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Après avoir signé un contrat de quatre ans au PSG, Mickaël Landreau a expliqué les raisons de son choix. L’ancien Nantais veut découvrir un nouveau contexte pour continuer à progresser et devenir rapidement le gardien des Bleus. 

Dix saisons après ses débuts professionnels à Nantes, Mickaël Landreau voulait voir autre chose. Le gardien international français, qui vient de fêter ses 27 ans, s’est donc engagé lundi avec le Paris Saint-Germain. Un club où il croit fermement pourvoir soutenir la pression en espérant bénéficier d'une meilleure exposition pour franchir un pallier dans sa carrière. Notamment dans l’optique de devenir le portier titulaire des Bleus lors de la Coupe du Monde 2010. Avant cela, Landreau découvrira un PSG où Jean Michel Moutier, directeur sportif chargé de le présenter à la presse lundi, lui a souhaité « la bienvenue et surtout de réaliser de grands performances ». Juste le temps de prendre la pose avec son nouveau maillot et le tout frais sélectionné pour le Mondial allemand livrait ses premières impressions de joueur parisien.

Mickaël Landreau, pourquoi avoir choisi le Paris Saint-Germain ?
Tout au long de cette saison, je me sentais de plus en plus prêt à partir. Par rapport à mon statut, j’avais vraiment envie de poursuivre l’aventure en France et tout naturellement, je me sentais proche de Paris. J’ai eu l’opportunité de rentrer rapidement en négociation et de sentir que le PSG était aussi intéressé. Pour mon évolution, c’était un choix juste et j’ai hâte de commencer.

Vous dites vous sentir proche de Paris. Quelle est la nature de ce lien ?
Après dix années qui m’ont permis d’acquérir beaucoup d’expérience, j’ai envie aujourd’hui de rivaliser pour l’équipe de France et être dans un contexte avec beaucoup plus de pression. Et Paris est un club qui peut me permettre de grandir. Je pense que quand on n’est pas encore titulaire en équipe de France, l’étranger est une étape plus difficile. J’avais envie de rejoindre le PSG pour ça.

Vous considérez donc Paris comme une étape ?
Je fonctionne toujours en fonction des événements et je considère aujourd’hui Paris comme un objectif à réaliser. Il sera temps après de s’en fixer d’autres. Il va déjà y avoir tellement de choses à réaliser ici que je ne vais pas aller plus loin dans un premier temps. Deux objectifs seront très importants avant d’envisager autre chose : bien réussir avec Paris et avec l’équipe de France, qui a toujours été un fil rouge au cours de ma carrière.

Vous vous rendez déjà compte de la pression ?
Je pense que ça va venir petit à petit. Mais les trois dernières années à Nantes m’ont bien préparé à tout ce qui va se passer ici. Je me suis retrouvé dans des situations où il a fallu être présent médiatiquement, gérer tout en n’oubliant pas la priorité : être bon le jour des matchs et continuer à progresser parce qu’il y avait des objectifs, notamment la Coupe du Monde.

Est-ce que les incertitudes qui ont un moment été liées au futur du club vous ont fait douter ?
C’est un dossier qui a été traité dans la longueur mais il y a toujours eu cette confiance tout au long des négociations. J’ai toujours senti un club qui me voulait absolument. Il y avait un échange intéressant et tout le monde voyait un intérêt à ce qu’on puisse collaborer ensemble. Même si cela a fait durer un peu la signature, je n’ai pas eu peur de ça.



Quelle image avez-vous du club ?
C’est un club où je sens qu’il y a de la passion, que les gens ont envie que ça réussisse même si tout n’est pas tout le temps fait dans le bon sens. Mais il faut qu’on arrive à trouver une identité, une idée directrice pour avoir des résultats le plus tôt possible.

Avez-vous la garantie d’être le gardien numéro un ?
La seule garantie est celle du terrain. Si je suis performant, il n’y aura pas de souci. Et si je ne suis pas bon, j’irai m’asseoir sur le banc comme tout le monde. Je ne crains pas ça car j’ai toujours été quelqu’un qui va vers l’avant, qui n’a pas peur de travailler. Pour ce qui est de la concurrence, elle est avec moi-même. L’important est de savoir se juger, se remettre en question et s’améliorer à travers cela. Ce sera à moi d’être au niveau.

