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Le paradis existe vraiment…

Une semaine de vacances, au paradis du soleil, avec en prime un match du PSG, quoi de mieux ? Rien c est sur, cela dépend bien entendu de quel point de vue on se place.
Donc, en ce jour de semaine, le mercredi pour ne pas le nommer plus précisément, un idiot à la Ligue a décidé de programmer un match de Paris à 900 kms de la capitale. Que DIEU le bénisse, plutôt, une semaine de congés pris coincé entre un baptême familial et la finale de la CDF. On peut ainsi assister aux aventures tragi comiques des parisiens.En effet, rien n arrête un fan du PSG surtout l éloignement. Pour cette nouvelle escapade, nous serons en effectif réduit, CAD trois éléments, les fidèles, Mr O, Miss C et Mr Fa, celui qui voulait s incruster.Le programme de la journée est facile à retenir : sport, le matin pour les non fainéants, et plage, l après midi, simple et efficace. On dirait vraiment le PARADIS sur terre. Du moins cela y ressemble beaucoup. Il ne manque qu un petit quelque chose : l imagination de chacun faisant le reste.
La vie n est pas triste du tout quand le soleil dore nos peaux allègrement sans penser à autres choses. Le ciel bleu azur est magnifique à croquer comme dans une pomme. On reste allongé, à scruter l horizon pour certains, pendant que d autres vont faire trempette dans la Méditerranée ou encore privilégie de visionner la périphérie, les gens tout bonnement.Mais, voilà, le temps passe et il commence à être tard, c est le moment de remballer, direction le match via l hôtel pour les ultimes préparatifs. En effet, Nice/PSG demeure le fil rouge de la semaine. Même s il en existe un autre !Heureusement que la chambre n est pas loin, et après l étape changement, la petite troupe se met en marche pour le stade en pénétrant dans la zone interdite, en effet, juste derrière la gare, on pénètre en territoire ennemi. C est donc parti pour une ballade vers le quartier du Ray, celui qui porte le nom du stade. Depuis belle lurette, on aperçoit les 1eres couleurs locales, rouge et noir on dirait le grand Milan, cela en a la couleur mais juste la couleur alors et non la saveur.
On longe le stade et la tribune d honneur, cela évite de passer devant celle réservée aux plus virulents de fans de Nissa. On arrive finalement à notre parcage passant par derrière et on constate un dispositif répressif alarmant, bloquant les chemins qui mènent à notre territoire d un soir. Deux véritables murs anti émeutes transforment la rue en camp retranché. Et nous ne sommes au bout de nos surprises. En effet après avoir passé ce barrage en présentant une carte d affiliation au PSG, la carte de l abonné en l occurrence, on paye 8 euros au guichet.
Et, stupeur, avant la sempiternelle fouille obligatoire, un pseudo paparazzi va immortaliser notre présence, tirant le portrait de chacun. Cela ne sert à rien mais voila, un nouveau gadget, uniquement connu à Nissa trouvé par un fonctionnaire zélé. De plus en plus guignolesque cette attitude répressive. On vient assister à une banale rencontre sportive, ce n est pas une réunion de Cosa Nostra. A moins qu ils estiment que nous sommes tous potentiellement dangereux.
On pénètre dans la zone réservée, et le constat est toujours le même, le stade est petit, ridicule, limite vétuste, vivement le futur projet. On se place en hauteur comme pour mieux assister au spectacle.Les joueurs rentrent pour s échauffer et le PSG est accueillis par ces fans par des encouragements, le ton monte un peu. Les quolibets entre les deux camps sont échangés. En descendant de nos places, on constate l étroitesse du terrain puisque les joueurs sont proches de la pelouse, et les appareils photos crépitent, immortalisant des poses de joueurs. Voici c est le moment de jeter ces dernières insultes car le match va débuter. Chose faite par les sections sudistes du PSG.

 

 

PL G a mis en place un vieux 4-4-2, schéma tactique simple misant sur l offensive.

PL G a mis en place un vieux 4-4-2, schéma tactique simple misant sur l offensive.

