Daddy......
Toulouse, déplacement rare car la ville rose est éloignée , en fait, c’est où cette bourgade dont le surnom est la ville rose, pourquoi d'ailleurs, on ne se pose plus la question quand on y débarque, tellement les couleurs sont chatoyantes. Mais, malgré les kms qui nous séparent, nobody stops a parigi's fan, donc, on y va.
Quelques échanges téléphoniques plus tard, on part dès vendredi, une habitude ces derniers temps. Nouveauté, mais de taille, on emprunte l'avion, oui, messieurs dames, l'avion, un moyen de transport comme un autre.Rendez vous est donc fixé à Orly, l'autre bout de la capitale, déjà dans le sud. 12h00, devant le guichet des départs, et comme par hasard, le timing est presque parfait puisque l'on se retrouve assez vite. A peine le temps de récupérer nos billets et d atteindre l embarquement, que le terminal informatique a la drôle d idée de tomber en panne, histoire de 5 minutes dixit l hôtesse, oui, c'est plutôt trente minutes que cela va durer, la poisse dès le début, quand soudain, un chinois passe, on blague sur leur faculté à résoudre les soucis liés aux PC, informaticien dans l âme et comme par hasard, le problème est résolu. On peut embarquer dans l'avion direction Bordeaux, via les Landes, via Toulouse pour assister à un match. Court séjour car le travail n'attend pas et dès dimanche on recommence une semaine de labeur. L'avion décolle, sans attendre son reste et la carcasse s'envole pour une 50taine de minutes de vol. C'est rapide tout simplement, juste le temps de fermer les yeux et de prendre une collation honteuse, qui ne rassasierait même pas un SDF affamé. Le voyage se passe bien et une discussion honnête et simple avec un bordelais (un ultras) corrobore les dires de Mr O, Bordeaux-PSG était un match arrangé. 150 ans de football, c est trop facile à griller.
On arrive, on n'aperçoit même pas le pont de la Garonne, celui qui nous accueille quand on va aux pays des surfeurs. Remboursé, c'est de mauvaise augure c'est comme si tu passais sous un échafaudage.
Daddy et Dame 40 sont présents à l arrivée, nos hôtes du séjour toulousain. On rentre rapidement car la journée a été longue, pas de sommeil depuis plus de 24 heures. Sur le chemin du retour on apprend enfin l origine du corps perdu sur le bord de la route, celui qui avait été l objet de moults interrogations lors du dernier séjour. Du pitbull à la brebis, on est arrivé finalement à une caniche blanc.La maison nous accueille malgré les atermoiements sur la route du driver, la seule bonne nouvelle, c'est que MR O va pouvoir se reposer un peu. Peine perdue, on sort faire du vélo dans la campagne et comme on n a rien à faire on va jusqu au bord de mer. C'est loin mais pour des sportifs aguerris, pas de soucis malgré le matériel de bas niveau : pas de freins, une selle inadaptée, et un jeu dans la pédale, bref, un vélo monté en kit.Il est tard et avant que nos hôtes déclenchent le plan Orsec ou pire l alerte enlèvement, on rentre vers 20h. Il faut manger un peu quand même avant d aller dormir après une longue journée car les discussions au coin du feu, ce n est pas mon truc, surtout celle concernant l entre deux tours présidentiels. C'est fou les avis que chacun possède !Le lendemain, samedi jour de match, on se lève aux aurores, pas aux chants du coq. Il a sûrement disparu dans une autre dimension. On est en déplacement et on va encore se déplacer, explication, on est du coté de Bordeaux et le match a lieu à Toulouse. Donc, on emprunte la voiture et c’est parti pour un moment de solitude, seul à l'arrière, il y a de la place pour une stoppeuse mais en fait, on ne pourra rien faire car Daddy est présent, pas de vulgarité, pas de commentaires salaces, et surtout pas d avant match. L'opération poireaux a été un échec lamentable. On traverse des villages et des villages dont la décence veuille que l on taise les noms avant de rejoindre l autoroute. Chemin faisant, on aperçoit un dispositif de dissuasion pour les fous du volant, un radar automatique, des jumelles, et une voiture banalisée, cela fait beaucoup pour trois heurs de route. Et surtout, on double de nombreux véhicules de CRS qui vont assurer le maintien de l'ordre. Une file impressionnante d'une trentaine de cars, quand même.On approche enfin de la destination finale, le but étant de se garer à proximité du stade et ensuite rejoindre un