Vous arrivez ici en espérant regoûter bientôt à la Ligue des Champions ?
J’arrive ici essentiellement pour grandir. Il y a beaucoup d’incertitudes dans un championnat mais la Coupe d’Europe est évidemment quelque chose d’important. Je viens à Paris en me disant qu’on peut réaliser de grandes choses et que les années à venir seront belles pour le club.

Des gens ont-ils essayé de vous dissuader de venir à Paris ?
Non parce que c’est quelque chose que je ressentais. Je suis quelqu’un d’instinct et aujourd’hui, quelle que soit la situation de Paris et avant même qu’il y ai la qualification en Coupe d’Europe, j’avais envie de venir ici. Toutes les personnes à qui j’ai demandé conseil m’ont dit que ça pouvait très bien se passer et c’est pour moi l’essentiel.

Est-ce que d’autres clubs auraient pu vous tenter en France ?
Non, tout simplement parce que je ne me suis pas posé la question. Par rapport au Parc des Princes, à l’état d’esprit du club et ce que j’avais entendu, c’était mon souhait. Dans la mesure où ce souhait était collectif, je ne me suis pas pris la tête à chercher ailleurs. L’important pour moi était que cela se réalise et que je puisse me sentir bien dans ma nouvelle vie.


Vous êtes-vous entretenu avec vos anciens coéquipiers nantais quand cela a commencé à frémir pour votre transfert ?
Pas vraiment en fait parce qu’il fallait se protéger. Et en me protégeant, cela a déjà été le feu. Je connais beaucoup de joueurs qui jouent au PSG et à partir de là, on n’avait pas besoin d’échanger pendant des heures. Je prends ma carrière en main et ce sera toujours comme ça.

Est-ce que les tourments qui agitent régulièrement le club vous ont fait réfléchir avant de signer ?
Oui et non. Je sais à quoi m’attendre en venant à Paris. A partir de là, c’était aussi intéressant d’être capable de s’adapter à cette situation-là.  Et si je réussis dans ce contexte, j’aurai un bagage encore plus fort pour mieux gérer les prochaines échéances.

Vous étiez le leader à Nantes. Comment allez-vous vivre le fait de partager ce rôle à Paris ?
Cela va d’abord me faire du bien de ne pas être en première ligne. Dans une équipe, on a besoin de plusieurs leaders. J’ai ma personnalité mais avant de devenir ce que j’étais à Nantes, il a fallu passer par plein d’étapes. L’important est de trouver sa place dans une équipe, dans un groupe pour que ça puisse fonctionner du mieux possible. J’essaierai d’être à la fois le meilleur possible sur le terrain et servir le groupe. A Nantes, on a réussi à optimiser l’équipe. Avec deux trois joueurs, on est parvenu à catalyser tout le groupe pour être sauvés à quatre journées de la fin et jouer une demi-finale de Coupe de France. Peu de personnes auraient misé sur ça en janvier.

Guy Lacombe a-t-il joué dans votre choix ?
Il a certainement été un plus mais le PSG était déjà intéressé sous Laurent Fournier. Quand on vient à Paris, c’est plus pour tout ce qu’est Paris qu’une ou deux personnes. J’ai juste eu une courte conversation avec le coach parce qu’il sait pourquoi je viens ici.

Vous avez également appris votre sélection pour le Mondial dimanche. Comment l’avez-vous ressentie ?
J’avais une petite appréhension même si j’étais confiant. C’est une énorme satisfaction, une récompense des dix dernières années. Mais ce n’est aucunement une fin. Etre numéro trois à l’issue de cette saison était un énorme parcours parce que je ne pouvais pas rivaliser avec Fabien Barthez et Greg Coupet en étant à Nantes. Je suis super heureux d’être troisième même si j’ai très peu de chances de jouer. Mais il y a plein de choses à apprendre pour le futur. Le but est d’être le numéro un dans quatre ans.

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