les surveiller, là, ils sont ailleurs, repensant sûrement au match. On regagne sa voiture traînant le pas et qui voit on surgir au bout de la rue, les compagnons d infortune. On se retrouve mais on se requitte rapidement, la soirée risquant d être longue et fructueuse, mais cela ne regarde personne !

Il faut juste préparer le voyage en Artois la semaine prochaine, un séjour de courte durée est envisageable.

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