restaurant dont on ignore le standing vers le capitole. Quand soudain, c est le drame, on fait le détour le plus inutile de la terre, celui qui ne mène nulle part ailleurs. Mais vraiment nulle part. On fait le tour immense des hangars pour quoi faire, apercevoir la tôle d'un avion, bref, cela ne sert à rien, encore, on aurait été voir un membre de la famille, cela n aurait pas posé de problème mais rien de rien, mais bon on se tait car on est juste invité mais c est quand même inquiétant de s'extasier sur des futilités pareilles.On file enfin vers le stade et après un stationnement devant la discothèque du quartier (sniff, sniff, on ne pourra pas y faire un tour vite fait car Daddy est là), on se dirige vers le restaurant inconnu et surtout choisi par MR Fa. En fait, on se rend compte que MR O est vraiment l’invité, il subit sans rien dire.Sur le chemin, on rencontre nos premiers parisiens dont le fameux R. déjà aperçu à Bordeaux, et les ennuis commencent puisque l on fait un petit détour pour arriver au restaurant, Tous les chemins mènent au restaurant dans une rue derrière la célèbre place de Toulouse, rempli de mondes en ce jour ensoleillé. On pénètre dans la zone et hop, juste après notre entrée, c’est complet. Au menu, cassoulet fait maison, pas comme le jour où le boulet dans une cantina avait pris un poulet haricot vert des familles. Peu de choix en fait, mais on va manger local. Donc, on prend un cassoulet.Le restaurant a l air d être apprécié puisque un tas de personnes sera refusé. Il suffit juste de réserver comme le groupe multiple qui débarque avec un Cruchot des familles qui commande tout le monde.On quitte le restaurant et direction la Place de la ville, histoire de digérer un peu de ce repas gargantuesque. Noir de monde à cause notamment de la fête aux sports, démonstration et jeux multiples vont animer cette belle journée sous le soleil. On erre un peu dans cette foule dense, on commence à souffler et surtout rester assis. Mais voilà, les démos attirent, surtout, une espèce de jeux avec des quilles et un bowling enfantin. On scrute, on apprécie le spectacle et après les hésitations du boulet on tente l aventure. Le jeux des quilles, joute ancestrale par excellence, le but lancé l objet en bois qui doit faire tomber toutes les autres sauf une, mais la difficulté réside dans le lancer juste. Le boulet débute, tout est dans le poignet et il s'en sort bien. Par contre Mr O jette le 1er dans le vide, le second manque d atterrir sur la tête d une belle blonde locale. Et si c était fait express, histoire d'entamer la conversation mais l ombre de Daddy plane toujours. La vérité n étant pas bonne à dire, on se tait.On continue notre visite et la mairie est sur notre route, on s installe dans un square car ce n est pas encore l heure du départ. Des SDF occupent l angle et paf, une des femmes prend une baffe sans raison évidente mais ce sont leurs affaires, quelques secondes, elle drague un CRS qui quadrille la ville à cause de la présence des fans de Paris.En fait cet angle est stratégique puisque l ascenseur du métro y est situé. Donc, il y a du passage et du beau passage, une blonde bimbo comme dans les séries US. Tout le monde la scrute du regard, elle sait qu'elle est belle et appétissante. Elle se fait draguer par un des SDF, quoi de plus normal, cela ne doit pas être la 1ere fois, ni la dernière fois. Stop les futilités, on a un match à aller voir.C'est l heure, on prend la direction du stade, en retraversant la place transformée en arènes sportives louant le sport handicapé. Mal au cœur de voir certains tenter de faire du football.On arrive vite fait à la voiture en opérant encore un léger détour. Provision faite, on se dirige maintenant vers le stade. On commence à reconnaître l’environnement, le quartier, la foule, le pont suspendu qui longe le Stadium. D ailleurs, on s arrête pour les photos du Scoub. La fièvre monte, le parcage en vue, on entre enfin dans la zone de non droit, après avoir salué les stadiers et on aperçoit déjà les 1eres têtes connues. Salutations obligatoires.8 euros, la place, on passe le guichet et la fouille sans mal. On pénètre enfin dans le stade qui sonne encore un peu creux mais on s en fiche, on s installe un peu en hauteur après avoir encore salué les gens que l on connaît.Quelques hools sont présents issus de la jeune garde essentiellement.