 

Landreau

Armand, Rozenhal, Traoré, Mendy,

Rothen, Cissé, Clément, Diané,

Pauleta, Luyindula

A peine le temps de dire ouf que l ouverture du score surprend tout le monde. Vahirua, le pagayeur fou ouvre le score d une pichenette, à la limite du hors jeu.Le stade s embrasse et le ton est donné. Le PSG est cueilli à froid puisque l on joue depuis 40 secondes. Réaction timide des parisiens. Certes, ils monopolisent le ballon mais cela ne donne rien : à part une occasion qui a failli mettre en sourdine le bruyant Ray. Le poteau va sauver les Aiglons sur une frappe de Peggy, de retour de suspension.Ainsi avantage famélique pour les locaux qui rencontrent aux vestiaires avec un but d avance.Un challenge orange plus tard où l on assiste à la haine entre toulonnais et public.On recommence la partie. Et la déferlante azuréenne continue entraînant les actions chaudes devant les buts parisiens. Sur une grossière erreur d un défenseur, remise involontaire, Pauleta n arrivera pas à scorer, toujours 1-0 pour les locaux. En fait, les parisiens n ont rien de transcendant ce soir, ils se contentent d un minimum syndical, attendant d e trouver juste une fois la faille. L arrivée de Gallardo va dynamiter l entre jeu et transformer ce match amorphe en folie. Mais en vain, même Super Mario va rentrer attaquant et le penalty stoppé par le portier parisien demeure anecdotique.  Score final 1-0 pour les Aiglons.Bien que défait, le PSG peut pousser un ouf de soulagement, il est désormais assuré d évoluer en ligue 1. L essentiel est bien là, les deux équipes ont sauvé leurs saisons. Dénouement heureux pour une saison triste qui demeurera quoiqu il arrive comme la pire de l histoire du PSG.A noter la chaude ambiance du coté azuréen et de bonnes gestuelles propres à eux. Par contre coté, parisien, c était calme plat comme la mer malgré le chant qui fait mal à la tête qui a duré 10 bonnes minutes en 1ere période. En fait, beaucoup de touristes qui ont garni un parcage correct pour un mercredi.

Landreau, excellent match, dommage qu il ait été cueilli à froid par ce but surprise dès l entame,

Mendy, dit le clown, solide défensivement, mais faible offensivement, du mendy, quoi, à noter deux ou trois situations hilarantes, dont celle où il n a pas voulu rendre la balle après avoir tamponné un adversaire, ou encore quand il tombe tout seul deux minutes après le contact litigieux,

Rozehnal, impérial de la tête où il a dominé les airs mais déficient au sol notamment les relances,

Traoré, journée cadeaux pour son retour, le but puisqu il dort, et un penalty non transformé,

Armand, match et rendement à oublier,

Cissé, peu à son aise, le milieu a vite déchanté n étant jamais dans le rythme,

Clément, un peu en dessous de ces dernières prestations, il a trop souffert à courir dans le vent,
Diané, décevant, on dirait qu il n pas joué,

Rothen, décevant, aussi dans la même veine que Clément, il n a jamais fait la différence,

Luyindula, l homme le plus dangereux et le plus en forme actuellement, utile et bosseur fou,
Pauleta, rien sauf l occasion qu il rate sur la fin croisant trop sa frappe alors que la cage était ouverte.

Au coup de sifflet final, on descend, histoire de récupérer un maillot mais les dons sont rares, Rozehnal et Rothen, uniquement, des habitués de la chose.On patiente ensuite avant de quitter l'enceinte du stade. Et le top départ sera donné par Dame steph' en personne. On peut quitter le stade, et l éternel attente devant le barrage, juste avant la liberté. Les forces de l ordre, toujours surpris de voir autant d indépendants, laissent les rares voitures partir en 1er et le gros de la troupe suivra. Enfin, on peut sortir et on se dirige vers la sortie des joueurs. Le car parisien est encore présent et les joueurs défilent, ils le font tellement que l on reste bouche bée quand Gallardo s extirpe de la foule et passe à proximité de nous, il reste dans le coin, même chose pour certains niçois dont Pancho dont on aime le sac. Argh, il est tard, et notre lit nous attend, on aperçoit notre dernier joueur Koné, il est vraiment petit, on dirait presque qu un nain de jardin. On rentre à l hôtel par des chemins différents, chacun ayant son trottoir. Il est tard, la nuit étoilée est bien avancée et la ville continue à entrer en zone torpeur se vidant de toutes activités humaines.
Finalement, après 20 minutes de bonne marche, on regagne nos chambres et la suite, bien sûr, ne regarde personne sauf les présents.C est Lorient, le dernier déplacement, on prendra sa décision au dernier moment comme d habitude, espérant remplir un véhicule !

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