Le parcage est assez grand et il se remplit peu à peu, on peut noter la présence de nombreuses sections du PSG. Le ton monte un peu et sous le soleil, les joueurs rentrent sur la pelouse pour l échauffement.
La composition du PSG
Landreau
Mulumbu, Rozehnal, Traoré, Armand
Frau, Clément, Cissé, Rothen
Diané, Luyindula
Une composition sans surprise à l extérieur, un 4-4-2 tout simple.
Le début de match est poussif, et catastrophique, les locaux mettent le feu en ouvrant le score par Mansaré, ex montpelliérain et un second but venu d ailleurs sera refusé, merci l arbitre parce ce rien n indique le contraire. Ce coup du foulard, fallait osez.Tout reste à faire, mais les parisiens ne baissent pas la tête, au contraire, ils s organisent et refont surface sous l impulsion de Clément, celui que personne ne voit.
Ils égalisent par Luyindula, l homme en forme. 1-1, c est le chaos dans le parcage, assez grand et pas très compact.Un but sera refusé par le corps arbitral, on ignore encore la raison. Donc, toujours égalité parfaite, 1-1 et au nombre des buts refusés.Paris joue mieux maîtrisant les joueurs locaux devenus amorphes, et Cissé marque un deuxième but juste avant les citrons, parfait, cela entraîne un nouveau chaos.2-1, à la mi temps. Repos compensateur et mérité.Aux retours des vestiaires, changement de décor, on constate le retour de Mendy. Cette modification poste pour poste car le prédécesseur a trop souffert.Rien ne change, malgré les nouvelles tactiques mises en place. On souffre un peu en silence, l'épaisseur des ongles diminue d un cran. Et soudain, deux faits marquants arrivent, la sortie sur blessure de l ami Traoré : genre il ne veut pas jouer contre Nissa, et l'expulsion idiote de l homme en forme, Luyindula.La fin approche et l angoisse monte, on descend au bord du terrain et on débute l ascension du grillage quand Rothen trouve la bonne idée d aggraver le score. 3-1, c est fini dans un bordel monstre !En fait, quelques jets de maillots plus tard, on commence à patienter avant notre sortie définitive du stade.Les yeux remplis de joie, on patiente, refaisant le match.
Les joueurs :
Landreau, après midi tranquille au soleil, pas grand-chose à faire, son soucis, les dégagements,
Mulumbu, ridiculisé par Mansaré, cela arrive parfois, il se doit de prouver que c était un accident mais aie, le prochain c est Malouda, il a été remplacé par Mendy au repos,
Mendy, retour en grâce pour le banni, du bon, du bon…
Armand, le meilleur défenseur du jour, énorme après la sortie de Traoré,
Rozehnal, de moins en moins appliqué, complètement absent, on se demande s il a vraiment joué,
Traoré, il ratisse tout de la tête, sa blessure est elle diplomatique avant Nice ?
Frau, on n aime pas trop son rôle sur le cote mais il a le mérite de vouloir bien faire, en fait, on l utilise mal,
Cissé, buteur du jour, et quand, il met c est toujours important,
Clément, le nouveau patron du milieu, invaincu depuis son retour, il possède les clés du milieu, l homme du match,
Rothen, en difficulté sur le coté, un recadrage a été nécessaire, buteur d une après midi,
Diané, discret mais efficace,
Luyindula, le buteur en forme, il accumule de la confiance dommage son expulsion…
A noter la discrétion de Elmander, le faux argentin qui possède un passeport suédois…
Enfin, on nous délivre, on descend et on attend encore dehors, sortie 5 par 5. Mr O se faufile et sort dans les 1ers, les autres sont encore en stand by. Mr Fa et Daddy sont à la traîne.On retourne à la voiture où nous attend la glacière préparée par Dame 40, repas frugal sur le parking et retour en voiture dans la foulée. La nuit va bientôt tomber et le multiplex délivre les scores au fur et à mesure. Mr O commence son combat contre le sommeil mais en vain, il s endort derrière, vu la place qu il y a, il en profite.On a encore 3 heures de route à faire avant de regagner le lit tout frais qui nous attend.Que retenir du match, mené au score, le PSG a réussi à trouver des ressources morales et physiques pour renverser la vapeur. De bonne augure pour la suite. 41 points, le maintien est quasiment acquis.Prochain rendez vous, NISSA, le paradis…en attendant, demain, c est soleil, soleil, ou encore soleil,…

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